SEPTIÈME ENTRETIEN
« Nous avons vu que Je r,4rhA
^"^ ^^ pèche, sous toutes ses formes, prenait toujours sa racine d. r
Si donc nous voulon. ' T ^'^"'^^-
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hum,]ue Ja règle invariable et universelle de toutes nos actions. Si J'or^ueil -, • ..;■ „„ . orgueil était sans frein
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toute société deviendrait impossible • \.. h emportés par cette n.«- ' "'"""
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maladroit. Mais la politesse n'est pas une vertu, c'est un voile tiré sur l'orgueil qui joue son jeu derrière et intrigue sous le masque, n'osant agir à visage découvert. Le Chrétien qui sait que l'humilité ne consiste pas en de vains dehors, mais dans la répression intime et sévère de l'orgueil, ne s'en tiendra pas à la pratique menteuse des conventions du monde. Il fera un premier pas dans l'humilité en acceptant intérieurement et sincèrement cette loi générale qui réprime Pamourpropre et s'exercera ensuite dans des rencontres particulières à combattre son ennemi. Ce monde est plein d'amertume et de contradictions. Il ne se passe pas de jour où l'homme dont la vie est la plus paisible et la mieux abritée n'éprouve quelque froissement, quelque mortification, et pour peu qu'on s'engage dans le monde, ces épreuves abondent et se multiplient à mesure que le cercle de nos rapports s'agrandit.
« Cette source inépuisable de souffrances pour l'amour-propre devient un trésor de mérites pour le Chrétien qui sanctifie ces épreuves par l'humilité, et réprime son orgueil en lui défendant tout
murmure, toute révolte contre ses souffrances. Cette sainte résignation aux épreuves de la vie est le second degré dans la pratique de Ihumilité. Mais les Saints ne se sont pas contentés de cette vertu passive. Ils savaient que la perfection chrétienne consiste dans le plus grand développement de l-humilité, et pour arriver à cette perfection. Us allaient au-devant des humiliations, des mépris. des souffrances de tout genre. Nous sommes trop loin de la vertu éminente des Saints pour sonir comme eux des pratiques ordinaires et nous dévouer aux cruelles épreuves quils ont embrassées. Mais nous ne devons pas renoncer pour cela a les imiter. La pratique constante de l'humilité dans les petites choses fortifie lame et affaiblit d-autantia puissance de lorgueil. L'âme croissant ainsi insensiblement en force et en coura-e peut se mesurer chaque jour "avec) des difficultés nouvelies, et selever gradueUement à la plus haute
hinïi:îlîié. L''}îuiTïîlift? <*v«t-»«i,*^ t^ • 1 , .
*-«uiiiune,c est toute la vie chrétienne-
ces, la lutte générale contre le principe mauvais dans toutes ses transformations. Lorgueil étant le père du mal (le principe de tout péché Ecdi
d'après des documents INEDITS
10(1)), il ne peut y avoir de salut que dans la victoire remportée sur l'orgueil, et cette victoire ne peut être remportée que par le principe opposé, rhumilité. C'est pourquoi nous disons que Thumilité embrasse toute l'étendue de la vie chrétienne. Il nV a donc) pas à balancer entre ces deux chefs, l'Orgueil et l'Humilité, la Chair et l'Esprit, Satan et Michel l^quis lit Deiis ? . Il faut prendre généreusement son parti, et ne point tîotter entre ces rivaux : il n'y a pas de vertu dans rîrrésolution. Et qui sait si, au dernier jour. Dieu trouvera l'homme flottant plus près de lui que de Satan ? Embrassons donc l'humilité résolument et eîïorçons-nous de nous anéantir nousmêmes, en vue; de celui qui (étant le Trcs- Hautj a bien voulu s'anéantir pour nous : exinanivit semetipsumformam servi accipiens. 2 .