HE
ÉïÉ
i — ft
*r ^pip'pp Pi
Tu vis tout ce- la, et tu l'o-sas pro-té- ger?
BRUNNH (commençant à voix presque basse.)
jrH^—^0^
Mon re-gard n'a vu que lu - ni
- que ten - dresse, de qui, dans la con-
pi 1 r ^h '*J P
i i i j^ij» j i j
trainte où sai - gne ton coeur, fai
blés, tes yeux se dé - tour - nent!
BRUNNH.
mm
cœur fut lé - cho
sa plain - - te: li - - bre tendres - - se,
f «SQQ
BRUNNH.
gAM
feg — u
clair
ce qu'au fond
de le
tre mon cœur
ÏÉÉ
mk
/¥* dim.
1 j |||pBg|
pwjf
mM
BRUNNH.
et - te j'ai vu ma honte
Toute à sa eau
Éji t animando . ^^
fut mapen-sé - - e: vaincre oupé-rir avec Sieg - - mundsur
sai
m ga
ïpïs
do Ici
gjp
cresc. poco a poco
3âL
f^Hp^
fe
lento
iÂ
t-rtftm
sort!
Par cet a-
PM
éAe
SI
'Ljm
//ôw. g 7v?ff
■ piu p
BRUNNH.
(,) VAK.: Par cet amour que dans mon coeur tu soufflas, 25992
WOTAN
f r r» m p fr£££#
Si vi - te tu goû-tas le bonheurd'un coeur li - bre, tan-
pt vnir cicit ^ff^£
ri| Pif É | EfMEfe
dis qu'eu moi la douleur brûlait, dé-tres - se de mort qui m'a contraint, pour la-mour d'unmonde, dû-
— ^~^~1 P cresc. /
fe
ter l'A-mour de ce coeur rongé detor-tu a tempo.
res?
A -lors contre
œ p p ir teg
je luttais dansl'an-gois - se, vaincu d'à -van- - ce, fou déco - le - re,.
WOTAN. . , \>m ♦♦ faa
rage et désir, ré - volte encourroux,m'ontfait ce vouloir meurtri-er, en la
y f yi
kg- k
as
de mon pro -
pre monde.
de fi-
mo/fo acctf/.
B if >f i
jÉ JljjtiJMa
ra lient.
^oco arf //A.
nir ma peine é-ter-nel-le rai lent
WOTAN
bois,heu-reu-se, le philtre A-mour, quand moi, Dieu plein dangoisse, seul, je m'a-breu-ve de fiel'
JàJd
gui- de: de moi tu t'es se - pa - rée.
Mon coeur t'é-
car-te,- je dois m'affran-chir de ton con - seil fu - nés - te;
dis-tincts, nous ne de-
WOTAN
BRUNNH.(a™?<? simplicité.)
Ain -si ton en - fant n'a su t'ai - der, n'ayant pu com- pren-dre quel fut ton
BRUNNH.
pjg
1 1 g g iy y?p J- ^n p > t1^
Dois - je te per - dre, te fuir crain-ti - ve, dois - tu
* rit en.
rompre ce qui fut u - ni, frappant de - - xil la moitié de ton ê-tre: ja dis à toi je fus
kt
Éâa
JJ^-tiJJL-^
I4r> If
y rf«w~
fe
te.
mp igp§^^
^ ■) * r i r 7 p i r iiJ i j > j> j- ;■ rr p p r ^
tou-te, ô Dieu, re- tiens- le bien! Ne souil
Animato.
le pas ton es-sence é - ter-
ppir ]l?ç r- p
nel - - le,
crains unaf- front qui sur toi re- tombe:
l^pm
^cErEcfr M'M'
^tfrùfrCcfrUr
BRUNNH
toi-même gis dans la hon-te, si tu me vois in- sul-tee
Ton coeur sui - vit de l'A-mour la loi: suis à pré -sent qui tu
Moderato
BRUNNH.
"r pJiJ Jir J ^ r i r "r p J r pt^
Dois -je quitter le Walhall, ne plus t'assister dans ton oeuvre,
wm
dois ai - mer.
Poco a poco più animato
fp
£ ijgp^
mw
^=ffl
«lUJlfiJl
pf7f IT'Pr p lr S W
del'Homme,mon maî - tre,
subir le pou - voir, des bras d'un lâche au moins sauve-moi; que
(i) VAR. : sur toi pèse la honte,
suis-je livrée au mépris!
BRUNNH.
poco rit3n
seul an bra-ve soit nion vainqueur!^ WOTAN.
naî - tre
lau-gus - teHé-ros je sais qu'il naî-tra des Wàl - sungen
Lais-se la ra - - ce per-due! Le Dieu s'é-loi - gne
(S VAR. : qu'un brave seul me puisse obtenir !
BRUNNH
© VAR. : Je l'ai proscrite, elle avec toi;
fi) VAR.. : issu de maux comme nulle uen souffre,
WOTAN
m \ r ii-
g p*p- i i r- ffi
Nulle ai - de de moi pour cette fem - - me, nipour son fils fu-tur!
mw'\jj!
UPPU
FH
mmmj\
Je
dim.
pïup
^E^— TGJ
te
B RUNNH . (mystérieusement .)
IF
Elle a cette é-pée que par toi prit Sieg - om^-rarec riofence.)
j ËpgËëÉI
Et que ma pro-pre
veux flé-chir mon cou-ra-ge; ac-cep - te ton sort,
WOTAN. raii
pars main-te-nant; loin va ma route; j'ai mê - me trop at-ten - du-. de l'en-fant qui s'é-loi-
gna je m'é-loigne,- je dois ne rien sa - voir de ses voeux: la pei -
ne seule
BRUNNH
WOTAN
soit machaî - ne,aux mains d'un là - cheli-vrant ta fil - le-.
en - tends lu
BRUNNH
ni - - que pri - e - re
poco accel.
lef - froi
de ton
van4e, a-fin qu'un brave, un li - breHé-ros sur ce ro-cher le-veil - - le
WOTAN
fille embrassant tes ge-noux; dé-truis l'ai-mé
- cra - se sou
gg^p
T n„|J t^èei
Së^Fï ^Pv l^^,'iTJ^i,,Cg^I^
Be
Si
corps; que sa chair
san - glante
em-pour- pre ta lancée1)
fi; VAR. : que répieu cruel déchire sa chai
BRUNNH.
du moins, bar - ba -
re, é - par- gne-lui
php»
ff
mt cresc.
piuf
*ùfff
MS
fi
fei
ta
r p ; r- ge r
tl
(avec un sauvage enthousiasme .)
le suprême af - - front!
A ton ap
^vWrWrW^é
ÛllimW]
mm pf'rff ^4
SE
fi) VAR.-. qu'il garde la roche,
BRUNNH
(Wotan, dominé et profondément saisi, se tourne vivement vers Brunnhi/de agenouillée
ap - pro - cher ! ®
(v VAR.: du roc redoutable approcher!
la relevé, et la regarde dans les yeux avec émotion .)
WOTAN
cher
droi - - te, ou bien m'of - frir la cou - - Pe>
WOTAN
dois
je te per - dre, toi, que j'a - do - re, ô rire et bon-
roc!
qu'un mur d'é-pou-van - te chas - se le là - che!
m - >r if | ir m iï\^=ï
Qu'un Homme Più lento.
ci te-veil - le seul,
d'extase, se laisse tomber sur la poitrine de Wotan; celui-ci la tient longuement embrassée.)
pocoaccel.
^~^mi
(Elle rejette la tête , .rallent. — - a tempo.
arrière, et, avec une émotion sacrée, tout en l'étreignant encore, elle le regarde dans les yeux.)
WOTAN
lan-ce, et quand s'ouvraient pour le los des braves tes dou - ces lèvres den-fant; ces deux
yeux,
so-leils démon coeur.
fe
é - clairs des jours de com - bat,
lors-
dim .
su
Sm
m j »fp frpr pp|f> tf pfyj^'^/ p g
qu'un es-poir plus immen - - se qu'immonde brûlait monseindéper-dus dé-sirs, dangois - ses sans me-
^ËS7 M "Sr^
té
LJ gg
^'rfrf priW'ccrv gréera
PP
as' ^f.
g i jn^
cresc.
fr
rfîOT .
WOTAN
(H l'embrasse longuement sur les yeux.) (Elle glisse en arrière, les yeux
fermés, doucement inerte, dans ses bras. Il fa conduit avec tendresse jusqu'à un tertre de mousse un peu bas, au-dessus duquel un sapin étend largement ses branches) ___ doîce
(Il la contemple, et ferme, sur la tête de Briinnhilde son casque de guerrière: son regard s'arrête alors sur la forme de l ai-
mée endormie, qu'il recourre complètement, ensuite, du grand bouclier d'acier de la Wat kyrie.)
(Lentement il s^en écarte, mais se retourne encore une fois vers elle avec un regard
de douleur.)
WOTAN (D'un pas solennellement résolu, il marche vers le milieu de la scène, et dirige la pointe de sa lance vers u>
Loge, en-tends!
Moderato.
i gs
jjgl
ff
ÏE§ï5
fp<
iSi
\jW^=^^
puissant bloc de rocher.)
viens à ma voix!
Àu-tre-fois tu brû - lais, bra-sier dé-vo
«fl S
Jte
*r ppi)^
rant, jusqu'au jour de ta fui - te, lu - eur on-doy - an - tejC1) com
(')VAR.: en flammes errantes;
WOTAN
§ I î I 1 1 1 r ju -
(Pendant ce qui suit, il frappe trois fois la pierre de sa lance.)
fends le roc, rou - ge clar-té!
(Troisième.)
(Un rayon de feu jaillit de la pierre, et s'enfle peu hpeu en clartés flamboyantes toujours
û i ^T~m m Jr i»fi>fi»i^^^y»i»-i»fi»rgpTr».iUfrf*f/»fi»fTi*^^
' più f
ff ^^^^^^
\ikdMàJÉàdM
(Ici les lumineuses vagues de feu s'élancent et courent sur les rochers.)
Une claire rougeur de feu entoure Wotan d'une houle farouche. De sa lance il
in^^e^ia,aeréeftmfÊeé fejw»»*gwrfg la crête rocheuse, lui marquant delà sorte le lit où elle doit rouler y le feu s'étend
aussitôt vers le fond, ou, a partir de ce moment, il brûle, entourant la cime de la montagne.)
MfrT,r\rr>rr(rr.rr-
pf [LLti\ m ri m il ru
l'ttA fi ! — —41
Q+il '4lu up
\ ' ff * 1 = î-
WOTAN
WOTAN
rrr—
^jr—
(i) VAR. : Qui de ma lance aura la crainte,
(Il se retourne pour jeter encore une fois un regarddouloureux surBrunnhilde .)
(Il fait lentement quelques pas pour s'éloigner.)
(Il disparaît au milieu des flammes.)
(Le rideau se referme.)
&T«ttS?B8iH