PREUVES I)E NOBLESSE
Faites , le 20 septembre 1783, devant Bernard Chérin, généalogiste et historiographe des ordres du roi ,
Par Pierre de Montherot de Béligneux, garde du roy de la Compagnie écossaise.
( Bibliothèque impériale. — Cabinet des Titres.)
Extrait de l’Histoire de la Curée :
Messire Pierre de Montherot et Montferrand, chevalier, demeurant à Lyon, rue de la Pérollière, paroisse Sainl-Paid, veuf de dame Elisabeth Richery, sa première femme, procédant de l’autorité, consentement et en présence de son père et de Jean-Baptiste, son frère, épouse par contrat passé en la ville de Mâcon, le 9 février 1754, devant Puthod et son confrère, notaires royaux aud. Mâcon, Jeanne Sybille Philippine de la Martine, demoiselle, fille de messire Jean-Baptiste de la Martine, chevalier, seigneur d’Hurigny, et de dame Anne de la Martine, ses père et mère, demeurant and. Mâcon, procédant de l’autorité et en présence de ses dits père et mère, et Mre Philibert de la Martine, ancien capitaine au régiment de Piémont , chevalier de S'-Louis, de Mre Louis-François de la Martine, ancien capitaine au régiment de Monaco-infanterie , aussi chevalier de Sl-Louis, ses o.ncles, de Mre François de la Martine, doyen de l’église de Mâcon, son grand-oncle et autres, ses parens : par ce contrat , le futur se constitua les mêmes biens que lui avait constitués le sieur son père, par son premier contrat de mariage du 16 février 1753, consistant en deux maisons à Lyon, la terre de Béligneux et dépendances, avec toute justice, haute, moyenne et basse, et le fief de Montferrand, situés en Bresse, avec ses appartenances et dépendances, desquels biens le père se réserve la jouissance, sa vie durant, en s’obligeant de payer à son fils une rente annuelle de mille francs ; se constitua, de plus, le sieur futur tous les droits à lui échus par le décès de sa première femme. Les père et mère de la Dlle future constituèrent à leur fille une somme de trentequatre mille livres en contrats de constitution de rentes à cinq pour cent, ensemble la terre et seigneurie d’Hurigny, avec les châteaux, domaines, etc., en dépendants, sous la condition expresse que lorsque
leur dite fille entrera en possession à leur décès , elle rapportera à la succession paternelle la somme de trente-quatre mille livres.
Dame Marie Anne de la Martine, veuve de Mre Claude Chambre, trésorier des Etats de Mâconnais, constitua à la demoiselle future, sa petite fille , par donation entre vifs, une somme de 6000 livres qu’elle lui avait léguée par son testament.
(Grosse papier signée du dit notaire.)