‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 4)Chapitre 82 sur 381 · Histoire de l'Église gallicane, t. XVI, p · texte numérisé non relu

Histoire de l'Église gallicane, t. XVI, p

par tenant à une femme^ . Il ne reparaît pas aux informations canoniques; il était retiré dans sa stalle de Besançon et devait être avancé en âge.

Jacques de Touraine, frère mineur, docteur en théologie, appelé encore Textor ou môme Texier, fut Tun des six interrogateurs mandés de Paris à Rouen. Il est signalé comme ayant montré de Tanimosité et de la passion contre la jeune fille ^. A la réhabilitation, on trouva écrit de sa main un brouillon qui était censé résumer les faits acquis à la cause. Il diffère sensiblement des XII articles qu'il vint soumettre aux docteurs parisiens ; il n'est pas dit s'ils étaient plus ou moins défavorables à l'accusée '. Il m'a été impossible de découvrir autre chose sur cet indigne fils de saint François.

Gérard Feuillet était aussi un des docteurs parisiens appelés à Rouen. Il a touché une indemnité de frais de voyage pour avoir été renvoyé à Paris durant le procès afin d'y traiter des affaires de la Pucelle. Rien n'indique qu'il ait pris une part autrement marquée au drame sacrilège.

Je m'abstiens encore d'assigner un rang de particulière ignominie à Pierre Maurice, le sixième interrogateur venu de Paris. Il semble avoir voulu réellement sauver Jeanne, et pour cela avoir encouru les menaces des Anglais; il l'a confessée, et il aimait à répéter que jamais confession ne lui avait laissé pareille édification \ Ces témoignages d'intérêt contrebalancent les votes, hélas ! trop peu favorables qu'il a rendus, et les exhortations caritatives que lui aussi a prodiguées à l'héroïne. Il la voyait perdue, et il espérait peut-être la sauver par une rétractation qu'il a souvent urgée.

Ces séides de Gauchon mettaient dans leur oppression quelques dehors et quelques formes ; ainsi ne faisaient pas d'Estivet et Loyseleur.

Jean d'Estivet, dit aussi Benedicite, était chanoine de Beauvais et de Bayeux. Il avait rempli les fonctions d'official dans le premier diocèse et était intimement lié avec Gauchon. Ghaleureusement Anglais comme l'évêque chassé avec lui, il avait au cœur contre le parti français la rage du prélat avec des formes plus avilies.

Gauchon en fit son promoteur dans la cause de la Pucelle et se déchargea sur lui des basses besognes. Il dut être content. D'Estivet employait vis-

i. Procès, t. II, p. 20, 21 ; de Beaurepairb, Recherches, etc.

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