CHAPITRE VllI (p
I. — Lettres annonçant les victoires remportées a ia suite de la Pucelle. — Lettre aux habitants de Narbonne. — Le double ravitaillement d'Orléans. — Prise de la bastille Saint-Loup. — Recouvrement de Vendôme. — Les espérances du roi. — Il demande des prières el des actions de grâces. — Avant l'envoi de ces lettres, une suite de courriers annoncent les événements qui ont amené la délivrance d'Orléans. — Les prouesses et les merveilles de la Pucelle sont au dire de tous au-dessus de toute louange. — Lettre au conseil Delphinal, — Les merveilles accomplies le xviii juin par le
duc d*Âlençon et les autres capitaines étant avec la Pucelle. — invitation à la joie et à la prière. — Rebauteau annonce de Lyon que Paris est soulevé contre TAnglais, et que diaprés Talbot tout est perdu en France
pour les envahisseurs. — Remarques sur ces lettres 325-3
il. — Lettres d'anoblissement de Gut de Cailli. — La Pucelle anoblie dans la personne de Gui de Cailli pour lequel elle avait réclamé cette faveur. — La copie de ces lettres conservée par Peiresc ; elle est dans ses manuscrits à Carpentras. — Texte : — Les bienfaits de Dieu présents à la mémoire de Charles. — > Ils lui sont départis par le ministère de la Pucelle. — Les mérites de la Vierge à son endroit sont infinis et au-dessus de toute récompense.
— Les faveurs royales doivent s'étendre sur ceux qui la secondent. — Elle a signalé spécialement Guy de Cailli. — Guy de Cailli Ta reçue dans son château de Reuiliy quand elle allait entrer à Orléans. — Il a été favorisé de Tapparition des anges qui conduisaient la Pucelle. — Son honorabilité, ses services. — Noblesse accordée ou renouvelée. — Divers privilèges. — Concession d'armes rappelant l'apparition des anges 330-3:
111. — Exemption d'impôts concédée a Domrémy et a Greux, et vicissitudes du PRIVILÈGE. — La Pucelle demande et obtient exemption d'impôts pour Domrémy et Greux. — L'original perdu. — Copie authentique, sa teneur. — En 1769, l'intendant de Lorraine, La Galissière, fait l'historique du privilège.— Par une anomalie singulière, Domrémy l'avait perdu lorsqu'il avait été cédé au Barrois, tandis que Greux, resté du domaine royal, en avait constamment joui ; zèle avec lequel les rois le lui avait maintenu. — A la réunion de la Lorraine à la France, Domrémy demande très justement à être remis en possession de la faveur royale. — Absurde fin de non-recevoir du conseil royal. — A l'avènement de Louis XVI, Domrémy renouvelle sa demande, Greux sollicite confirmation du passé. — Dédaigneux et absurbes prétextes allégués par d'Ormesson pour refuser la demande et la confirmation. — Rien de plus odieux que l'anéantissement du privilège dans pareille circonstance. — il sera rétabli, si jamais la France a un gouvernement digne d'elle , . . . . 333-3^
iV. — Lettres d'anobussement de la Pucelle et de sa famille. — L'original en est perdu. — Les diverses copies. — Préférence donnée au texte d'Hordal.
— Traduction de ce texte. — Fautes des copies de 1562 et 1768. — Combien les lettres d'anoblissement de la Pucelle et de de Cailli s'écartent de la forme de semblables pièces. — La substance de ces dernières. — La fin.
— Ordinairement la noblesse conférée à un seul et à sa postérité. — Combien celles des lettres d'anoblissement de la Pucelle sont étendues, encore que les nouveaux nobles n'aient d'autres titres que de lui être unis par le sang. — Les femmes n'anoblissaient pas leurs enfants, c'est le contraire ici. — Pour être anobli, il fallait être de condition libre, la noblesse est ici concédée encore que les nouveaux nobles fussent peut-être d'une condition non libre. — Remarques sur cette incise. — Réfutation de ceux qui rougissent de la condition et de la pauvreté de la Libératrice.
— Certaines assertions burlesques. — C'est un trait de ressemblance de
plus de la Libératrice de la France avec le Libérateur du genre humain. . . 343-35 V^ — Ênumération d'autres actes de Charles VU en faveur de la Pucelle 3S