‹ Laa servante du curé comédievaudeville en un acte mèlée de couplets par mm Bayard, Xavier et Masson, représentée, pour la premiére fois a Parissur le Théâtre du PalaisRoyal le 23 mai 1840Chapitre 26 sur 34 · I.A SEIUANTK Dl fXmî · texte numérisé non relu

I.A SEIUANTK Dl fXmî

BEIVTAI'D.

Ab', voilà... on ne dort pas à l'anbeiye de la tlihoulot... il y a des rondes de miil (|iii iiilerreptent le sommeil... ça empéclic les rhaprins de dormir... et l'amour idem... Allons, allons, que j'ai dit à nriolet.faut |iartir!.. allons réveiller Julien , il a un oncle qui doit avoir une cave...

JULIEN f monlrant le panier.

Il en a une !

TOCS.

Il en a nne !

BEUTAtlD.

Nous boirons le coup de l'étrier... c'est très malsain de se mettre en r.jute a jeiln !

, (Ils rient.)

HACLOinE, regardant le panier que Julien porte sur la table.

OÙ mettront-ils tout cela, les malheureui!

Permcttei. militaires.

BEBT.AiD.lul renversant sa casquette d'un resers de main.

Pardon, excuse, bourgeois, c'est vous qui nous laissiez à l'air serein !.. notis venons (ricotter et bombancer ici, c'est vrai, mais le soldat français connaît le savoir-vivre. L'oncle fournira le vin. d'accord, cl nous la bonne chère , c'est trop Juste...

HAGLOIRE.

Mais...

ji’LIER . revenant et donnant un croc-eii-Jambe 1 Haglolre.

Ijlissez parler les amis...

nERTADD.

Voilà deux faisans que nous avons avons braconnés et tortillés en venant ici près.

( Briolet et son camarade montrent chacun une poule qu’ils tenaient cachée sous leur veste. ) HAGLOIRE.

Deux faisans !.. c'est les poules de monsieur le Curé.

RERTACD.

C’est possible! alors, il y a erreur. Mais une erreur comme celle-là, cuite a point, c’est excellent, et je m’en charge!

jni.iE]v.

C'est ça, plumez vos poules.... graissez les plats... et en avant, nous mettrons ce garçonlà , à la broche !

HAGI.OinE.

A la broche , moi ! ah ! mais ! ah ! mais !..

IIERTAUU et BRIOLET, riant.

Ça y est! Allons, des verres!..

JULIEN

Et moi, pour accompagner le liquitle . je vas vous chanter une petite romance du temps de l’Empéreur, dont il y a un refrain pour vous tenir le gosier entr'ouvert !

BERTAUD et BRIOLET.

Bravo!

SIAGLOIRE, A part.

Ou'est-cc que je vais entendre, bon Dieu !

JULIEN

Alt ÜC CABWIIC,

Ktnzerlicks sont isolés*

Courant partout sans savoir où aller. «9*

rnnpi R.

Les KinzerHrks sont Isolés, etc.

Jui.trx.

Ils sont abîmés,

Ne peuvent plus marcher.

('curant nuit et Jour comme des égarés ,

Ih demand'nt un* cessation A l’empéreur Napoléon.

CIIUËt R.

Ils demand'nt un’ cessation , etc.

HAGLOIRE, ï part*

Tiens, c'est gentil ça!

(Briolet lui verse A boire et le force à trinquer.) DF.RTAll).

Ab ! ça, où est la cuisine?

JULIEN , la lui montrant.

Là! là!

y.\GLOlRE , après avoir bu.

On s'y fait , on s'y fait.

JULIEN

Deuxième couplet!.. Attention!..

A deux lieues de Vienne étant arrivés ,

Leur empéreur cherche a se sauver.

rmeUB , ému f*it partir.

A deux lieues de Vienne étant arrivés,

Leur empereur eberebe à se sauver.

Dausla peur qu'il a,

II dit a Murat,

Qu' s'il voulait la paix, il allait la signer,

Les Français vont s'enrelounver Eu France, couverts de lauriers.

ciioeuB.

Les Français vont s’en retourner En France, couverts de lauriers.

rRcrlM4 r»t eiitrv <U.i« U rui«inr , toul «n dianuni la rrprUr.t

Page 1