PRÉFACE. IX
C'est cette opinion, définitive chez moi, que j'expose au courant d'un récit destiné à relier, expliquer, commenter lettres, documents et souvenirs.
On trouvera naturel que dans ce récit un chapitre spécial soit consacré à rendre hommage à Madame de Lamartine, qui a toujours montré à son mari un amour si profond et si dévoué.
On trouvera naturel aussi que, faisant une excep-» tion unique à la règle que je me suis imposée ici de ne jamais juger les personnes vivantes, j'essaye d'éclairer d'un commencement de lumière l'image attachante de celle qui, selon la propre expression de son oncle, a été pendant tant d'années « rame ettangeii de sa maison.
Malgré son esprit d'abnégation et sa répulsion pour le bruit, Madame Valentine me pardonnera d'accomplir un acte qui ne se présente pas seulement à mon cœur comme un besoin de respectueuse affection, mais qui s'impose à ma conscience comme un devoir de stricte justice et d'absolue sincérité.
Enfin, j'ai complété mon récit par une Notice sur la Société des OEuvres de Lamartine, peu connue elle aussi, et par une Annexe dans laquelle j'ai relégué certains documents encombrants, mais qu'il m'a paru intéressant de conserver.