‹ Landry vs Hamel [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 68 · AN. | 4 L | NN \S | 7% PS È · texte numérisé non relu

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Voici d'abord la lettre du l* mai dont il est question dans la correspondance publiée:

[a] « Séminaire de Québce, 1°" mai 1883.

“ J. E. Landry, écr, M. D.

“ Professeur honoraire à l'Université Laval, Québec.

*“ Cher monsieur,

“ J'ai réfléchi à la proposition que M. le Dr A. LaRue est venu me faire de votre part, ce matin. d'une entrevue, soit chez moi soit chez vous. Tout pesé, je crois que cette entrevue ne pourrait qu'empirer lu situation.

“ L'expérience du passé me ::ut craindre les conversations. Votre entrevue avec M. Bégin me met en “.rde contre leurs suites. Si un entretien, comme celui que j'ai eu : :e vous, il y a dix ans, a pu être interprété par vous d'une manière : x! extraordinaire, la prudence la plus élémentaire doit me faire éviter une entrevue privée et purement orale, susceptible d'être interprétée, même sans malice, d'une manière aussi inexacte que la première.

“ Au reste, je ne vois pas l'utilité de cette entrevue.

“ Vous avez prétendu que j'ai soutenu devant vous certaines propositions exorbitantes, et vous avez répété cette affirmation devant un certain nombre de personnes complaisantes qui se sont empressées de la répandre.

“ Je vous ai écrit ma protestation. Ou vous l’admettez, ou vous la rejetez.

“ Si vous la rejetez, une entrevue ne changera rien, puisque je ne pourrai qu'affirmer ce que je vous ai dit dans ma lettre d'hier.

“ Si vous l'admettez, l'entrevue est inutile, car il n’y a qu'une chose à faire: détruire l'impression fausse qui est partie de chez vous et qui voyage maintenant dans la province; pour cela, faire voyager avec le même zèle une affirmation formelle et bien claire, contraire à la première.

“ Le procédé le plus simple serait peut-être de publier sur les Journaux une déclaration comme l'incluse, et dont je me déclare d’avance satisfait, si vous jugez à propos d'y avoir recours.

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“ Si vous agréez cette formule, vous pourriez vous contenter de la signer et de me la renvoyer; j'en ferai faire moi-même des copies pour: les journaux, avec le simple préambule suivant:

Monsieur le rédacteur,

Depuis quelque temps on fait circuler sur mon compte des bruits pour lesquels on s'appuie sur l'autorité de M. le Dr J. E. Landry. La déclaration suivante, que je viens de recevoir de ce monsieur, et qu'il m'autorise à publier, devra suffire pour faire cesser tous les cancans.

“ Tout en finirait par là, et il ne serait plus question de cette affaire.

“ J'ai l'honneur d'être, avec respect,

“ Cher Monsieur, “ Votr: très humble serviteur, “ j'hos. E. Hanez, P'°.

“ Vicaire général de Québec. ,

Le plan de rétractation se lit comme suit:

“ Je, soussigné, regrette beaucoup d'avoir contribué à répandre le bruit tendant à faire croire que M. le Grand-Vicaire Hamel m'aurait dit, il y a dix ans, à son retour de Rome, que ce.n’est pas un grand mal pour un catholique de se faire franc-maçon et autres assertions de ce genre. Des renseignements précis m'ont fait comprendre que j'avais interprété, d'une manière tout-à-fait erronée, la conversation que j'ai eue alors avec M. le Grand Vicaire; et je suis heureux de pouvoir dire qu'on ne doit ajouter aucune foi à tous les bruits qui se sont répandus à ce sujet comme venant de moi, et allant à dire que M. le Grand Vicaire Hamel m'aurait exprimé des idées malvenantes sur la francmaçonnerie. Je prie instamment tous ceux qui se seraient autorisés de mes affirmations pour répandre ces bruits (que je reconnais maintenant comme Calomnieux), de faire tout leur possible pour faire disparaître l'impression fausse qu'ils ont pu produire sur l'esprit des personnes à qui ils en ont parlé.,

Depuis la réception de la lettre de M. le Vicaire Général Hamel, j'ai appris que d’autres personnes pouvaient certifier, dans le même sens que moi, sur les opinions entretenues par ce Révérend Monsieur, au sujet de la franc-maçonnerie. On me communique, entr'autres noms, celui de M. Victor Livernois, avocat, de notre ville. Voici la lettre que m'adresse ce Monsieur et qu'il m'autorise à publier:

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[0] « Québec, 9 mai 1883.

“ A Monsieur J. E. Landry M. D. Chev. com. de l’ordre St. Grégoire, Prof. hon. de l’Université Laval.

“ Très honoré Monsieur

“ Je me fais un devoir de mettre par écrit ce que je vous ai dit, hier au soir, au sujet des jugements portés par M. l'abbé Thomas Hamel sur la franc-maçonnerie au Canada.

“ Monsieur le Grand Vicaire Hamel a soutenu, devant moi, en différentes occasions, depuis plusieurs années, que la franc-maçonnerie n'était pas dangereuse au Canada, et que les sociétés secrètes n'étaient que des sociétés de protection et d'avancement mutuels: et cela sans faire de distinction entre catholiques et protestants, mais sans approuver, pour cela, la franc-maçonnerie, ajoutait-il.

“ Il y a au-delà d'nn an, sans être en relation avec vous, trèshonoré monsieur, j'écrivais au sujet de la franc-maçonnerie dans le même sens que vous.

“ Tout en remplissait un devoir de justice, qu'il me soit permis d'exprimer le regret de voir de semblables questions, au lieu de venir devant l'Evèque ou l'Officialité, être jetées par la voie de la presse en pâture au public.

“ Je demeure, très honoré monsieur, “ Votre humble serviteur, “ Victor Livernols. ,

Agréez, Monsieur l'éditeur, mes remerciements.

J, E. Lanpar.

Québec, 10 mai 1883.

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FIÈCE N.S.

Déclaration assermentée du Dr J. E. J. Landry.

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