Ohnefalsch Richter, Kypros, p. LXIV, n
analogies. Ce sont des vases de petites dimensions, presque toujours des coupes à omphalos, ornés de dessins blancs ou polychromes, sur fond noir:. Les plus anciens spécimens en ont été recueillis dans les remblais de l’Acropole et paraissent remonter au début du v° siècle. Depuis cette date jusqu’au troisième, jusqu'aux débuts du style de Gnathia, la fabrication de cette poterie, sans être jamais très active, ne semble pas s'être jamais interrompue. Ce type de coupe à fond noir s’est conservé d’âge en âge et rien n’est plus difficile aujourd’hui que d’assigner une date précise aux exemplaires de provenance inconnue. Tel vase exhumé avec des tessons hellénistiques ne se distingue pas des fragments livrés par les fouilles de l’Acropole.
Nous retrouvons sur ces coupes les dauphins, les guirlandes de myrte et de lierre, les cithares et les couronnes. Il faut remarquer que ces divers motifs, joints à d’autres d'un genre analogue, tels que des pieuvres, .des oiseaux, des proues de navires, sont bien traités dans la même manière que sur nos vases; qu'ils concourent au même effet, qu'en un mot le procédé décoratif est identique de part et d’autre. Les potiers du v° siècle qui peignaient ces coupelles étaient de véritables précurseurs. Ils devançaient de deux cents ans l’évolution du style ornemental.
1. Six, Gazette archéol., 1888, p. 281 et suiv., pl. 28. Coupes trouvées en
Béotie et dans les fouilles de l’Acropole. D’autres ont été recueillies dans des tombes hellénistiques de Myrina.
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