‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 5 sur 121 · SONT LT MO · texte numérisé non relu

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celui-ci les motifs les plus vils, les plus bas, les plus malhonnêtes qu'on puisse imaginer; d) M. Hamel soutient que le Dr Landry ne s'est pas gèné d'affirmer que le Cardinal Franchi était un franc-maçon; e) M. Hamel. accuse :le Dr Landry, d'être du nombre de ceux

qui prétendent que ur l'Archevèque de Québec ‘est lui-même francmaçon; Re f) Le Dr béni est enfin. accusé d'essayer à amoindrir ou à détruire l'autorité morale se rattachant aux positions occupées par ou qu'occupe encore M. Hamel.

Quant aux injures, il suffit: de lire la correspondance pour y trouver que M. Hamel ne les a guere ménagées. É Ÿ

D'après lui, le Dr Landry serait un entèté, un calomninteur, un homme qui ne sait plus ce qu il dit, un homme qui à perdu l'intelligence ou qui est complètement aveuglé par l'esprit de parti, un fabricateur de nouvelles, un disséminateur de cancans, un démolisseur à la sourdine au zèle malicieux déployé hors de la voie, etc, etc.

C'est là le langage d'un haut fonctionnaire ecclésiastique, comme.il s'intitule lui-même. |

Afin de mieux répandre ses calomnies et ses injures, M. Hamel s'est

adressé à la presse, à l’un des grands journaux de Québec, ayant une

‘circulation étendue. ;

En agissant ainsi, M. Hamel. : aggravé sa faute et il en a ‘com-

mis deux nouveiles:

l° Celle d'enlever à l'Officialité de Québec une cause dont elle était saisie pour ‘la- soumettre au tribunal incompétent de l'opinion

publique :

: 2° Celle de transgresser les ordinances conciliaires et diocésaines qui défendent expressément la ligne de conduite suivie par M. Hämel. Les attaques de M. Hamel contre le Dr Landry ont été interprétées

par la presse et par l'autorité religieuse.

Dans la presse, les journaux conservateurs ont gardé le silence ;, les

journaux libéraux, au contraire, ont fait entendre leurs cris de joie et

s'autorisant de l'exemple donné par M. Hamel, ils ont déversé l'injure et répandu la calomnie contre le Dr Landry.

Suivant ces journaux, c’est le parti conservateur, qu'ils traitent avec dédain du nom de parti ultramontain, qui faisait là la guerre à l'un des rares prêtres appartenant au parti libéral.

Suivant eux, le Dr Landry et le Cercle catholique de Québec oùt accusé M. Hamel d'être franc-maçon, non seulement M. Hamel mais encore S. G. l'Archevèque de Québec, et qui sait? peut-être aussi quelques Cardinaux de la Propagande !!

C'est alors, au moment même où les journaux libéraux remplissaient leurs colonnes de ces inepties que $. G. l'Archevèque de Québec intervient et publie un mandement, en apparence contre: les sociétés secrètes, réellement contre ceux.qui les combattent, et une lettre dans laquelle S. (, dévoile les motifs de la publication de son- mandement et où elle vise aussi clairement que possible le Dr Landry, faussement accusé £ dans ce document d'ayoir porté à la. légère, dans ses conversations et ses écrits, des accusations de franc-maçonnerie contre des membres du clergé.

Voilà un fait d'une extrème gravité,

Un Archevèque, abusant ‘de son autorité pastorale, se sert de l’ arme redoutable d'un mandement épiseopal pour disséminer l'érreur. Dans toutes les paroisses de son diocèse, et dans toutes les chaires de vérité on dénonce le prétendu coupable et on le condamne, sans l'avoir entendu... pour une faute qu'il n'a jamais commise. \

La diffamation est complète. ;

Pourtant, on sait y ajouter encore, et le conseil de l'Université Laval, convoqué en séance extraordinaire et à une heure inaccoutumée, cohdamne à son tour, sans l'entendre, le Dr Landry, qui se trouve expulsé de la faculté de médecine sans même savoir ce dont on l'accuse. :

Ces différentes appréciations des attaques de M. Hamel: établigsént : nettement la gravité de leur nature et toute l'étendue de leur diffnsion. ‘

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