AIR
Prendre le dessin d'un bijou, Est-ce donc aussi grave? Ahl Frédéric est fou!
n se dirige vers les bijoux, puis s'arrête.
Mais d'où vient maintenant cette crainte insensée Quel sentiment surnaturel
A troublé ma pensée Devant ce calme solennel !
S'animanL
Fille de mon caprice L'inconnue est devant mes yeux.
Sa voix à mon oreille glisse
Des mots mystérieux!
Fantaisie aux divins mensonges, Tu reviens m'égarer encor, ,Va, retourne au pays des songes, O fantaisie aux ailes d'orl
U LAKMÉ
Prenant un bracelet
Au bras poli de la païenne Cet annelct doit s'enlacer, Elle tiendrait toute en la mienne La main qui seule y peut passer,
Prenant un anneau.
Ce cercle d'or, je le suppose,
A suivi les pas voyageurs
D'un petit pied qui ne se pose
Que sur la mousse ou sur les fleurs!
Prenant le collier.
Et ce collier encor parfumé d'elle, De sa personne encor tout embaumé, A dû sentir battre son cœur fidèle Tout tressaillant au nom du bien-aimél Non, non!
Fuyez, chimères, Rêves éphémères, Qui troublez ma raison! Fantaisie aux divins mensonges, Tu reviens m'égarer encor, Va, retourne au pays des songes, O fantaisie aux ailes d'or!
(Renonçant h dessiner.) Eh bien ! non ! Je ne veux plus toucher à ces biioux. Ce serait, pour moi, comme une profanation. Lakmé, elle s'appelle Lakmé. (n va pour
s'en aller quand il entend la voix de Lakmé sur la barque.) C est elle,
les mains pleines de fleurs. C'est elle !
D. se cache dans un massii d'arbustes.