‹ La Voix du Bon-PasteurChapitre 8 sur 88 · Indulgence d’un an, une fois par jour · texte numérisé non relu

Indulgence d’un an, une fois par jour

2. Indulgence plénière, un des vendredis de mars ; aux fêtes de l’Invention (3 mai), et de l’Exaltation (14 septembre) de la Sainte Croix, ou un jour de l’Octave de ces fêtes ;

3. Indulgence plénière au jour de leur communion pascale, à tous ceux qui, chaque jour, du dimanche de la Passion au Samedi Saint inclusivement, auront médité un instant sur la Passion, devant cette pieuse Image ;

4. En plus : Indulgence de 7 ans et 7 quarantaines, chacun des jours susdits ;

Indulgence plénière, aux fêtes suivantes : Noël, la Circoncision, l'Epiphanie, le Saint Nom de Jésus, Pâques, l’Ascension, la Fête-Dieu, la Transfiguration, ou un jour de l’Octave de ces fêtes, au choix des fidèles, pourvu qu’ils communient ce jour-là.

Pour gagner ces indulgences, on remarquera deux choses : 4° Il suffît d’une courte méditation, en d’autres termes, de quelques instants de pieuse réflexion ; 2° Cette courte méditation doit se faire devant cette Image, et non devant une autre, celle-là présentée à Notre Saint-Père le Pape Pie X et à laquelle il a attaché des indulgences. Toute autre représentation qui ne serait pas la reproduction de la Sainte-Face de Turin ne comporterait pas d’indulgences.

Jstes Abeilles ffîysfiques

Que Jésus, dont l’amour est une divine suavité, vous soit un doux rayon de miel !

Le miel exprime la douceur, et il est le produit de l’activité incessante des admirables petites abeilles qui confectionnent ainsi, en voltigeant et bourdonnant, un mets délicieux pour les enfants des hommes.

Le vrai miel, dont la douceur est incomparable et la suavité sans égale, c’est Jésus.

C’est Lui qui adoucit toutes les amertumes et dont le IHJ goût conserve une saveur toute céleste.

Mais l’âme est une abeille, et c’est à elle à faire son miel. Jésus n’habite en elle et ne l’inonde de douceur que dans la mesure où elle L’y développe et L’y fait grandir.

Pour former Jésus en son âme, il faut beaucoup peiner, travailler sans cesse et, à ce dur labeur, y laisser souvent sa vie ; mais tout cela, gaiement, en chantant, en voltigeant au dessus des misères de la terre, et en portant le suc puisé dans toutes les souffrances d’ici-bas chrétiennement supportées, dans la ruche du doux amour, le Cœur de Jésus.

Soyez la petite abeille de Jésus et remplissez son Coeur de vos vertus !

Les abeilles ne fabriquent pas toujours un miel qui a le même goût. Cela dépend beaucoup des fleurs où elles puisent leur suc. Mais

REVUE DE LA SAINTE-FACE

il suffit que ce soient des fleurs pour qu’elles aillent butiner dans leur corolle, et elles sont assez ingénieuses pour tourner en douceur tout ce qu’elles en tirent ; ce qu’elles font, c’est toujours et uniquement du miel.

Vous aussi vous voltigez dans un parterre aux fleurs variées. Toutes les joies de la vie n’ont pas la même saveur, pas plus que les fleurs le même parfum. Il y a souvent des larmes mêlées aux sourires ; mais les corolles où se cachent les souffrances contiennent souvent plus de douceur que celles où s’épanouissent les joies. Les unes et les autres ont leur saveur propre, mais l’âme fidèle et laborieuse doit savoir en distiller Jésus.

Petite abeille de Jésus, que votre âme distille toujours, en l’honneur de votre Bien-Aimé, un pur et fervent amour !

Les abeilles, nos modèles ailés, aux jours de repos, blotties dans leur doucereuse demeure, se nourrissent du miel qu’elles ont péniblement distillé par leur ingénieuse industrie. Elles, pourtant si actives, semblent sommeiller comme enivrées par les douceurs dont elles se sont entourées.

C’est ainsi que les âmes retirées du monde et détachées des créatures, s’ensevelissent en ce Jésus même que leurs vertus et leurs sacrifices ont fait naitre et grandir en elles, et s’en nourrissent ineffablement. La ruche des vertus, c’est l’âme ; et Jésus en est le miel divin.

A l’abri des grands vents et en sécurité contre leurs ennemis, les âmes se reposent paisiblement en Jésus, qui charme leur solitude et les remplit de l’enivrant bonheur de lui appartenir et de Lui être amousement unies.

Petite abeille du saint amour, enivrez-vous des ardeurs dont Jésus est en vous la source toute divine.

Quand l’abeille quitte la ruche pour aller butiner sur les fleurs, elle y revient bien vite chargée de son précieux fardeau que bientôt, dans le secret, elle transforme en liqueur et en arôme.

Ainsi l’âme fidèle et généreuse ne sort de sa douce intimité avec Jésus que pour voler au devoir et à la pratique de toutes les vertus. Elle extrait des peines comme des joies, des actions les plus humbles comme les plus sublimes, un suc exquis dont les saveurs multiples se

transforment en elle, sous la douce influence de l’amour, en une vie plus intense de ce Jésus dont la douceur surpasse toutes les délices de la terre.

Petite abeille de fidélité, apportez au service de Jésus la délicatesse et la générosité qui Lui diront votre constant amour !

Les laborieuses abeilles travaillent en chantant. Le doux murmure de leur léger bourdonnement semble exprimer la joie qu’elles ont de faire du miel et d’en remplir leur ruche.

L’âme qui aime ne regarde pas tant la peine qu’elle se donne que la joie qu’elle ressent de consoler et de glorifier Jésus, son Bien-Aimé. Son amour, qui transforme tout en douce mélodie, la porte à poursuivre activement le travail de sa sanctification et à amasser joyeusement de nombreux mérites dont elle fait des fruits précieux de Paradis.

Petite abeille de pureté, faites de votre vie tout entière un chant de gloire et d’amour à Jésus votre Tout !

L’abeille ne vit pas longtemps, elle meurt à la peine, sans avoir connu autre chose que de faire du miel. Elle naît, vit et meurt dans la douceur.

Comme l’abeille, abrégez votre vie par l’ardeur de votre amour. Usez-vous divinement au service de Jésus, dans l’accomplissement amoureux de toutes ses saintes et divines volontés.

Ne connaissez qu’une chose : Jésus !

Que votre cœur ne distille que Jésus !

Que votre âme ne rayonne que l’amour de Jésus !

Que votre vie ne respire que le parfum des vertus de Jésus et ne reflète que la douceur de Celui qui appelle ses « abeilles mystiques » à vivre’ et à mourir dans son amour !

Chère petite abeille de Jésus, après avoir voltigé ici-bas sur toutes les fleurs de vertu et avoir puisé dans leurs corolles l’amour qui devra vous consumer pour votre Bien-Aimé, devenez, dans le sein de l’éternel Jésus, la petite abeille du Paradis !

REVUE DE LA SAINTE-FACE

?e culte îie la Samte=|ace au Canaîia

E mouvement considérable du culte de la Sainte-Face qui s’est déclaré dans ces derniers mois au Canada est un indice de la foi profonde et de la piété sérieuse qui animent ces chrétiennes populations. C’est surtout dans le diocèse des Trois-Rivières, — où la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale a un Cénacle de recrutement et d’œuvres sacerdotales, — que ce mouvement a été remarquable.

Sous l’auspice des Approbations Pontificales et d’une Lettre de chaleureuse recommandation de Son Excellence Monseigneur Comtois, Evêque du diocèse, exprimant, à la suite de Pie X, son désir de voir l'Image de la Sainte-Face, reproduite d’après le Saint-Suaire de Turin, exposée à la vénération dans tous les foyers, les Religieux de la Fraternité Sacerdotale entreprirent avec succès ce saint apostolat.

Dans toutes les familles on voulut posséder ce portrait authentique de Jésus, et le mettre en lieu apparent, afin d’en faire un centre de dévotion et un rendez-vous commun de la prière en famille. Un lampion allumé indique à tous les regards la présence de la précieuse effigie du Sauveur et incite à la piété.

Ce fut une véritable intronisation de la Sainte-Face à côté de celle du Sacré-Cœur, ces deux dévotions se confondant dans un même amour pour le Jésus qui nous a tant aimés jusqu’à donner sa vie pour nous et nous conserver sur sa Face adorable les traces de ses souffrances et de son amour.

La présence de cette divine Image dans la famille est sûrement un gage de particulière bénédiction. Si pendant sa vie mortelle, il s’échappait de la Personne de Jésus une vertu qui guérissait toutes les maladies, au témoignage de l’évangéliste Saint Luc (vi, 19) et de Jésus Lui-même disant « une vertu est sortie de moi » (Luc, vm, 46), comment sa Figure adorable, dont II a daigné nous laisser les traits exacts sur le Saint-Suaire, n’exercerait-elle pas la même influence et n’opérerait-elle pas une action bienfaisante sur ceux qui Thonorent et mettent en elle leur confiance ?

Nombreux déjà sont les faits de ce genre constatés ici et là. Des témoignages de reconnaissance ne cessent de nous arriver chaque jour, proclamant l’assistance providentielle due aux prières adressées à la Sainte Face. Ces actions de grâce comme les recommandations de prière

sont régulièrement déposées dans V Oratoire de la Sainte-Face du Cénacle de la Fraternité Sacerdotale , où des Messes sont journellement célébrées à l’intention des fidèles, et où les Religieux viennent fréquemment prier à ces intentions.

Nous recommandons aux prières de tous nos lecteurs le développement de cet admirable mouvement de dévotion dans le cher Canada, avec l’espérance de le voir se répandre partout.

AVANTAGES SPlRlTÜEItS offerts à nos Bienfaiteurs, Zélateurs et Abonnés

1° — Une participation aux bonnes œuvres et aux prières, adorations et communions des Religieux et Religieuses de nos deux OEuvres, la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie.

2° — Une intention spéciale à la Messe quotidienne de tous les Pères de la Fraternité Sacerdotale.

3° — Une Messe célébrée pour eux le jeudi de chaque semaine, soit cinquante deux Messes par année.

4° — Des prières publiques dites à leur intention au Salut du Très Saint Sacrement chanté chaque jour dans tous les Cénacles d’Europe et d’Amérique de la Fraternité Sacerdotale, et dans les chapelles des Oblates de Béthanie.

5° — Un service chanté chaque année, en Novembre, pour le repos de l’âme de tous nos bienfaiteurs, zélateurs et abonnés.

6° — Le titre de Zélateur de la Sainte-Face donne droit, en outre, à une bénédiction spéciale du Souverain Pontife.

N. B. — Sont considérés comme Bienfaiteurs de « La Voix du Bon- Pasteur » ceux qui envoient au centre de l’Œuvre, chaque année, le prix de dix abonnements destinés aux œuvres paroissiales.

Attitude des âmes pieuses à l’égard de la Revue 44 La Voix du Bon-Pasteur ”

Premièrement, se réjouir de l’apparition de la Revue, à cause du culte de la Sainte-Face et de l’esprit d’amour qu’elle se propose de développer dans les âmes.

Deuxièmement, remercier Jésus de ce moyen nouveau qu’il aura de se communiquer aux âmes, pour les aider à se sanctifier et à Le glorifier.

Troisièmement, prier pour qu’elle soit connue et pour qu’elle fasse beaucoup de bien.

Quatrièmement, y concourir en s’y abonnant et s’inscrivant comme Propagateur , en recrutant partout des abonnés.

REVUE DE LA SAINTE-FACE

l)n jury à YéÇlise

Récemment, un meurtre venait troubler l’une des plus paisibles municipalités de la province de Québec, Canada. Au cours du procès auquel ce crime donna lieu, il se produisit un incident bien révélateur de l’esprit profondément religieux de la population canadienne-françâise.

Les jurés nommés pour juger le prisonnier, conscients de leur grande responsabilité, demandèrent au juge, comme une faveur spéciale, la permission de se rendre à l’église paroissiale pour y implorer les lumières de Dieu dans l’accomplissement de leur important devoir. Cette requête ayant été accordée, les jurés se mirent en marche, accompagnés de la police provinciale, deux par deux, et parvinrent ainsi à la vieille église de Saint-Joseph, où ils demeurèrent agenouillés en prières pendant vingt minutes.

Alors, rapporte le journal anglais et protestant de Montréal The Gazette, ils revinrent à la Cour, délibérèrent pendant plus d’une heure et rendirent un verdict de culpabilité. Ils avaient prié ; aussi, en rendant leur décision, eurent-ils la forte conviction de la droiture de leur conscience.

Ce geste de jurés français et catholiques a grandement édifié la population anglaise et protestante, dont les journaux ont rapporté ce fait avec beaucoup d’éloges. (De la Croix de Paris).

Daignez, Seigneur, éclairer nos esprits des rayons de votre divine Face, afin que nous puissions découvrir, à travers ces épines, ces plaies, ce sang et ces crachats, les admirables effets de votre infinie charité, de votre justice et de votre humilité, et que nos cœurs, s’embrasant de votre divin amour, deviennent sensibles à vos souffrances et à vos affronts.

Faites enfin, par votre grâce, ô adorable Rédempteur, que nous imitions si bien les excellentes vertus desquelles vous nous donnez l’exemple, que nous puissions mériter de contempler et d’adorer éternellement votre belle et divine Face, dans l’éclat de sa gloire avec les bienheureux du Ciel. ( Prière du XVIIe siècle.)

Pieuses pratiques du culte à la Sainte-pace

1 . — L’honorer et la vénérer comme l’objet le plus précieux que Jésus Lui-même nous a laissé de sa Personne divine.

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