SABAH, HÉLÈNE
HÉLÈNE
Une lettre!...
SARAII, ouvrant la lettre.
Ah ! qu’as-tu fait?... Donner cet argent, notre seule ressource !...
HÉLÈNE
Il ne nous appartenait pas, mère, puisque nous le devions...
SARAII, avec désespoir.
Mais , malheureuse enfant , depuis hier lu n’as pas mange...
HÉLÈNE, d’uno voix faible.
Je ferai comme vous, j’attendrai... j’aurai du courage...
SARAII.
Ah ! mon Dieu!... mais tu pâlis... lu chancelles...
HÉLÈNE, cherchant à se remettre.
Ce n’e>t rien, mère... ce n'est rien... un peu de faiblesse... voilà tout.
SARAII, la tenant dans ses bras.
Ah ! que faire ?... à qui m’adresser?... mon Dieu !... mon Dieu! ayez pitié de nous !... c’est une mère qui vous implore... et Dieu ne peut abandonner une mère qui le prie pour
sa fille... Ses yeux se portent sur la lettre quia glissé h terra.) Ah ! celle • lettre... si c’élait... ultl lisons... lisons vite... (s’approchant de la fenêtre et lisant avec une surprise et une émotion croissantes.) « Une
personne qui a de graves motifs pour ne pas se présenter chez vous, mais qui a appris votre triste position et désire vous venir en aide... »