QUELQUES PIEUSES INDUSTRIES DE ZÈLE
« Un Supérieur de Séminaire a chargé personnellement un de ses Prêtres de faire connaître la Revue aux Professeurs et aux élèves, et de les engager à s’y abonner. »
« Un Prêtre plein de zèle pour la diffusion de la Revue, se rend dans son village natal et en revient avec une trentaine d’abonnements. »
« Une Propagatrice, — à son premier coup de filet, — conquiert vingtcinq abonnés et se dispose à en trouver encore autant. »
« Une Supérieure d’hôpital prend quinze abonnements à la fois, dans la pensée d’en faire bénéficier ceux qui l’entourent. »
« Un Curé, convaincu du bien que peut faire notre Revue parmi ses ouailles, affiche à la porte de son église une invitation à ses paroissiens de s’y abonner.»
« Plusieurs curés recommandent la Revue en chaire aux Messes du dimanche ; et presque tous prennent eux-mêmes un abonnement. »
Pourquoi il n’y a qu’un seul Dieu. — Un ecclésiastique passait dans la rue ; une petite fille lui demanda une image : « Bien volontiers, mon enfant, lui répondit l’ecclésiastique, mais il faut la gagner ; voyons si vous savez bien votre catéchisme. Combien y a-t-il de dieux ?
— Mais, monsieur, il n’y a qu’un seul Dieu !
— En êtes-vous bien sûre, mon enfant?
— Certainement, monsieur le Curé. Le bon Dieu est partout ; s’il y en avait plus d’un, où mettrait-on le second ? »
La petite avait bien mérité son image.
INTENTIONS DE PRIÈRES
Notre S. P. le Pape. — Les Evêques et les Prêtres du monde entier. — Cinq curés et leurs paroisses. — Deux Propagateurs désireux de trouver chacun au moins vingt abonnés à la Revue. — Deux Congrégations religieuses. — Une Supérieure de Communauté. — Plusieurs décisions importantes à prendre. — Un voyage. — Une mère de famille éprouvée. — Dix conversions. — La paix entre les nations.
Ii’état de gi*âee
ui dira les trésors de joie renfermés dans ce seul mot : l’état de grâce? Ressembler aux anges, avoir Dieu en soi ! Si l’on souffre, souffrir pour Lui ; si l’on pleure, sentir qu’il nous console ; si l’on est malade, L’avoir à son chevet ; si l’on meurt, aller au ciel.
Les plaisirs amènent le dégoût et la lassitude, l’orgueil laisse au cœur un vide profond ; toutes les félicités humaines, même les plus pures, perdent à la longue le parfum des premiers enivrements.
Mais il y a dans cette union de l’homme avec Dieu, des joies sans cesse renouvelées ; c’est un océan sans rivage, c’est l’espace enchanté que nul horizon ne ferme.
Si Dieu eût montré à Adam le paradis terrestre, et qu’Adam eût refusé d’en franchir le seuil, il n’eût pas été plus insensé que le chrétien qui s’obstine à rester à la porte de ce paradis des âmes.
Ceux qui n’en sont jamais sortis portent sur leur visage la sérénité des anges. Ceux qui y sont rentrés, après de longs égarements, s’y élancent avec des hymnes et des cris de triomphe. C’est l’exilé qui respire l’air natal, c’est l’oiseau captif rendu à la liberté et à la lumière.
L’état de grâce, n’est pas seulement le bonheur, c’est aussi la beauté. Les âmes marquées de ce signe se reconnaissent entre elles, s’aiment et s’admirent. Le regard intérieur se repose avec plus de charme sur l’âme unie à Dieu, que l’œil du corps sur les magnificences- de la création.
Il ne saurait jouir pleinement des beautés de la nature, celui qui n’a pas en soi cette harmonie divine : la grâce. Il n’y a pas pour lui cet accord infiniment doux du dehors et du dedans. S’il a senti, aux heures de la jeunesse, passer sur son front le souffle de la poésie, bientôt il retombera sur lui-même triste et désenchanté ; bientôt il aura épuisé cette coupe d’enthousiasme où nul breuvage d’en haut ne s’est mêlé.
Oh ! vous aimer, mon Dieu, vous aimer en regardant le ciel, les arbres et les collines ! Vous voir à travers tout, entendre votre Nom dans chaque bruit qui passe et vous chanter dans notre cœur un hymne plus beau !
Mon Dieu, pour moi, pour tous ceux que j’aime, je vous demande un seul bonheur :
l’état de grâce ! 0
(U MlRIK J EMKA,
REVUE DE LA SAINTE-RACÉ
Jae Jésus enchonfeup de lo XJofuve
^ÏTous êtes tout, au ciel et sur la terre, ô doux et divin Jésus que j’aime et que j’adore ! Les louanges qui retentissent en votre honneur sous les voûtes éternelles, je les entends chanter par les mille voix de la nature, œuvre de vos mains, et je m’en fais une
prière pour Vous bénir et Vous glorifier.
Les fleurs qui entr’ouvrent leur corolle à la rosée du ciel, m’engagent à laisser mon âme s’épanouir à votre amour, ô attrayant Jésus !
L’onde silencieuse qui promène ses flots limpides, me dit que la vie s’écoule et que je m’en vais vers Vous, ô éternel Jésus!
L’astre du jour qui illumine l'univers de ses rayons radieux, m’enseigne que Vous .êtes la lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde, ô lumineux Jésus !
La lune qui brille mystérieusement au firmament étoilé, me redit avec quelle sollicitude Vous m’accompagnez dans la voie parfois sombre et ténébreuse de l’exil, ô condescendant Jésus !
Le brin d’herbe qui tressaille sous la brise qui le caresse, me fait penser à la souplesse de l’âme qu’agite votre grâce, ô délicat Jésus !
Les grands vents qui balancent les arbres des forêts, me parlent des âmes fortes et généreuses qui sont enracinées dans votre amour et que ne peuvent ébranler les grandes épreuves de la vie, ô fortifiant Jésus!
Les cimes altières de nos montagnes qui s’élèvent majestueuses vers les nues, me sont une image des. âmes fidèles qui, d’ascensions en ascensions, montent jusqu’à votre Trône, ô divin Jésus!
LA VOIX DU BON-PAST EÙfe
Les vallées verdoyantes qui se parent de leur parure printanière, me prêchent la beauté des âmes saintes dont la jeunesse est éternelle, et dont Vous êtes toute la vie, ô vivifiant Jés us !
L’immensité des flots qui se perd dans l’horizon lointain, me rappelle que je vogue sur une mer orageuse, mais que Vous êtes mon divin pilote,, ô fidèle Jésus !
Les pluies qui inondent et les ouragans qui dévastent, me font comprendre que si la vie est traversée de peines et de misères, Vous êtes Celui qui console dans la douleur, chasse la tristesse et relève les ruines, ô doux et charitable Jésus!
La sérénité mystérieuse des nuits, qui n’est troublée que par le silence de la nature en prière, me dit éloquemment que tout ici-bas a une voix pour Vous bénir et un langage pour Vous adorer, ô ineffable Jésus !
Le brin d’herbe qui croît, c’est pour Vous obéir, ô Jésus! La fleur qui s’épanouit, c’est pour Vous embaumer, ô Jésus !
L’épi de blé qui s’élève doucement sur sa tige, c’est pour se changer en votre Hostie, ô Jésus !
La grappe de raisin qui se dore aux chauds rayons du soleil, c’est pour devenir le Sang précieux, qui tout à l’heure remplira le calice du Sacrifice, ô Jésus !
Tout ici-bas, ô doux Jésus de la nature, chante vos gloires et redit votre amour. Tout m’est un sujet de prière et d’adoration, de louange et de bénédiction, d’amour et de contemplation !
Sur la nature, qui au printemps s’éveille et qui s’endeuille à l’automne, qui rayonne de mille feux pendant l’été et que l’hiver couvre de ses blancs frimas, plane et veille votre douce Providence, ô Jésus ! Tout porte votre divine empreinte : la fleur des champs comme le cèdre du Liban , le grain de sable tout autant que les astres du firmament ; l’insecte que l’on foule aux pieds comme l’oiseau qui voltige dans les airs ; et le jour qui s’éclaire et la nuit qui se voile ; tout ce qui chante et tout ce qui se tait ; tout ce qui naît et tout ce qui meurt.
Dans ce vaste univers, reflet de vos éternelles beautés, ô mon délicieux Jésus, mon âme se promène comme en un parterre enchanteur, où elle Vous retrouve à chaque pas, où elle respire le suave parfum de vos divins attraits, et où votre ineffable amour vient la caresser divinement comme un doux zéphir.
Heureux et charmé, j’emprunte, ô mon ravissant Jésus , ces mille voix de la nature, pour Vous redire autant de fois mon admiration et mes actions de grâce, mon adoration la plus profonde et mon éternel amour !
Nihil obstat : P. Pourrat, S. Censor
Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris (17e) Chèques postaux — Compte n’ 208 64 Paris