SIGNES CONVENTIONNELS EMPLOYÉS
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Divinités assises (les déesses en noir) . 12
Personnages masculins divers : archontes, prêtre, vieillards.
guerriers et auriges des chars, conducteurs de bestiaux. . 120
Hérauts ou ordonnateurs du cortège . 31
Jeunes serviteurs . 6
Musiciens . 12
Porteurs d’offrandes . 7
Personnnages féminins divers : prêtresse, diphrophores,
ergastines . 34
Cavaliers (dont quelques-uns à pied à l’ouest) . 143
Chars attelés à quatre chevaux et montés par deux personnages chacun. Quelques chars, au sud, paraissent n’être qu’à deux chevaux; mais ce point reste douteux, la plupart des panneaux où ils se trouvent ne nous étant connus que par des dessins . 20
Vaches et taureaux . 14
Béliers . 3
Chevaux montés ou attelés . 210
Dans ce tableau, les personnages sont représentés par des signes conventionnels, avec un petit trait en appendice indiquant dans quelle direction ils se meuvent.
Les quelques figures tracées au pointillé, sur les côtés nord et sud, sont hypothétiques, car elles ne sont pas indiquées dans les dessins attribués à Carrey. Mais elles répondent aux lacunes de la frise et les complètent logiquement.
Il nous a paru utile de faire précéder les planches consacrées à la frise des Panathénées d’un plan schématique restituant l’ordonnance de la procession, et la place relative des figures vues en perspective dans les bas-reliefs. Un essai analogue, mais partiel, avait déjà été tenté dans le Guide of the Sculptures of the Parthenon, Londres 1908, p. 96. Cf. A.-Ll. Smith, The Sculptures of the Parthenon, Londres, 1910, p. 59. On se rendra ainsi mieux compte, en examinant notre tableau d’ensemble, de la composition de la frise et de l’art à la fois simple et ingénieux avec lequel le sculpteur a résolu un problème difficile, en dédoublant pour ainsi dire le cortège sur les faces nord et sud. Si l’on fait abstraction de la largeur de l’édifice, ces deux sections n’en forment en réalité qu’une seule.
Le cortège marche de l’ouest vers l’est. Partant de l’extrémité sud de la face occidentale, là où se trouve la penne de notre flèche conductrice, il se dirige vers l’angle nord-ouest. Arrivé là, et
l’angle franchi, il se déroule dans le même sens sur la face nord, tandis qu’une file parallèle part de l’angle sud-ouest suivant le même mouvement. Ainsi, le spectateur, qu’il fût placé au nord ou au sud, pouvait suivre du regard, sur l’une ou l’autre des faces latérales du temple, une procession identique. Notre plan permet d’apprécier l’heureux effet de ce procédé de composition.
Enfin la tête de chacune de ces files dédoublées tourne simultanément les angles sud-est et nord-est, débouche sur la façade orientale, et s’arrête à la hauteur des pointes de nos deux flèches devant l’assemblée des dieux.
Sur les deux grandes faces latérales, les groupes de cavaliers, de chars, de vieillards thallophores se répètent assez exactement. Plus loin il y a quelques différences polir les musiciens, les jeunes gens portant des hydries et des bassins, et les théores conduisant les victimes. Mais ces variantes ne sauraient rompre ni l’unité et l’harmonie de la composition, ni le parallélisme des deux tronçons.
Pour l’exécution de ce plan, on a suivi la numérotation établie par Michaelis ( Der Parthenon, Leipzig, 1870, in-8, et atlas in-folio) et on l’a adoptée pour les planches consacrées à la frise (pl. 76 à 128). Les chiffres romains sont ceux des panneaux de marbre qui composent la frise et dont la largeur ne varie guère, sauf à l’est, où ils sont sensiblement plus grands. Les chiffres arabes, qui se rapportent aux figures, sont inscrits à la gauche des panneaux, et ne donnent, quand il y a plus de deux personnages, que les numé¬
ros du premier et du dernier. Cette numérotation des figures, consacrée par l’usage, nous paraît cependant quelque peu contraire à l’ordre logique. De même, la plupart des reproductions qui ont été données jusqu’ici pour les faces ouest et nord commencent par la gauche, suivant l’ordre de mise en place des dalles de la frise au British Muséum, alors qu’en réalité c’est là que se trouve le point d’aboutissement et non le point de départ. Dans les planches qui suivent, nous avons rétabli l’ordre naturel, en commençant par la droite pour ces deux faces. Ainsi, en feuilletant nos planches, le lecteur retrouvera l’ordre dans lequel se succédaient les dalles pour le visiteur qui en commençait l’examen au point de départ, c’està-dire à l’angle sud-ouest.
La ligne noire de notre plan représenterait en élévation le bas des panneaux. Elle indique ici, du côté extérieur, la ligne de terrain sur laquelle évolue le cortège. Le tableau ci-joint permet d’apprécier toute l’ampleur de cette vaste composition, où l’artiste a fait se mouvoir un nombre de figures qu’on peut évaluer à 365 pour les personnages, et à 227 pour les animaux. Pour la description de la frise, nous renvoyons à l’ouvrage de M. Collignon, Le Parthenon, l’Histoire, l’Architecture et la Sculpture, pp. 173-19°- Paris, Éditions Albert Morancé.
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