SCÈNE II
Les Mêmes, SARAH.
SA HA II parait en liant de l’escalier, vêtue en femme du peuple, portant des cheveux rouges ébouriffés. Elle descend en feignant de chanceler.
Eli ! les rossignols de Saint-Giles 1 eh! les amis ! j’ai soif.
P1BII0CK.
Qu’esbce que c’esl que celle-là ?
JONATHAN, riant.
C’est la maîtresse de Pibrock.
PIBROCK.
Ma biche anglaise?... merci! J'aime pas les ivrognesses, tnoi... il me faut des femmes du monde... Passez-moi une
pipe ! (il prend la pipe d'un pick-pocket et te met à la fumer.)
SARAH, à part.
Il n’est pas là !
JONATHAN, U Sara b.
Voyons, qui es-tu, toi ?
SARAH
Je te dis qi.e j’ai soif.
PIBROCK.
Soif!... Elle a pourtant pris un à-comple... les femmes ne sont jamais contentes !
SARAH, b part, regardant rapidement autour d’ello.
Où est le danger?... comment le deviner ?
PtBROCK.
Qu'esl-ce que lu marmottes la, loi?...
SARAH
Moi? je marmotte? je dis rien du lout.
JONATHAN, à Sara'.w
Ton nom ? • ' 1
C’est vrai... On n’entre pas comme ça dans les maisons h innêtes... faut être présenté pour être reçu dans un cerclé. Ton nom ?
SARAII.
Mon nom ?
TOUS
Oui. oui!
SARAII.
Eh bien! Je suis Paddy, quoi !...
TOUS
Paddy !...
SARAII.
La mendiante du pont de Londres... la femme de William Burch... William Bnrch, le pendu.
TOUS
Le pendu !
SARAII.
Oui... ils ont pendu mon homme ! (Eclat mt de rira.) Ah ! je suis allée voir ça, moi! Ils lui ont mis le bonnet, et puis.,, i