ACTE PRFilKR
GÉRALD
Je vois de très beaux arbres.
ELLEN
Il n'y a personne ?
GÉRALD
Je ne sais pas.
ROSE
Regardez bien.
FRÉDÉRIC
Ce n'est pas commode, à travers une pareille clôture.
ELLEN
Essayez d'écarter les bambous î
MISTRESS BENTSON.
Mesdemoiselles, mesdemoiselles, soyez prudentes.
GÉRALD
Tiens, je vois la statue de Ganeça, le dieu de la sa~
gesse.
FRÉDÉRIC
Je vois une feuille de lotus dessinée sur la porte. C'est la demeure d'un brahmane.
ROSE et ELLEN.
D'un brahmane !
FRÉDÉRIC
Allons-nous-en l
ROSE et ELLEN.
Pourquoi ?
FRÉDÉRIC
Parcr qu'il ne faut pas plaisanter avec ces gens-lèu
S LAKMÉ
J2LLEN, écartant les bambou*.
Oh! moi, je veux absolument voir le jardin d'un brahmane.
MISTRESS BENTSON.
Miss Ellen, soyez prudente !
Oh ! il est trop tard !
Les bambous ont cédé, elle est entré c dan: le jardin. MISTRESS BENTSON.
Oh ! miss Ellen !
ROSE
La brèche est faite, on peut passer.
MISTRESS BENTSON, éperùae.
Miss Rose vous aussi !
GÉRALD
Nous ne pouvons plus reculer, vénérable mistress Bentson.
MISTRESS BENTSON, entrant en faisant la grimate.
Mais je ne sais pas chez qui nous sommes.
FRÉDÉRIC
Moi, je le sais très bien. Je ne connais pas le propriétaire de ce petit temple, mais j'ai beaucoup entendu parler de lui.
GÉRALD
Très positivement, nous n'avons pas été présentés.
FRÉDÉRIC
Nous nous livrons là à une plaisanterie extrêmement dangereuse.