‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 4)Chapitre 21 sur 381 · Latin · texte numérisé non relu

Latin

3. Sur Machet, consulter Hisloria collegii navarriciy par Launoy, lib. II, passim ; Du Boulay, Historia univ, Paris, t. V. De claris viris universilatis ad fin. tomi; Lecuy, llist, de Gerson, t. II, p. 38J ; Biographie de Didot;His^ de l'Église Gallicane, assemblée de Bourges en 1438. Rien ne le fait mieux connaître que le recueil de ses lettres, qui ont le tort d'être mal paginées, et d'être sans date.

pouvait lui être si utile ; il le créa cardinal, dignité dont Machet ne prit jamais ni le titre ni les insignes.

Machet examina Jeanne de très près à Chinon d'abord, et sans doute aussi à Poitiers. Pie II dans les belles pages de ses mémoires, consacrées à la Pucelle, écrit : « Delphinus^ Castrensi episcopo^ confessori stto, inler theologos apprimè docto^ puellam examinandam committit. Le Dauphin donne la jeune fille à examiner à Tévèque de Castres (il ne Tétait pas encore), son confesseur, théologien de premier mérite ^ »

Le confesseur de la reine, un Franciscain de grande vertu, a aussi examiné la Pucelle. C'est le confesseur de la reine que les témoins de la réhabilitation désignent par le nom d'évèque de Senlis. Il ne peut être question de Tévêque qui occupait ce siège en 1429. Entièrement dévoué à la cause anglaise, il n'a pas pu interroger et approuver la libératrice. Il ne peut pas être question non plus, comme le pense à tort Quicberat, de Simon Bonnet qui fut évêque de Senlis de 1447 à 1496. II était trop jeune en 1429, et s'il avait examiné Jeanne à Poitiers, il eût été entendu à la réhabilitation. Tout s'explique au contraire, si l'on entend son prédécesseur et son oncle, Raphanel, d'autres disent Raphaël. Fils de Saint-François, professeur de théologie àParis, il était en 1429 confesseur de Marie d'Anjou. La recommandation de sa pénitente le fit élire, en 1434, évêque de Senlis. Il occupa ce siège jusqu'en 1447, époque où il résigna sa dignité en faveur de Simon Bonnet, son neveu et le xK)ntinuateur de ses vertus. Raphanel conserva dans l'épiscopat l'esprit de pauvreté d'un fils de Saint-François; son bâton pastoral, recouvert de cuivre, fut gardé longtemps comme une relique ; à plusieurs reprises, il fut envoyé en ambassade à Rome. Il mourut en 1448 ^

Seguin Seguiniy Carme d'après quelques auteurs, était plus probablement Dominicain. Il a déposé au procès de réhabilitation comme doyen de la faculté de théologie de Poitiers. La candeur respire dans son intéressante déposition. C'est de lui-même que nous tenons un fait piquant, qui, pour beaucoup, semble résumer tout l'examen de Poitiers. Seguin était originaire du Limousin; il en avait gardé Taccent et le dialecte, qui devaient différer notablement de ceux des bords de la Meuse. « Dans quelle langue vous entretiennent les voix? demanda-t-il à Jeanne. — Dans une langue meilleure que la vôtre, » lui répartit vivement la jeune fille. Il nous a fait connaître aussi la réponse faite à Guillaume Aimeri, de l'ordre de Saint-Dominique, professeur de théologie, examinateur de Poitiers. « Si Dieu veut, comme vous le dites, délivrer le peuple de France, qu'est-il besoin d'hommes d'armes? — Les hommes d'armes batailleront et

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