‹ LamennaisChapitre 2 sur 19 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

La nouvelle édition de cet ouvrage diffère notablement de sa devancière. Je dois à mes lecteurs l^ explication de cette différence.

Lorsque f imprimai, à Marseille^ les leçons que je venais de consacrer au chef de l'Ecole Menaisienne, fêtais loin d'espérer que cette publication, uniquement entreprise pour répondre aux indulgentes sollicitations de mes auditeurs à la Faculté, dépasserait ainsi la région et trouverait un pareil accueil sur les points les plus divers.

Bon nombre d'évêques se sont occupés de mon volume et m'ont fait parvenir , la plupart spontanément, des appréciations qu'il ne me conviendrait peut-être pas de reproduire. Du moins, il me sera permis de dire que j'ai trouvé dans la bienveillance de mes chefs en Israël un encouragement auquel j' obéis en réimprimant cet ouvrage.

La presse de toutes nuances s'est aussi occupée de cette étude avec un empressement que je dois^ — il n'y a aucun mérite à le reconnaître, — à l'importance du sujet que je traite et non point à la manière dont il est traité : je ne puis me dissimuler combien celle-ci demeure insuffisante.

Enfin, plusieurs anciens disciples de la Chesnaie se sont mis obligeamment à mon service pour rectifier et compléter ce que j'avais dit de leur illustre maître.

On remarquera vile que ces divers éléments d'informations ont été largement mis à profit pour refondre et corriger cette édition nouvelle. Puisset-elle, en prouvant la sincérité du biographe, répondre à tous les desiderata ciue la précédente avait soulevés! J'ai voulu dire la vérité, sans passion comme sans faiblesse, et j'ai considéré comme un devoir de mettre en lumière l'influence du fondateur de cette Ecole, qu'il faut connaître et étudier de tresprés, sous peine de se heurter à une énigme, quand on veut ensuite se rendre compte du mouvement des idées dans le camp catholique depuis un demisiècle. On s'en convaincra, j'espère, en lisant ces pages; et, à défaut des autres mérites que je n'ai pas su leur donner, on y reconnaîtra la sincérité

de raideur. Je les avais écrites sans parti pris : je les réédite satis esprit de système et sans vaine complaisance en ma manière d'apprécier ces difficiles riuestions. A mon sens, prétendre imposer ses opinions est d'un sot; les exposer et les discuter loyalement est d\m sage.

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