‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 83 sur 296 · SIRE GUILLAUME DE RICARVILLE. MAITRE RÉGINALD THIERRY · texte numérisé non relu

SIRE GUILLAUME DE RICARVILLE. MAITRE RÉGINALD THIERRY

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V. — Entendu à Orléans, Guillaume de Ricarville, dit Quicherat, était panetier à la cour du temps de Jeanne d’Arc ; il jouit constamment de la

était théologal d’Angers, et aurait été mandé par Charles Vil à cause de sa réputation théologique. [Panégyr, de Jeanne d'Arc, par M. le chanoine Crosnier, p. 8, note.) Il a été parlé ailleurs de Pierre de Versailles (I, p. 8).

t. Proreponendo eum in suo regno.

2. Quod non vocareteum regem usquequo Remis esset coronatus et sacratus.

t. Non dubitabat quin itàfieret, si rex vellet dare sibi quantulamcumque societatem armatorum .

+. Quia nihil invenerunt in eà nisi catholicum, et omniralioni consonum.

i54 LA VIERGE-GUERRIÈRE U APRÈS LES TÉMOINS DE SA VIE.

faveur de Charles VII, sans s’aliéner celle de Louis XI qui lui servait pension. Le procès nous le fait ainsi connaître :

Le 8 mars, noble homme Guillaume de Ricarville, seigneur temporel de Ricarville, maître de la maison du roi, soixante ans ou environ, a été cité comme témoin, a prêté serment et a été interrogé en présence de vénérables et discrètes personnes, Guillaume Rouillé, professeur de sacrée théologie, et de Jean du Mesnil, docteur ès lois et official de Beauvais. Voici sa déposition :

J’étais dans Orléans assiégé par les Anglais, lorsque, au seigneur Dunois et à plusieurs autres capitaines, parvint la nouvelle que par Gien était passée une bergerette, du nom de la Pucelle, conduite par deux ou trois nobles de Lorraine, son pays d’origine. Cette Pucelle disait venir pour lever le siège d’Orléans, et conduire ensuite le roi à Reims pour y être sacré, ainsi que cela lui était commandé de par Dieu. Nonobstant ces promesses, elle ne fut pas admise auprès du roi à la légère; le roi voulut que l’on commençât par l’examiner, et s’informer de sa vie et de sa condition et savoir s’il pouvait licitement l’admettre. Sur l’ordre du roi, cette Pucelle fut soumise à l’examen de nombreux prélats, docteurs et clercs. Ils trouvèrent qu’elle était de bonne vie, de condition honnête*, en possession de bon renom, et qu’en elle rien n’avait été découvert qui fût un motif de la rejeter.

Le témoin, interrogé sur la vie de la Pucelle parmi les guerriers, a répondu : C’était une fort belle vie * ; très sobre dans le boire et le manger, chaste, dévote, elle entendait la messe chaque jour, se confessait très souvent*, elle recevait TEucharistie chaque semaine avec une fervente dévotion.

Elle tançait les hommes d’armes quand ils blasphémaient le nom de Dieu, ou le juraient en vain ; elle les reprenait quand ils faisaient quelque mal, ou commettaient des violences.

Pour moi, j’affirme n’avoir jamais vu en elle rien qui fût blâmable. Je crois au contraire, en considérant sa vie et ses exploits, qu’elle fut inspirée de Dieu *. Je ne sais pas autre chose.

VI. — Réginald Thierry. — La même année et le même jour que le précédent, maître Réginald Thierry, doyen de la collégiale de Mehun-sur- Yèvre, chirurgien du roi, âgé de soixante-quatre ans ou environ, a été

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