ÉTENDU K DK LA MISSION QIE SE DONNAIT LA PUCELLE
I. — Obscurité et malaise produits dans l’esprit par la thèse que la mission
Unissait à Reims. — Rien n’est plus contraire aux paroles et à l’attitude de la Pucelle durant toute sa carrière, et notamment pendant son procès. — Les preuves
II. — Jusqu’au procès de réhabilitation, personne ne lavait soupçonné. —
On n’en trouve pas trace dans les mémoires pour la réhabilitation. — Bréhal ne mentionne ce sentiment que pour affirmer à trois reprises qu’il est contraire aux paroles de la Pucelle. — Les auteurs du xvi« siècle et les auteurs étrangers ne supposent nullement que la mission finissait à Reims
lu. — La mission de la Pucelle exigeait de son parti une libre coopération matérielle et morale. — Les grands théologiens ont annoncé, même avant finlerruption, que le défaut de cette coopération pourrait amener l’interruption des faveurs divines. Ainsi l'explique Basin après l’événement..
IV. — La Pucelle n’a pas demandé à se retirer après le sacre. — Absurdité de
dire que Charles VU l'a forcée à rester; que ses maîtresses célestes l'ont laissée libre de continuer. — Les voix ont parlé après le sacre autant et plus que précédemment. — Si la mission finissait à Reims, il faudrait dire qu’elle est tout orgueil, qu’elle est séditieuse. — Le supplice de Rouen est excusé
V. — Combien c’est à tort que l’impiété en prend occasion de blasphémer.
— Double espèce de prophétie, de prédestination et de commination : exemples tirés de l’Écriture. — 11 est manifeste que la première condition était que l’on suivit la direction de la Vénérable. Or elle a été manifestement contrariée. — Si la libre-pensée a le droit de jeter la pierre à Charles VU
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