‹ Lacaune Station d'EnfantsChapitre 16 sur 17 · DORA · texte numérisé non relu

DORA

vaux couronnés, servitude fort ancienne. existe toujours.

Malgré le regrettable abandon où sont actuellement tombées ces eaux thermales, il ne semble pas déraisonnable de penser qu’une administration active et compétente pourrait très bien, dans un proche avenir, faire renaître une réputation justifiée.

L'établissement est alimenté par trois sources :

1° La Source de Bel-Air; hypothermale, alcaline et arsenicale faible, débite 40.000 litres à l'heure. La température est de 22 à 24° C.

D’après l’analyse des Professeurs BÉRARD et MAssor, elle renferme, par litre, les principes élémentaires suivants :

Acide. carboniqueï:libré. :::4..5r7 404.25 Non dosable. Bicarbonate de soude.......... Re nr Ye. 0,0520 | Bicarbonate de chant 2,402. .... 0,5460 Bicarbonate de magnésie........ TR 0,1300 Chlorure. dé:sodiums se tie sert 0,0390 Sulfate de -magnésier. 5 Me ee 0,0530 Oxyde desert 0,0050 Arséniate:de chaug: MS MN Re 0.0006

Silice aline ee OR SE Se 0,1300 Matières organiques. :.. ..:1:4.:..4.. Traces

La radio-activité est évaluée par M. le Professeur Bu- GNARD à 1,36 millimicrocuries.

2° Source Rouge : bicarbonatée calcique et ferrugineuse, carbonique forte; elle jaillit à la température de 8° C.

3° Source de la Montagne : oligométallique, température 90°C.

Ainsi que le fait justement remarquer le Docteur H. Sa- LABERT dans sa thèse Contribution à l'étude de Lacaune climatique et hydrominéral, « nous croyons pouvoir

conclure que si le captage était fait comme il convient, la radio-activité de l’eau dépasserait 10 millimicrocuries par litre ce qui la mettrait au rang de nos sources très radio-actives. Sa température serait certainement élevée de plusieurs degrés, ce qui l’amènerait au voisinage de 30° C. Elle pourrait être alors employée en bains, sans réchauffage préalable qui certainement nuit à ses pro-. priétés thérapeutiques.

Sa teneur en sels minéraux augmenterait également (elle ne serait plus diluée par l’eau de surface peu minéralisée) et son action ne pourrait qu'être améliorée. »

L’eau de Bel-Air s’administre en boissons, bains, douches, injections. Elle s'emploie avec un succès remarquable contre les maladies cutanées (psoriasis, eczéma, impétigo, prurit vulvaire, ulcère variqueux et toutes plaies torpides), dans le lymphatisme (tumeurs scrofuleuses avec ou sans fistules). Elle améliore de nombreux dyspeptiques et ses propriétés diurétiques ne sont pas non plus à négliger. Certains hypertendus, les goutteux, subissent une influence salutaire. Enfin, les malheureuses qui souffrent de métrite chronique se trouvent aussi très bien de l’usage de ses eaux.

L’eau de la Source Rouge, en boissons, est recommandée pour les convalescents et les anémiques comme adjuvants à l’action du climat.

Pour terminer, nous ne pouvons que déplorer la désuétude de ces sources dignes d'intérêt, car elles seraient souvent un appoint précieux à la cure climatique.

Page 1