‹ Landry vs Hamel [microforme] (volume 2)Chapitre 37 sur 68 · L.+S. C. A. Marois, Pt · texte numérisé non relu

L.+S. C. A. Marois, Pt

Secrétaire et Chancelier.

PIÈCE N. + Lettre de M. Hamel, publiée par lui dans le Journal de Québec du 417 mai 1885.

M. le Rédacteur,

En vous priant de reproduire la correspondance échangée entre M. le Dr Landry et moi, je n'avais aucunement l'intention de ommercer une polémique sur les journaux. Je prenais simplement 1e seul moyen que j'eusse à ma disposition pour faire parvenir ma protestation auprès de ce public auquel on avait communiqué l'accusation, ainsi qu'auprès de ceux qui pouvaient l’apprendre des premiers. Si j'ai publié toute la correspondance, au lieu de me contenter d'une simple protestation, c'est par justice pour M. le Dr Landry, et pour qu'on ne vint pas à m'accuser de l'avoir mal interprété.

C'est donc, monsieur le rédacteur, mon dernier mot sur cette affaire, que je vous adresse aujourd'hui, en réponse à la lettre de M. le Dr Landry, publiée dans le Journal du 14 mai, et à toutes celles du même genre dont je suis menacé.

Je ne sais pourquoi M. Landry a tenu à publier la lettre que je lui ai adressée le 1” de mai, lorsque, au lieu de répondre par écrit à ma lettre du 31 avril, il me proposait une entrevue privée. Je l'avais omise à dessein, parce que, se rapportant à un incident étranger au débat, elle me semblait, de sa nature, confidentielle; et aussi parce que M. le Dr Landry pouvait objecter raisonnablement à sa publication. Quant à moi, je n'y avais aucune objection personnelle, et je n'ai pas à m'en plaindre; car les personnes raisonnables y verront que j'étais bien modéré dans ce que je demandais.

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Passons à la grosse pièce de la lettre de lundi. Ici apparaît le nom d'une tierce personne, étrangère au débat, et qui vient faire rempart à M. le Dr Landry, en se mettant entre nous.

Ce nom, qui est celui de M. Victor Livernois, n'est pas sans intérêt dans cette circonstance, car le rôle que ce monsieur assume à mon égard est caractéristique. On me permettra donc de lui consacrer quelques lignes, d'autant plus que ce que je vais dire à M. Livernois sera, mututis mutandis, ma réponse anticipée aux autres personnes qui, paraitil, se proposent de venir à sa suite et qui croient faire œuvre pieuse en me démolissant, pour le plus grand bien de la religion.

1° On se demande pourquoi M. Victor Livernois est venu s'interposer entre M. le Dr Landry et moi. — Il dit, dans sa lettre, que c'est lu justice qui le fait agir! Quelle injustice y avait-il donc de commise ?

M. Landry, laïque très respectable certainement, croit avoir compris des propositions malsonnantes, de la part d'un prêtre, dans une conversation privée. Ce prêtre — si peu de considération qu'il mérite personnellement, mais qui est vicaire-général et a été recteur de l'Université Laval — prétend que M. Landry doit avoir mal compris.

Les positions, évidemment, ne sont pas égales. Si M. Landry a raison, c'est une ausation grave portée contre un haut fonctionnaire ecclésiastique, accusation dont ceux qui la répandent ne cherchent aucunement à atténuer la portée et la gravité. Si M. Hamel a raison, c’est une simple erreur de fait, qu'il constate chez M. le Dr Landry, dont, au reste, il ne suspecte même pas la bonne foi.

S'il y à injustice quelque part, où peut-elle donc se trouver? Estce du côté de celui qui, se croyant accusé à tort, se contente de dire que son accusateur a dû mal comprendre, ce ‘qui arrive très souvent dans les conversations et ce qui n'implique ni déshonneur, ni culpabilité? N'est-ce pas plutôt du côté de celui qui, sans pouvoir être sûr qu'il a bien compris, se base sur une simple interprétation d'une conversation, pour attribuer à un prêtre, qui est un dignitaire ecciésiastique, des opinions qui seraient coupables, parce qu’elles seraient sans excuse, vu que ce prêtre ne peut plaider ignorance de la loi? Donc, s’il y à eu injustice, c'est du côté de l’accusateur laïque qu'elle se trouve, et au détriment de l'accusé prêtre.

D'ailleurs, M. Livernois est complétement étranger au débat soulevé entre M. Landry et moi, puisqu'il n'a pu être témoin de notre

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conversation. De plus, il voit, il lit mes protestations formelles, savoir: que je n'a pas eu et que je n'ai pas les opinions qu'on me prête. Quart à entrer en lice pour son propre compte, quel était donc le devoir de M. Victor Livernois ?

Admettons qu'il était l'ami de M. Landry. Il ne serait peut-ôtre pas difficile d'établir qu'il avait encore pius fait d'actes extérieurs d'amitié à l'égard de M. Hamel, et depuis plus longtemps. — Si je parle d'amitié ici, ce n'est pas pour en appeler au sentiment: Je veux uniquement montrer les hésitations, et par suite les réflexions qui ont dû être faites. — Représentons nous donc M. Livernois placé dans l'alternative ou de voir le public croire que M. le Dr Landry s’est probablement trompé sur le sens d'une conversation, ou de voir une accusation grave peser sur un haut fonctionnaire ecclésiastique. D'un côté, inconvénient minime, qui ne fait aucune tache à la réputation du Dr Landry; de l'autre côté, brèche grave à faire à la réputation d'un prètre. Et tous deux sont ses amis.

En présence de ces faits, la justice n'exigeait-elle pas de M. Victor Livernois qu'il donnât le bénéfice du doute à l'accusé? De plus, M. Victor Livernois, défenseur très ostensible des grands principes religieux et de l'autorité ecclésiastique, ne devait-il pas être heureux de constater nne explication plausible relativement au passé du prêtre son ami, et au moins son orthodoxie actuelle manifestée par ses déclarations formelles?

Voilà ce qu'exigeaient les ordres du Saint-Siège, relativement aux professeurs de l'Université Laval; voilà ce que demandait le vrai esprit chrétien, qui s'empresse toujours de saisir toutes les occasions favorables pour sauver l'honneur du prêtre; voilà, en un mot, ce que la justice, la vraie justice, demandait de M. Livernois. Pourquoi a-t-il fait le contraire ?

2° Mais, peut dire M. Livernois, vous n'avez pes seulement attribué au Dr Landry une simple erreur de fait, vous avez attaqué ses intentions.

Je réponds que sur l'interprétation de la conversation qui a eu lieu entre M. Landry et moi, j'ai admis la parfaite bonne foi de M. le docteur. — Le reproche que je lui ai fait, et au sujet duquel j'ai peut-être attaqué ses intentions, c'est d'avoir gardé le silence vis-à-vis l'autorité compétente pendant dix ans, tandis qu'il disséminait contre moi, à droite et à gauche, une accusation grave qui, non seulement nuisait à ma réputation, mais, de plus, n'étant pas relevée par l'autorité (qui ne la

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connaissait pas), était de nature à nuire aux jeunes gens à la connaissance desquels elle pouvait arriver.

Or ce reproche, même et surtout dans l'hypothèse où M. Landry aurait dit vrai, je le maintiens encore; et la lettre de M. Victor Livernois n'y répond pas. Bien plus, je fais le même reproche à M. Livernois et à tous ceux qui se préparent à le suivre. Au témoignage de M. Livernois, voilà plusieurs années qu'il m'entend énoncer des propositions dangereuses pour la jeunesse; il partage les idées et les appréhensions du Dr Landry ; et cependant il se tait!

Je me trompe, il parle, mais ce n'est pas à qui de droit. Il parle, mais à l'oreille, à un petit comité; seulement ce petit comité a des affidés ailleurs, si bien que la nouvelle se répand avec une discrétion calculée jusqu'aux extrémités de la Province!

Et pendant qu'on entache ainsi ma réputation à la sourdine, on me fréquente comme ami; on me fait même des confidences intimes, comme pour mieux me maintenir sans défiance. C'est au point que j'en suis à me demander si, depuis plusieurs années, cette apparence amicale n'était pas une feinte et un piège pour essayer de me prendre dans mes paroles. — Je voudrais pouvoir croire le contraire; mais la conduite de M. Livernois m'autorise à admettre l'affirmative.

En effet, depuis longtemps, M. Livernois a avec moi des rapports, non seulement d'ami ordinaire, mais de ces rapports que l'on a avec un prêtre en qui l'on met sa confiance. Ces rapports se renouvelaient encore il y a quelques semaines à peine. Pendant ce temps, depuis plusieurs années, M. Livernois m'entend énoncer, dit-il, certaines propositions condamnables; et il ne fait mine de rien. Cependant il regarde ces propositions comme assez graves pour que, malgré mes protestations parfaitement accentuées dans mes réponses au Dr Landry, il croie devoir me donner, sans provocation, sans nécessité et sans justice (quoiqu'il en dise), un démenti formel et public! Il faut être poussé au pied du mur pour en agir ainsi: il fallait donc que M. Livernois fût persuadé que j'étais un prêtre dangereux, et cela depuis plusieurs années! Que venait-il donc faire chez moi, pendant tout ce temps, avec ses façons d'ami, s'il n’y venait comme mouchard ?

3° Mais, peut dire encore M. Livernois, le fait est que je vous ai entendu, moi-même, énoncer ces propositions, et ce n'est pas ma faute si vous les avez soutenues.

Tout d'abord, constatons que c'est le même argument que celui du

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Dr Landry. J'y ai déjà suffisamment répondu. Toutefois, un mot spécial à M. l'avocat Victor Livernois. Quel est l'avocat qui voudrait affirmer que l'on peut baser une accusation grave sur quelques phrases isolées, détachées d'une conversation intime, dans laquelle on parle sans défiance à quelqu'un qu'on croit intelligent, et où par conséquent l'on suppose naturellement qu'il sera tenu compte de l'ensemble des idées, des opinions et de la conduite, pour donner à ces phrases leur complément naturel, s'il en est besoin? Et M. Victor Livernois lui-même, avec ses préoccupations et ses idées fixes, est-il bien sûr de toujours comprendre dans son vrai sens ce qui se dit devant lui? Une petite tournée chez ses amis le convaincrait peut-être qu'il les a souvent mal compris, et le rendrait probablement plus prudent avant d'affirmer qu'il a entendu, chez un prêtre, des propositions que l'ensemble seul de la conduite de ce prètre condamne.

4 Toutefois, voyons ce qu'il me fait dire: “ La franc-maçonnerie n'est pas dangereuse au Canada, et les sociétés secrètes ne sont que des sociétés de protection et d'avancement mutuels. ,

Depuis lundi, je suis à chercher quand j'ai dû parler de ces choses-là à M. Livernois. Ce n'est pas à l'époque de ma conversation avec M. le Dr Landry: car alors M. Livernois était encore sur les bancs du collège, et je n'ai jamais eu l'habitude de parler aux enfants des diffcultés de l'Université. Ce doit donc être depuis. J'ai pourtant bien souvenance des divergences d'opinion que je me suis permis d’avoir avec M. Victor Livernois depuis qu'il est devenu homme; mais c'est en vain que je cherche dans ma mémoire l'occasion qui m'aurait amené à lui parler des sociétés secrètes. Admettons, cependant, que ce sujet soit venu sur le tapis.

Il est étonnant que je l’aie oublié, car d’après M. Livernois, c'est une fhèse que je dois avoir soutenue: C'est à plusieurs reprises, et depuis plusieurs années; je ne parlais pas seulement de franc-maçonnerie à l'occasion de nos professeurs protestants; c'étaient les sociétés secrètes en général, dont je me faisais le fauteur! Encore, si j'avais dit que la franc-maçonnerie était moins dangereuse en Canada qu’en Europe, dans les pays protestants que sur le continent européen, je me serais rencontré avec M. Claudio Jannet, et je pourrais peut-être me sauver à l'abri de ce nom justement célèbre; mais non, j'ai été dire que {a franc-maçonnerie n’est pas dangereuse du tout au Canada! j'ai parlé des sociétés secrètes en général et sans faire de distinctions entre catholiques et

protestants ! Seulement, pour sauver les apparences probablement, j’ajoutais que je n'approuvais pas pour cela la franc-maçonnerie!

Vraiment, mon cher M. Livernois, permettez-moi de vous le dire: Vous ne savez pas inventer. Quant à faire de l'invention, il faut ménager la vraisemblance et rendre l'invention probable. Ici, vous dépassez le but, et vous oubliez l'axiome: qui prouve trop ne prouve rien. De plus, votre phrase de la fin, “ mais sans approuver, pour cela, la franc-maçonnerie, ajoutait-il, ,| est perfideruent calomnieuse: car elle donne à entendre que ce n'était pas en passant, mais avec réflexion et volonté que je soutenais les propositions condamnables que vous me mettez dans la bouche.

Eh bien! au risque d’avoir encore un démenti de quelque autre ami, JE NIE COMPLETEMENT CE QUE M. VICTOR LIVERNOIS AVANCE COMME VENANT DE MOI, dans sa lettre du 9 mai.

Le public choisira entre l'affirmation de M. Victor Livernois et ma négation.

0° M. Livernois termine sa lettre en exprimant un regret. Est-ce de s'être trouvé dans la pénible obligation de souffleter un ami, un prêtre, un ancien directeur, un Vicaire Général, en lui donnant un démenti public sans nécessité, et sans provocation? La chose aurait paru

naturelle à tout autre. Mais ce n'est pas ce qui afflige M. Livernois

dans cette affaire: c'est évident, puisqu'il l’a fait bien volontairement, — Quel est donc l'objet du regret de M. Victor Livernois? C'est que cette question (la correspondance entre M. Landry et moi) “ soit jetée par la voie de la presse en pâture au public, au lieu de venir devant l'Evêque ou l'Officialité, ,

Sans doute, c'est M. ie Dr Landry qu'il blâme de n'avoir pas parlé à l'Evêque ou à l'Officialité? — Pas du tout: c'est moi!

Il est vrai que, depuis plusieurs années, on me dénonce, non à l’Evêque, mais à un cercle choisi d'amis, bons colporteurs, qui répandent cette nouvelle, à bon escient, dans la Province. — A cela, pas de mal! -—— Mais qu'un dignitaire ecclésiastique proteste publiquement contre le tort que l’on veut faire, en dessous, à sa réputation: la religion de M. Livernois se révolte!

Attaquer la réputation d'un Vicaire Général: permis de ne pas le faire devant l'Officialité, pourvu que ce soit devant un public choisi, Mais qu'un Vicaire Général veuille protester de son innocence: halte-lh! pas devant le public, mais devant l'Officialité! — C'est comme cela que M. Victor Livernois entend la devise: Zn manifestatione veritatis.

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6° On me demandera, peut-être, pourquoi j'ai attaché de l'importance à ce qui, réellement, en méritait si peu? La raison en est que je ne suis qu'un point de mire apparent. Je l'ai déjà dit: on vise plus haut que moi. Il y a aussi, derrière M. Livernois, toute une organisation qui, si elle n'est pas franc-maçonnique, n'en est pas moins active.

Il y a un courant d'idées dont on considère l'Université Laval comme la clef de voûte: et ce courant d'idées est regardé par l'organisation susdite comme dangercux pour la religion! L'appui de Mgr l'Archevêque, des Congrégations romaines, du Pape lui-même, ne suffit pas pour rassurer ces esprits inquiets et remuants. Persuadés qu'on a trompé le Saint-Siège, ceux-ci sont constamment à l'affût, dans l'espérance de découvrir quelque erreur dans ceux qu'ils appellent leurs adversaires ! Quelle joie quand ils croient avoir fait une découverte!

Depuis longtemps mon cas leur était connu; mais il était si maigre qu'ils auraient bien voulu en trouver d'autres. Aussi, tant qu'ils ont eu l'espoir de voir l'Université perdre à Rome, ils m'ont laissé de côté, — Hélas! décret sur décret, et toujours favorables à l'Université! — Quand, enfin, est arrivé le dernier, si explicite, on pouvait croire que tout était terminé. C'est, en effet, ce que pensaient les âmes honnêtes. Eh bien! un de la bande, dans un de ces moments où, sous l'impression vive du

sentiment, la bouche parle de l'abondance du cœur, ne put s'empêcher

de s'écrier: C’est vrai, c’est un décret auquel il faut se soumettre ; mais nous saurons bien nous rattraper sur un autre point, et ça va recommencer !

Ils n’ont pas cherché longtemps: ils m'avaient ! Aussi est-ce dans les derniers mois que la propagande a été la plus active. Ils ont donc entrepris de »e démolir, afin de pouvoir dire à Rome: “ Vous voyez bien que vous avez été trompés: Voyez ces hommes de Laval, ce qu'ils sont. — D'ailleurs, après moi, un autre. Le mot d'ordre est donné: delenda est Carthago!

Qui habet aures audiendi, audiat.

C'est pour cela que j'ai dû, malgré moi, attacher quelque importance à la lettre de M. Victor Livernois. Bien que ce monsieur se croie une MISSION, et se prenne au sérieux, il ne s’en suit pas qu'il en ait une, ni qu'il faille donner dans son illusion.

Enfin, pour compléter cette réponse qui est finale, un dernier mot à MM. Landry et Livernois, ainsi qu'à tous ceux qui doivent les appuyer.

On exploite contre moi des conversations privées, dans lesquelles

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il n'y a pas d'autres témoins que mon accusateur et moi. — Mettons que nos affirmations se valent. Il n'y a donc, pour décider entre nous, que les p:obabilités et le bon sens. Eh bien! je le demande, est-il probable que moi, prêtre, quelque ignorant que je puisse être, jugé cependant capable de fonctions occlésiastiques importantes, j'aie pu penser et dire que ce n'est pas un péché grave pour un catholique d'être francmaçon, lorsque je suis obligé de refuser l'absolution, même à l'article de la mort, au catholique qui ne voudruit pas renoncer à faire partie de sociétés secrètes défendues par l'Eglise ?

Voilà la réflexion que je livre en terminant aux gens de bon sens et aux véritables catholiques! Elle suffira. — Quant aux autres, que veut-on que j'y fasse?

Vous remerciant, monsieur le rédacteur, de l'hospitalité de votre Journal,

J'ai l'honneur d'être, Votre humble serviteur, T, E. Haner, PM, Québec, 16 mai 1883.

Déclaration assermentée et réponse de M. Livernois.

PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE QUÉBEC ARCHIDIOCÈSE DE QUÉBEC

Tribunal de l’Officialité.

Je soussigné, Victor Livernois, de la ville de Québec, avocat, étant dûment assermenté, dépose et dit:

Que tous les faits et allégués contenus:

1° En ma lettre du neuf mai dernier adressée au Dr Landry et publiée dans le Journal de Québec, le quatorzième jour du même mois;

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