SCÈNE YII
SARAH, puis JACOBSON, ensuite ATKINS.
SARAII, seule.
Ah! ils le lueronl! oui... oui... Je devine les projels de cet infâme Aïkins... Ce rendez-vous dans un pareil lieu... à Saint-Giles ! ... c’est un guet-apens... il veut se débarrasser d’un rival... et je ne m’opposerais pas à un pareil complot?... Je laisserais égorger celui qu’aime ma tille?... Non!... non!... Jane en mourrait!... et je dois .. (S'arrêtant.) Mais elle... elle qui m’attend... de qui chaque minute augmente les angoisses... Ah ! que faire?... que résoudre?...
JACOBSON, vêtu des habits do Pibrock, entrant par la droite, ot à paît, en se pavanant.
Ah! me voilà éblouissant, et maintenant...
SARAH, le reconnaissant et courant à lui.
Monsieur Jucobson !
JACOBSON, très-surpris.
Sarah... ah! bah!... vous ici... et dans ce costume?...
SARAII.
r Je n’ai le temps de vous rien expliquer... mais vous pouvez me rendre un grand service.
JACOBSON
Un service?... lequel?... (Atkins revient, so glisse derrière un bosquet et écoule.)
SARAH, h Jacobson.
Prenez celte bourse , et rendez-vous sans perdre un instant à Charing-Cross, chez mistress Maggy...
ATKINS, à part.
Comment l’en empêcher?
LA VOLEUSE D’ENFANTS
JACOBSON, hésitant.
A Charing-Cross!. ...diable! c’est que...
SAIUII, enppliantu.
Ah! ne me refusez pas!... Cet argent est pour ina fille... qui souffre... qui a faim...
JACOBSON
Miséricorde !...
SABAII.
Il y va pour elle du salut, de la vie !
JACOBSON, ému.
C’est bien!... c’est bien !... j’y cours, comptez sur moi !
saraii.
Ab! merci !... allez! allez vite!... (a part.) Et moi, veillons sur Olivier!... (eii« sort.)