A) PARAFFINE LIQUIDE ET SUSPENSION D'OLÉATE FERREUX DANS LA PARAFFINE
L’injection intra-péritonéale de ces substance à des Souris donne:
a) Une exsudation péritonéale précoce, allant en augmentant jusqu’à la 15° heure, d’abord riche en polynucléaires, puis en cellules mononucléées (Iymphoïdes ou. endothéliales) ;
b) Une hyperplasie du tissu conjonctif :
c) Dans le thymus, des courbes alternantes de pycnoses et de mitoses, correspondant à celles décrites par Dusrix.
Peut-être, se demandent les auteurs, l’exsudation péritonéale exerce-t-elle un appel de substances nutritives vers les tissus capables d’en fournir (par exemple thymus)? S’il en est ainsi, ces corps gras agissent trèe indirectement sur la mitose, car la réaction exsudative est immédiate, tandis que l’absorption de paraffine est tardive. Les auteurs éliminent l’action indirecte du pH, car, si elle intervenait, il y aurait plus de mitoses dans les cellules conjonctives du mésentère. Or, il n’en est rien. On ne peut donc classer ces substances parmi les poisons de la mitose.
B) Saronixe (CHopkowskt)
De nombreux auteurs ont étudié la saponine, son action sur le sang et les organes hématopoïétiques, particulièrement l’apparition de mégacaryocytes dans la
rate, le foie, les ganglions et même d’autres organes. Dans tous elle agit en provoquant l’augmentation du nombre des pycnoses et une diminution régulière du nombre des mitoses, qui se relève ensuite progressivement. Au stade tardif, vers la 72° heure après l’injection, on observe dans le foie de nombreux mégacaryocytes, dont quelques-uns sont en division. Cette constatation rappelle l’observation de Lrrs sur l’action de la colchicine à un stade également tardif, et l’interprétation qu’il en a donnée : caryocinèses sans cytodiérèses des cellules réticulo-endothéliales. Il Y a aussi une métaplasie myéloïde dans le foie et une poussée d’hypercinétose tardive (réactionnelle?), assez remarquable, parce que rare dans les circonstances normales. Dans le pancréas, il n’est pas d’usage de rencontrer de cinèses précoces, sauf après la colchicine. La saponine en fait apparaître cependant dès la 2° heure, dans les îlots de Langerhans; après une phase de repos divisionnel (48° à 96° heure), la phase mitotique tardive y est particulièrement intense. Il en est de même pour le rein, où cette phase de repos n’existe pas.
CHopkowskr considère par conséquent la saponine comme capable d’exciter les cellules à se diviser dans certains parenchymes, tout en freinant la mitose dans le thymus et le système lymphoïde. Les divisions tardives seraient, d’après Dusrix, la conséquence des pycnoses thymiques, la résorption de substances phagocytées provoquant l’entrée en division. La saponine agit très peu sur l’intestin, où n’apparaissent pas de sphérules nucléoïdes, pas du tout sur les ovaires et le testicule.