Voy. Bibliographie, n" 15. Cf. n
2. Ce passage confirme quelques-uns des détails donnés ailleurs. Ainsi il y est parlé des douze ans de guerres que Daneau a traversées en France, de la perte de sa bibliothèque, et du résultat fâcheux de tous ces événements aa point de vue des connaissances acquises antérieurement par lui.
3. Voy. ci-dessus, lettre 28, n. 6. — Il s'agit du prince Georges Frédéric, margrave de Brandebourg (1546-1603), qui obligeait les pasteurs de Brandebourg à signer ces ariicles. — Les ménagements recommandés par de Rèze s'expliquent facilement quand on songe au besoin que les réi'orinés avaient des Allemands, au point de vue politique.
4. De Helvetiorum Republica, Pagis, oppidis etc., lib. II. Tiguri, 1574. Nous empruntons ce titre et cette date à Nicéron. Il semble cependant étonnant que si cet ouvrage avait paru dès 1574. Daneau ne l'eiit pas encore vu en 1576. Peut être ne parut-il en réalité qu'à la fin de 1575. — Nicéron parle, il est vrai, d'une traduction allemande de 1576. Mais il ne saurait en être question ici, puisque Daneau ne savait
audimus quidem, sed nondum vidimus. Tu, si nos amas, lantarum tuœ patriaî huiduni tanlceque prudenti;e xotvwvoJ; el'ficies, ad quos propter locoriim viciniam illa quodammodo redundant, ne tiuc unius, id est, IIelvelic;e civitatis proprias existimes. Certe, vir doclissime, miillum libi palria, muUum Helvetia omnis, inultum ipsa universa Dei Ecc^esia débet semperque debebit, diim eam scriptis eruditissimis luis instituis, dum adversariorum et vci'itatem Christ i oppugnantium hominum acies fundis, dum nihil prœtermiltis, ex quo aliquid ulilitalis ad homines pervenire possit. Nam etiam iBthicum nobis rcstituisti, et e sepulcro mortuum excitasli, quo nonnunquam in oppidis (quorum menlio in hœreticorum historia nccessaria fuit) designandis sum usus. Neque id dissimulavi. Vale. De rébus Gallicis hœc ex amicorum literis accepimus. Multa Regios conari, quo strenuum il!um exercitum Germanorum et llelvetiorum a nobis contractum, et in média jam Gallia versantem, spe, aut etiam foederibus pacis initis domum remittant, et nisi nostri ad istarum Sirenarum cautus occaluerint auresque occluserint, verendum est, ne ialkmtur. Quanquam illi postea omni auxiljo indigni, utpote qui ad eundem scopulum naufragium faciant. Molendinum (?)■' oppidum Borbonice Provincioe a nostris pnesidiis tenetur, in quod libère de pace acturi conveniant, sed hvc sunt Aulicorum artes^ Dominos meos observandissimos Gualthenun el Lavatherum salut.o. Data; Genevœ X Gilend Aprilis 1576. Tibi deditissirniis L. Dan.eus.
Clarissimoviro,el sacrie Tlieologiie inBasiliensi Academiaproles-
pas rallemand. Eiifia la traduclioii française de ce même ouvcagc ne parut, toujours d'après Mcéroii qu'en 157'J.
5. Nous ne sommes pas bien sur de ce mot. En lisant Moleiuliiniin nous supposons que Daneau veut faire allusion à la jonction à Moulins du prince de Condé avec le duc d'Alençon. Mais il faut ajouter (jue si Moloidinum est réellement Moulins, cette forme, pour autant que nous pouvons le savoir, n'était pas la furme usuelle. Celle-ci, d'après Moréri, était Molino ou Molinum, et d'après Bouiilet, Moliiiœ.
6. L'événement s'est chargé de justiliea' cette opinion de Daneau. On s;iit, en cfl'et, ce que valut cl ce que dura la paix de Monsieur, signée à Chastcnoy le 0 mai 1576.
sori eruditissimo Domino sibi plurimum observando Jacobo Grynœo. Basileœi.
^ De Genève le 8 juillet 4576. — Cod. Bibl. Basiliensis.G.ll.A(o\A\.
Sommaire. — Votre lettre m'est parvenue à un moment oîi j'étais très gravement malade. Dès que je le puis, je vous écris. C'est l'amitié de tant d'hommes doctes et pieux qui m'a aidé à traverser les ennuis qui m'ont assailli depuis trois années, et à surmonter le chagrin d'avoir perdu ma fortune et dû quitter la France. La promesse de votre amitié m'a donc rendu tout particulièrement heureux, et je remercie Vulcanius de m'avoir procuré ce bien. C'est certainement aussi à sa recommandation qu'est dû le jugement trop flatteur que vous portez sur mon livre. Vous devriez bien plutôt publier ce que vous avez écrit vous-même sur le même sujet, et ne pas nous en priver plus longtemps. Adieu. Le porteur de cette lettre m'est quelque peu parent. 11 désire visiter votre Académie; soyez assez bon pour lui accorder votre protection. Saluez \Hlca)Ui(S. Dèze vous salue.
S. ReddiUesunt inihitucelit^rce, V. clarissime, cum exgi^avissimo morbo decumberem, quo etsi nondum plane sum liberattis (quid enim àviàrw mederi coner) paululum lamen recreatus, Dei optimi maximi beneficio, mihi jam videoi\ Itaque committere nolui, quin statim, quam jucunda et suavis sil mihi illa tua de aniicitia consuenda (idque in Domino, ne dissui unquam possit) promissio, testarer. Neque enim in tôt malis, quibus tam acerbe per hos très proximos annos jactatus fui, ullum tam priBsens tamque salutai'e remedium reperi, quam virorum tum pioinimtum doclorum, idest tui similium benevolentiani, atque literas, quibus omnis pêne l'es familiaris in Gallia amissse mœror non tantumlenitusest, sed prorsus abstersus alque ademptus : adeo ut hœc bonorum omnium jactura, tam longum exilium, tôt prajtcrilœ calamitates in summo
1. Jean Jacques Gnjnée {Grijner, Gnjnaeus), pctit-nevcu du célèbre Simon Grijnée, fils de Thomas Grtjnée, naquit à Berne, où son père enseignait alors la théologie, en 1540. En 1546 il vint à Bàle, et suivit les leçons de Thomas Flatter. En 1551, il entra à l'Académie. De 155'j à 1563 il fut vicaire à Rœtelen (Bade) où son père était pasteur. En 1565, il lui succéda. En 1575, il fut nommé professeur à Bàle. Il avait été ubiquitaire, mais avait cessé de l'être. Aussi ses collègues (notamment Swicer), qui l'étaient, lui rendirent-ils la position difficile. C'est là, sans doute, ce qui le décida à accepter l'offre de l'Électeur Palatin Jean Casimir, d'aller contribuer à la restauration de l'Université de Hcidelberg, en 1584. Après la mort de Sulcer (1585), J. J. Grynée revint à Bàle (janvier 1586), et y exerça les fonctions connexes d'Antistes et de professeur en théologie. 11 mourut en 1617.
lucro depulentur abs me, niliilque in eo, quolies qiiod inde Deus ad me beneficium pcrvenire voluit, cogilo, nihil, inquam, habeam, quod meiito conquerar. Itaque ut hœc noslra, qu;c Christu auspice cepta est, amicilia diuturnasit et sancla, et Dominum precor, et te ipsum, V. claiissime, obnixe, ne is, quem hujus conciliatorera habemus, VuIcaniKs utrumquc nostrum, quasi contemptus fiierit, accusare possit. Et si vero paria a me neque expectare potes, neque etiam debes,jqiue ipse praestas, non committarh tamen, utunquam voluntatis er^a te benevolentissimœ aiïeclu abs te supeiatus esse vittear. Gœterum et Vnlcanio- gratias habeo, qui hoc tantum mihi bonum, prœter ipsius amicitiam, accedere voluit : et tibi ipsi, qui in me homine ignoto compleclendo, lam facilem te pnebueris. Da libelle aulem nostro quod scribis, quanquam grata sunt mihi vestra de meis scriplisjudicia, vereor tamen, ne id potius Vulcanii nostii nimiae commendationi, quam ipsi libello tribueris, quod neque ipse in eo mihi satisfaciam, nedum homini in omni Theologiic parte versatissimo, neque habeat vel stilus, vel tractatio ipsa eam laudem, quam ascribis ^ Tuum vero est, mi Gryniee, qui et familise tuœ dignitatem tueris, et tui Slmonls imitaris pietatem % denique ad hoc publicum Theologise munus tam clara et concordi patriœ voce vocatus es, quîe de hoc eodem argumente apud te habes, evulgare : neque, diutius pati, ut tanto luorum studiorum fructu careamus. Quod ut quamprimum facias etiam atque etiam obsecro. Vale. Nuntius hic mihi sanguinis aliquo jure conjunctus est % qui vestrae Academite invisendœ desiderio jampridem ardet, ut autem inler vestros tutus versetur, et inter Germanos Gallus possit libère lidem suam protileri, peto postuloque, quoniam minister Gallicanne ecclesiïe "^ jam abest, neque habet prseter te, quemquam, ad quem conlugiat. Vulcanium nosirum quam otTiciosissime saluto. D. Besza