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mandement qui a été lu dimanche dernier dans toutes les églises, comme nos lecteurs ont dû l'entendre lire, pour condamner, sous peine de péché grave, tous ceux qui se permettraient à l'avenir de lancer ou répéter certaines accusations.
Sur réception de la lettre du Révérend M. Roussel, M. Landry, notre député, pour venger son pauvre père et craignant, sans doute, qu'au Séminaire de Québec on fit un franc-maçon de son fils, se hâta d'aller le retirer ; regardant, en même temps, le Séminaire et l'Université comme indignes d’être chargés de l'éducation d'un sujet aussi précieux.
Le fils à M. Philippe Landry est maintenant à Beauport avec son père et Ci, son grand-père le Dr Landry qui lui enseigne la philosophie et les dogmes de la religion catholique, dogmes entièrement opposés à ceux enseignés au Séminaire et à l'Université, car ils défendent d’être francs-maçons, ce que l'on ne fait pas dans ces deux dernières institutions, suivant le Docteur. N'est-il pas épouvantable de voir où en sont rendus quelques pauvres individus à Québec ! Ces gens-là, tous conservateurs font partie d'un Cercle prétendu Catholique (le Dr Landry est membre honoraire et M. Philippe Landry Grand Maitre), et c'est sous le manteau de la religion qu'ils sapent par sa base la religion même, en attaquant aussi brutalement l'Archevèque et ses grands vicaires. — Oh! si un libéral, si un rouge en pensait seulement autant, l'enfer serait déjà ouvert pour l'y recevoir ; mais ce sont des conservateurs, des membres du fameux Cercle Catholique qui chantent cela sur tous les toits avec le Dr Landry et son fils Philippe en tête, cela ne fait rien; on dira même en certains quartiers que ces accusations sont fondées, etc. Sépulcres blanchis, allez! Monseigneur vous a bâillonnés aujourd’hui avec son mandement, tous les honnêtes gens vous bâillonneront maintenant avec leur dédain et leur mépris. (1)
(La Sentinelle).
(1) Nous avons souligné nous même les passages les plus saillants. Il est bon d'ajouter que nous avons donné instruction à notre avocat de prendre, devant les tribunaux de l’autorité civile, les procédures nécessaires pour la punition de l’auteur d’un article aussi méchamment libelleux.
4" Lettre de M. Landry au Promoteur de l'Officialité,
Villa Mastaï, 12 juin 1883.
Revd. M. N. Bégin Promoteur de l’Officialité de l’archidiocèse de Québec,
, Québec.
+ Révérend Monsieur,
Je suis venu à la décision de porter plainte contre un des membres du clergé devant le tribunal de l'Officialité de l'archidiocèse de
Lu Québec.
FI Vous m'avez dit, dans une conversation que j'ai eue avec vous samedi dernier, que j'avais le droit de requérir les services d'un avocat.
Je choisis MM. J. G. Bossé et Cyrias Pelletier, tous deux conseillers de la Reine, et je vous demande de les accepter comme mes procureurs.
Je profite de la circonstance pour vous prier de vouloir bien me mettre en possession de tous les documents qui donnent à l'Officialité sa constitution et qui règlent la procédure.
Il y a — je cite un peu de mémoire — un décret de Mgr l'Archevêque établissant l'Officialité, une circulaire au clergé nommant le [s. personnel de ce tribunal, et, si je ne me trompe, un décret de la $. C. des Evêques et Réguliers, publié en 1880, réglant toute la procédure à | suivre.
Puis-je avoir une copie de tous ces documents et de tous autres | documents que vous croiriez nécessaires ?
| Veuillez, s’il vous plaît, accompagner le tout du mémoire des frais encourus, que je solderai de suite.
NS Je demeure, Monsieur le Promoteur,
Votre très humble, (Signé) A.-C.-P.-R. Lanprv.
À Ël à |
4 Réponse du Promoteur de l'Offcialité à M. Landry.
Séminaire de Québec, 13 juin 1883.
Philippe Landry, Ecr. M. P.
Monsieur,
En réponse à votre lettre d'hier, j'ai l'honneur de vous informer que tous les documents concernant l'Officialité sont à votre disposition aux bibliothèques de l'Université et de l'archevêché, où vous aurez la liberté d'en faire prendre copie, aussitôt que vous le désirerez.
À part les trois documents dont vous faites mention dans votre lettre, je vous signalerai aussi le 9° Décret du 6° Concile provincial de Québec. Je ne connais rien autre chose sur ce sujet, sauf le droit canonique qui sert de base générale en cette matière,
Comme je vous l'ai dit samedi dernier, le premier pas à faire, c'est de formuler votre plainte.
Il n'y à aucune raison de ne pas admettre MM. J.-G. Bossé ét Cyrias Pelletier comme vos procureurs devant le tribunal de l'Officialité.
Vous trouverez le Décret de la $. C. des Evêques et Réguliers concernant l'Officialité dans les Acta Sanctae Sedis, XIII, 324.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur,
Votre très humble serviteur, (Signé) L.-N. Béan, P'°, Promoteur de l'Off. métropolitaine.