‹ La Voix du Bon-PasteurChapitre 2 sur 88 · JANVIER · texte numérisé non relu

JANVIER

Revue de la Sainte-Face

« Mcntrez-nous, Seigneur, votre Face, et nous serons sauvés. »

Ps. LXXIX, 4.

SOMMAIRE

But et esprit de la Revue. — La Figure du Bon-Pasteur. — Directives des Souverains Pontifes Pie X et Pie XI relatives à la Sainte-Face du Saint-Suaire. — Zélateurs de la Sainte-Face. — Marie, la Mère du Bon-Pasteur. — Un Congrès d’études sur le Saint-Suaire. — Le premier bercail du Bon-Pasteur. — A l’École du Bon-Pasteur. — Jésus, le Bon-Pasteur, espérance et consolation de tous ceux qui souffrent. — Un grand moyen d’abréger son purgatoire. — Appel aux âmes dévouées. — Une brebis égarée, ramenée au bercail par les infEuences eucharistiques du Bon-Pasteur. — Prière à Jésus, le Bon-Pasteur. — Les suavités du souvenir de Jésus, le Bon-Pasteur, dans l’Eucharistie. — Conversion du Cardinal Manning. — A la Sainte-Face (poésie). — Précieuses indulgences. — Les abeilles mystiques. — Le culte de la Sainte-Face au Canada. — Avantages spirituels. — Un Jury à l’église. — Prière à la Sainte-Face. — Pieuses pratiques du culte à la Sainte-Face. — Grâces obtenues et traits édifiants.

But et esprit de la Revue

ette Revue est depuis longtemps attendue par les nombreux clients et associés de la «Maison du Bon-Pasteur ». Malgré les temps difficiles que nous traversons, nous avons réussi à en commencer la publication, et nous sommes heureux d’en présenter aujourd’hui le premier numéro.

Nous savons à l’avance l’accueil qui lui sera fait par tous ceux qui se sont tant de fois déclarés les admirateurs de nos écrits et s’en sont

faits les pieux propagateurs. Nous osons espérer que ces sentiments seront partagés par nos futurs abonnés qui ne nous connaissent pas encore et pour qui nous n’avons qu’un désir, comme pour leurs devanciers: celui de leur faire du bien, en les entretenant de Jésus et en leur facilitant les moyens de L’aimer d’avantage et de marcher plus sûrement dans la voie qui doit les conduire au ciel.

C’est dans cette pensée que nous avons intitulé notre Revue « La Voix du Bon-Pasteur». D’abord, pour indiquer qu’elle est l’organe officiel de la Maison du Bon-Pasteur, dont elle porte le nom ; et ensuite, pour donner une voix à Jésus le Bon-Pasteur, dont la connaissance, les enseignements, l’esprit et l’amour feront le thème habituel des études et des considérations de la Revue.

Pour lui conserver son cachet secondaire de l’apostolat confié par Sa Sainteté Pie X à la Maison du Bon-Pasteur, la Revue est consacrée également au culte de la Sainte-Face, dont elle entretiendra continuellement ses lecteurs et à l’étude du Saint-Suaire, lequel conserve l’empreinte de la Sainte-Face. C’est ainsi que le (( Messager de la Sainte-Face » publié jusqu’ici se trouve transformé en une Revue plus digne de son divin objet.

Tout ce qui a trait à Jésus dans sa Personne adorable, et particulièrement dans sa Passion et dans l’Eucharistie, y sera successivement étudié et mis en lumière.

Il sera donné une place d’honneur à la Très Sainte Vierge, la Mère du Bon-Pasteur ; à la suite de laquelle seront honorés les saints qui se sont fait remarquer par un amour plus grand de la croix et de l’Eucharistie.

Afin de fournir aux âmes des moyens de sanctification appropriés à l’esprit d’amour et de sacrifice qui doit faire le fondement de toute vie spirituelle et de toute perfection, ces sujets seront régulièrement traités, pour alimenter la piété et la réduire en acte dans la pratique de toutes les vertus.

Enfin, comme la souffrance est de tous les temps et de tous les lieux, et qu’elle s’attache à tout homme cheminant dans l’exil vers la Patrie, il sera fait une large part à la souffrance sous l’aspect des multiples épreuves de la vie, afin d’en tirer les nombreux sujets de consolation, de force et de confiance que nous offre le divin Crucifié, Jésus, le Bon- Pasteur.

La Voix du Bon-Pasteur s’adressant à tous et leur enseignant la même doctrine de vérité et d’amour, devient ainsi un lien d’union avec ]e centre de l’Œuvre, particulièrement pour les Zélateurs, et de fraternité

REVUE dé la sainte-fâcè

entre tous les lecteurs. C’est pourquoi, afin de les intéresser et de les édifier, ils seront mis au courant du mouvement du culte de la Sainte- Face dans le monde, ainsi que des œuvres diverses et des publications de la Maison du Bon-Pasteur ou de ses succursales dans les autres pays.

Nous mettons la publication de notre Revue sous la protection de la Très Sainte Vierge, et nous sollicitons de tous nos lecteurs une prière quotidienne pour l’extension de « La Voix du Bon-Pasteur ».

Nous recevrons avec reconnaissance l’adhésion de ceux qui voudront bien s’en faire les Propagateurs , en recrutant des abonnés.

Pour Jésus et sa Face adorable soyons zélés et dévoués.

La Figure du Bon-Pasteur :

La Sainte-Face d’après le S. Suaire de Turin

Il était tout naturel, après l'Ascension de Jésus, le Bon Pasteur, que la dévotion des chrétiens les portât à désirer de conserver les traits du Sauveur. Aussi a-t-on tenté souvent et avec plus ou moins de bonheur, de reproduire les traits divins de Jésus. Le nombre de ces tableaux — depuis les humbles fresques des catacombes, jusqu’aux plus récentes toiles des grands Maîtres — est incalculable.

Mais toutes ces reproductions n’étaient que la représentation d’un idéal, où les artistes avaient réuni les traits les plus beaux de la ligure humaine, en essayant de lui donner un reflet divin.

Plus privilégiés que nos devanciers, nous possédons — le doute n’est plus possible — la véritable Figure de Jésus le Bon-Pasteur. Nous avons une Image qui nous représente réellement les traits de la divine Victime, lorsque, après le drame du Golgotha, Elle fut ensevelie dans le sépulcre de Joseph d’Arimathie.

Celui-ci, lisons-nous dans les Evangiles, en ayant demandé « audacieusement)) l’autorisation, prit le corps de Jésus, et aidé de Nicodème, l’ensevelit pieusement dans des linceuls neufs achetés tout exprès, et puis le déposa dans le tombeau.

A la nouvelle de la résurrection de Jésus, Pierre et Jean courent au sépulcre, mais y trouvent le tombeau ouvert et vide, les langes étendus

à terre, et le suaire <( qui couvrait la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé dans un autre endroit » (Jean, xx, 7.) On dirait que le Ciel a voulu marquer, par là, la valeur particulière de ce Suaire que le peuple chrétien devait vénérer dans la suite des siècles. En effet, sur le Saint Suaire qui l’enveloppait dans le tombeau, Jésus, par des empreintes miraculeuses, encore visibles aujourd’hui, nous laissait son

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