‹ Laa servante du curé comédievaudeville en un acte mèlée de couplets par mm Bayard, Xavier et Masson, représentée, pour la premiére fois a Parissur le Théâtre du PalaisRoyal le 23 mai 1840Chapitre 24 sur 34 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

U. DIDIEK.

Tu as bieu fait! Je ne veux pas les voir!...

U. DIDIEH, qui a écouté sans mot dire b toU Julkn qui va en s'affaiblissant.

Chut! eh! vite, Magloire... il n'y a pas un instant à perdre... prends tou falot pour noos éclairer l

MAOLeiHE.

Ah bah!., mais pourquoi?

M. mUUR.

Chut !.. vous , mon enfant , il faut vous mettre en sûreté! car enûn, il se passe quelque chose... et j’ai peur pour vous... avec ça que Maglolre est poltron !..

MAGLOIiŒ.se révoltant.

Moi!.. ( Avec calme. ) C'est vrai.

H. DIDIER

Nous ne pourrions pas nous défendre.

AXNETTE.

Oh! cmmcnez*moi , Monsieur, enmeiiez* moi!

Oui, chez cette dame dont Je vous ai parlé...

J'y chercherai un asile... pour moi aussi.... car enfin, il faut que je dorme! une heure du malin!.. il y a quarante ans que ça ne m’est arrivé. J'en serai malade !

MAGLOIRR.

Et moi donc!.. Je suis tout uieurtri !..

U. DIDIER

Quant à ce mauvais sujet de Julien , dont Je ne reconnais plus les mœurs et la petite voix flûtéc... à la grâce de Dieu !.. nous renferineroQs dans le presbytère, tout seul.... avec Magloire.

UAGI.OIRE.

Avec moi !.. Je m'accroche à vous. Je m'accroche à vous!.. Je vas quérir un falot et ouvrir la grande porte:.. (Au momeui de sortir.) Je m'accroche à vous !

(Il sort.)

ANTIETTE , à part, essuyant des larmes.

Julien ! Julien ! Je ne le verrai peut-être plus !

U. DIDIER , allant à elle

Quoi donc ? vous pleurez !

APiNETTE.

Oh l non... c’est que l'embarras que Je vous donne...

Oh!... mats plus tard vous me direz cela....

partons !

(Ite vont pour sortir ; dans ce moment, on entend

frapper cl son: er avec force A la porte extérieure.

L’Abbé et AnDclle s’arréleDi surpris.)

M. DIDIER

Sainte Vierge ! n'en est-ce pas Gni du tapage, aqjourd'hui !

MAGLOIRE, rentrant stupéfait.

Encore des militaires !

U. DIDIER

Des militaires!..

MAGI.OIRB.

Est-ce que Je sais? des Briolet, des Renaud?

ANNETTE, effrayée.

O ciel !

MAGLOIRE

J'ai voulu les renvoyer.... ah ! bien, oui!... ils m'ont encore donné... je ne reçois que ça aujourd'hui ! mais je les ai laissés dans la cour ! SiP»

plus moyen de partir! oh! ma foi, au diable, les dragons, les neveux, les enragés! Je vais me coucher !

ANNETTE

El moi!..

H. DIDIER

Et vous aussi.... lè, dans la ctibine.... faites comme moi... barricadez-vous ! J'en ai aisscz! bonne nuit!

(11 rentre chex lui. Annette rentre dans la cuisine et ferme la porte. )

MAGLOIRE, allant d'une porte A l'autre.

Je vous suis... (La porte du Curé se ferme.) Obi bien!.. (A l'autre.) En ce cas, je... (La (x>rte d’Annette se ferme. ) Ah ! bon ! par exemple ! juuFN , chantant de loin.

Vive l'amour , le vin et le tabac t etc.

MAGLOIRE

Tenez, tenez, voilà l’autre qui revietii! je me sauve.

(Il va passer devant la fenêtre oh Berland. Briolet et un autre militaire paraissent en chaiiiaot en même temps que Julien.)

BERTAtD et Br.lOLET.

Vive l'amour, le vin et le tabac.

VoilA, voilA les plaisirs du soldat!

MAGLOIRE, allant se coller au mur A gauclie.

\a maison est prise d'assaut !..

(Il crie; les soldats rient ci entrent par la fenêtre. )

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