I.A SEIUANTK Dl fXmî
BEIVTAI'D.
Ab', voilà... on ne dort pas à l'anbeiye de la tlihoulot... il y a des rondes de miil (|iii iiilerreptent le sommeil... ça empéclic les rhaprins de dormir... et l'amour idem... Allons, allons, que j'ai dit à nriolet.faut |iartir!.. allons réveiller Julien , il a un oncle qui doit avoir une cave...
JULIEN f monlrant le panier.
Il en a une !
TOCS.
Il en a nne !
BEUTAtlD.
Nous boirons le coup de l'étrier... c'est très malsain de se mettre en r.jute a jeiln !
, (Ils rient.)
HACLOinE, regardant le panier que Julien porte sur la table.
OÙ mettront-ils tout cela, les malheureui!
Permcttei. militaires.
BEBT.AiD.lul renversant sa casquette d'un resers de main.
Pardon, excuse, bourgeois, c'est vous qui nous laissiez à l'air serein !.. notis venons (ricotter et bombancer ici, c'est vrai, mais le soldat français connaît le savoir-vivre. L'oncle fournira le vin. d'accord, cl nous la bonne chère , c'est trop Juste...
HAGLOIRE.
Mais...
ji’LIER . revenant et donnant un croc-eii-Jambe 1 Haglolre.
Ijlissez parler les amis...
nERTADD.
Voilà deux faisans que nous avons avons braconnés et tortillés en venant ici près.
( Briolet et son camarade montrent chacun une poule qu’ils tenaient cachée sous leur veste. ) HAGLOIRE.
Deux faisans !.. c'est les poules de monsieur le Curé.
RERTACD.
C’est possible! alors, il y a erreur. Mais une erreur comme celle-là, cuite a point, c’est excellent, et je m’en charge!
jni.iE]v.
C'est ça, plumez vos poules.... graissez les plats... et en avant, nous mettrons ce garçonlà , à la broche !
HAGI.OinE.
A la broche , moi ! ah ! mais ! ah ! mais !..
IIERTAUU et BRIOLET, riant.
Ça y est! Allons, des verres!..
JULIEN
Et moi, pour accompagner le liquitle . je vas vous chanter une petite romance du temps de l’Empéreur, dont il y a un refrain pour vous tenir le gosier entr'ouvert !
BERTAUD et BRIOLET.
Bravo!
SIAGLOIRE, A part.
Ou'est-cc que je vais entendre, bon Dieu !
JULIEN
Alt ÜC CABWIIC,
Ktnzerlicks sont isolés*
Courant partout sans savoir où aller. «9*
rnnpi R.
Les KinzerHrks sont Isolés, etc.
Jui.trx.
Ils sont abîmés,
Ne peuvent plus marcher.
('curant nuit et Jour comme des égarés ,
Ih demand'nt un* cessation A l’empéreur Napoléon.
CIIUËt R.
Ils demand'nt un’ cessation , etc.
HAGLOIRE, ï part*
Tiens, c'est gentil ça!
(Briolet lui verse A boire et le force à trinquer.) DF.RTAll).
Ab ! ça, où est la cuisine?
JULIEN , la lui montrant.
Là! là!
y.\GLOlRE , après avoir bu.
On s'y fait , on s'y fait.
JULIEN
Deuxième couplet!.. Attention!..
A deux lieues de Vienne étant arrivés ,
Leur empéreur cherche a se sauver.
rmeUB , ému f*it partir.
A deux lieues de Vienne étant arrivés,
Leur empereur eberebe à se sauver.
Dausla peur qu'il a,
II dit a Murat,
Qu' s'il voulait la paix, il allait la signer,
Les Français vont s'enrelounver Eu France, couverts de lauriers.
ciioeuB.
Les Français vont s’en retourner En France, couverts de lauriers.
rRcrlM4 r»t eiitrv <U.i« U rui«inr , toul «n dianuni la rrprUr.t