Recheixhes sur la France^ liv. II
avait été faite, et que, montrée à des hommes de savoir, elle suffisait à leurs yeux pour justifier l'ouverture du procès. Imposture qui serait facile ï commettre, si les dossiers étaient rédigés avec cette rapidité que TaDcien législateur aveyronnais, M. Fabre, appelle un chef-d'œuvre de méthode et de concision!!!
Les délégués multiplièrent leurs sommations pour se procurer le texte de cette enquête préalable. Peine inutile : Manchon, Courcelles, personne ne l'avait vue; Gauchon s'était bien gardé de la montrer.
Ce que Gauchon n'avait pas fait, ou avait dissimulé, les déliés allaient le faire dans de vastes proportions, et le léguer à la suite des âges. Tout en ne se proposant que de poursuivre leur œuvre, ils allaient préparer à l'histoire de la libératrice un monument à part. Rien, si ce n'est les réponses de la jeune fille aux interrogateurs de Rouen, ne nous fait connaître la Pucelle, à l'égal de l'enquête prescrite par les juges de la réhabilitation.