CHAPITRE X
LA CRISE OE L'orDINATION ((815-1817)
Féli à la Chênaie. — Son indépendance à l'égard de Bonnid. — Il l'admire toujours mais il discute certaines de ses idées. — Il prévoit la chute de Louis XVIII. — MotiTs de son départ pour Londres oii il reste sept mois (4 «vril-18 novembre 1815). — Ses impressions d'exil et la plainte de l'Exilé dans les Paroles d'un croyant. — Son état précaire. — Ses relations : lady Jerningbam, Henry Moorman, l'abbé Carroo. — Pour ne pas quitter celui-ci, il prolonge son séjour on Angleterre — Sa clairvoyance et sou pessimisme touchant la politique. — Incertitude persislunte sur sa Vocation. — 11 se laisse décider par l'abbé Caroo qui revendiqnn une responsabilité dont l'abbé Jean ne veut pas. — Il loge aux Feuillantines. — Ses faibles ressources matérielles. — Dans quel étal d'esprit il se prépnre au sous-diaconat reçu à Saint-Sulpice le 24 décembre 1815. — Même alors, il hésite à .^'approcher du sacerdoce. — Exhortations pressantes de MM. Carroa, Teysseyrre et Jean de La Mennais. — Il quitte brusquement Paris et reçoit le diaconat à Saint-Brieuc, — H est ordonné prêtre à Vanne»
le 9 mars 1816. — Il célèbre sa première meese aux FeoiHaatiDes. — Avait-il la vocation sacerdotale? — On n'a pas vu que le sacriflcu exigé de lui était au-dessus de ses forces. — La lettre du 25 juin 1816 confirmée par les lettres suivantes (1816-1817). — Lamennais laïque aurait-il rompu avec Rome? — Raison de son désespoir actuel. — Teysseyrre, inquiet enfin, t&cbe de le divertir par le travail littéraire.
— Articles de Lamennais parus dans le Mémorial. — il écrit le premier volume de VEtiai tur l'indifférence entre le printemps 1816 et le printemps 1817. — Rapport de ce livre et de VEsprit du christianisme.
— Il l'a composé par devoir et sans attrait. — Il attaque de nouveau les gallicans dans le Mémorial. — Il détend la liberté d'enseignement, mais non par amour de la liberté. — Contraste entre l'allure de ses écrits destinés au public et l'état de son âme révélé par ses lettres et ses Réflexions sur la vieillesse. — Sa mobilité d'esprit le sauve. 196