Ibid., p. 141, Procès, t. V, p
« 1439. A Gilet Morchoasne, pour neuf livres et demie de cire pour faire quatre cierges et ung flambeau pour l’obsèque de feue Jehanne la Pucelle, la surveille de la Fête-Dieu Pour ce, 22 s. 2 d. p. »
Dès que Ton pensa à engager pratiquement TaBTaire de la réhabilitation, Orléans fut aussitôt interrogé. Les comptes de la ville accusent, par un vin d’honneur qui leur fut offert le 26 mai 1452, la présence de Guillaume Bouillé et de l’Inquisiteur de la foi, lesquels avaient mandé les procureurs pour le procès de feue Jeanne la Pucelle^.
Le cardinal d’Estouteville, légat en France, qui les avait mis en mouvement, ne tardait pas à venir lui-même à Orléans. Les comptes delà ville de 1452 relatent la note suivante : « Le 8 juin payé VIII 1. VIII s. pour l’achat de trois grands carreaux, et trois bars {barbeaux) présentés le 9* ensuivant à Mgr le Cardinal Légat d’Eslouteville.
« Item payé II s. à Jehan Pascault, portefaix, pour avoir porté ledit poisson pour présenter à Mgr le Légat.
«Item payé IV 1. VIII s. pour la vente d'un traversin de vin clairet lequel fut présenté à Mgr le Légat.
c< Item payé IX 1. XVIII s. pour deux traversins de vin, c’est à savoir un vermeil, l’autre blanc, lesquels furent présentés audit Mgr le Légat. »
Les procureurs, c’est-à-dire la municipalité, eurent un double entretien avec le légat ; cela résulte de la note suivante :
€ Item payé XX s. à Louis Boilleau pour poisson acheté la journée que fut présenté ledit poisson audit Mgr le Légat, pour donner à dîner aux procureurs afin de les entretenir pour retourner après dîner devers Mgr le Légat*. »
C’est dans cette visite que le cardinal accorda cent jours d’indulgence à ceux qui assisteraient à la fête du 8 mai.
« Item payé XXVII s. 4 d. à Jehan Le Jeune, notaire apostolique, pour avoir un pardon de Mgr le Légat pour la procession des Torelles. »
Et l’année suivante 7 mai, on trouve la mention de XVI d. donnés à Simon, crieux d’eschelette {avec clochette) pour avoir crié le pardon que les précédents procureurs avaient impétré de Mgr le cardinal d’Estouteville*.
Cette première visite de 1452 n’a laissé aucune trace dans le procès de réhabilitation, soit que les informations se soient faites seulement d’une manière orale, soit que les délégués apostoliques n’aient pas jugé à propos de les joindre au procès, comme ils y ont ajouté les informations écrites, reçues à Rouen quelques jours auparavant.
La commission apostolique une fois instituée par Calixte III, les