‹ LamennaisChapitre 13 sur 51 · M««1*MI · texte numérisé non relu

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gieuse amasse de grands trésors de mérites, parce que les moindres actions, indifférentes et stériles dans la vie commune, sont (ici) sanctifiées et rendues méritoires par Tesprit d'obéissance. La vie religieuse rend facile et aisée l'œuvre du salut, parce que l'âme, accoutumée à se vaincre dans les plus petites choses et comme familiarisée avec l'esprit de sacrifice, se trouve pleine de force et de grâce contre les grands obstacles. L'obéissance est le premier vœu de la vie religieuse, car l'obéissance est la première condition de l'ordre, et la condition indispensable de la vie en commun. Ce principe est si général et reçoit tant d'applications journalières qu'on ne saurait douter de sa nécessité. Mais le vœu d'obéissance repose encore sur d'autres considérations plus hautes et -qui sont plus dans l'esprit de la vie religieuse. Si l'humilité, comme nous l'avons vu,' n'est qu'une continuelle obéissance à la loi supérieure par la lutte habituelle de l'âme contre la loi inférieure, l'obéissance n'est autre chose qu'un vœu d'humilité. De même que l'orgueil est au fond de tous nos vices, l'humilité doit être au fond de toutes nos vertus.

d'après des documents inédits 41

En d'autres termes, rhumilité est Tessence de la vie chrétienne. Or Thumilité et Tobéissance étant une même chose, le vœu d'obéissance est un lien plein de force qui nous attache à la pratique la plus pure du Christianisme. »

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