Voici notre réponse
En demandañt, en obtenant et en acceptant l'érection canonique, l'Univeisité Laval s'est inise sous l'autorité immédiate du Saint-Siège.
Les dispositions de la bulle Zuter varias sollicitudines ne Jaissent aucun doute possible sur ce sujet. | L'Université Laval est donc justiciable du St Niége. S'il en était autrement ce ne serait pas une université catholique. Nous maintenons donc les conclusions de notre demande. (Mémoire page 42).
IV Pr
rai
182. Dans son supplément M. Hamel répénd aux quitmsñrensations que nous avons portées contre lui, à la page 32 du Mémoire, aussujet de certaines opinions que nous avons trouvées injurieuses, entachées de libéralisme, quasi blasphématoires. MP
183. M. Hamel admet avoir dit de Mgr l'archevéque qui était un homme trop honnéle pour plaider, maïs il nie avoir ajouté: devant les coégrégations romaines.
Nous produirons à l'enquête le témoignage sous seyAtént de la personne à qui M. Hamel a certainement tenu ce propos. à
Le défaut de mémoire fait oublier !
184 Monsieur Hamel ne sait trop s’il doit nier ou admettre l'accusation d'avoir, au sujet de l'infaillibilite pontificale, fait usage d'un langage inconve-
nant et de nature à laisser croire que la proclamation de ce dogme serait une
véritable folie.
Après quelques hésitations, il offre une explication qu'il aurait mieux fait de donner dans le temps et qui a le grave inconvénient de venir trop tard.
Nous prouverons à l'enquête, parle témoignage de plusieurs prêtres que M. Hamel a réellement prononcé les paroles que nous lui avons prêtées et dans le sens que nous avons indiqué. :
185. Les explications que donne M. Hamel pour se justifier d'avoir dit qu'‘on avait fini à Ronie par comprendre qu'il était désormais inutile de se battre à coups de principes ete.” ne Le justifient nullement : elles le compromettent, au-contraire, car elles soht des plus injurieuses pour les congrégations romaines. Celles-ci, en effet, nous sont représentées par M. Hamel comme n'ayant pas et. vant. l'occupation piémontaise, les lumières suflisantes pour ‘conduire l'église du Canada “En cela, dit-il, l'occupation piémontaise nous aura fait quelque bien et un bien qui restera après cette occupation. ”
Nous doutons que l'on goûte fort à Rome toute la saveur d'une pareille défense, qui devient, dans la bonche de M. Hamel, une accusation des plus gra:
Fe
ves et des plus compromettantes. *“ Loin de nier ces allégations, M. Hamel. los. croit encore vraies et ne les désavoue pas ” (No 315).
Cette admission suffit. Si le tribjnal ne-la trouve pas complète, nous ferons entendre un témoin qui, sous la foi du serment, établira que M. Hamel lui à réellement tenu la conversation que nous avons reproduite.
186. La dernière accusation formulée contre M. Hamel est celle qui a trait au langage tenu par M. le grand-vicaire au sujet des crucifix qui auraient été placés dans les différentes salles dé l'Université à la demande de Mgr Conroy.
M. Hamel explique, à sa façon, les paroles qu'on lui.met dans ln bouche, et cette explication ne manque pas d'une certaine habilité, en ce sens que M. Hamel, fort à propos, se sert de la personne même de Mgr Conrov comme de bouclier.
La petite histoire de M. Hamel est ainsi arrangée qu'on ne peut frapper sur M. le grand-vicaire sans atteindre auparavant la personne de feu le délégué apostolique
M. Hamel à oublié une chose, c'est que la preuve que nons avons à offrir au tribunal n'est pas du tout celle qu'il s'imagine.
187%. Croyant que nous avions un témoin à faire entendre, M. Hamel a uuri ses petits calculs, et il a préparé ce que volontiers il RppelEaE SON HI mum de défense.
Il a continué en cela la mème iitiqhe qu'il a suivie dans sa réponse aux trois accusations précédentes.
Nous avouerons que nous n'avons auuun témoin à faire comparaitre au soutien de notre accusation.
Il en existe cependant s'il faut croire la version de M. Hamel: il va ee jeune homme que sa mémoire—pour ne pas dire son imagination—lui représente passent avec Jui dans la salle du droit et auquel M. Hamel aurait “dif “ sur le même ton que Mgr Conroy et avec la même intention les paroles dont * M. Landry fait semblant d'être scandalisé ? (Nô 319).
Nous avons mieux que ce témoignage oral que nous pourrions invoquer. 158. Nous avons une lettre de M Hamel.
Il-est singulier que M. Hamel, dont la mémoire semble si fidèle et si
fraiche, ait\complétement oublié la lettre suivante, que nous allons substituer
à sa légende.
® Séminaire de Québec, +4 juillet 1879
Cher Monsieur,
Votre bonne lettre du 18 juin est arrivée au milieu du Mental des examens, ce qui m'a mis dans l'impossibilité de vous répondre par le retour du
; — 208 — courrier Queique je n'aie pas encore débarrassé ma table de travail je m'empresse cependant de répondre au moins Le god justum à Vos demandes...
Quand vous reviendrez ici vous nous trouverez tout transformés Il y a maintenant des crucific dans toutes les grandes salles de l'Université. D'après ce que m'a dit Mgr Conroyjil parait qu'on jugeait que c'était une condition d'orthodoxie. Nous n'éetionÿ pas assez pharisiens: nous nous océnpions de
l'intérieur et pas assez de l'extérieur. Vous apprendrez donc avec plaisir que maintenant la jeunesse n'aura plus rien à craindre: il y à des erucifix partout. même dans la salle de Droit ! ;
Toute belle médaille a un revers: voici une mauvaise nouvelle (pour vous) qui va diminuer votre joie. La faculté de Droit a demandé de l'aide pour pouvoir faire ses examens et a consvillé de nommer un aggrégé (non un lrofesseur). Si vous eussiez été ici, vons auriez été deux sur les rangs et la faculté eût eu à choisir entre vous et Mr T. C. Casgrain M. Casgrain se trouvant seul a pu bénéficier sans contestation de l'avantage des circonstances Vous comprenez que cela lui donne une grande chance pour la prochaine vacance parmi les Professeurs.—Ici encore tâchez d'y voir lu Providence.
A Montréal, la faculté de Médecine Fa commencer cet automne sans hôpitaux. Les récaleitrants de l'Ecole ne font plus partie de la faculté. On les a obligés d'opter entre l'une et l'autre; ils n'ont pas voulu opter pour l'Université. fs ont été immédiatement remplacés par d'autres. Myr de Montréal doit
ètre à Paris au moment où vous rêévevrez cette lettre. Il sera heureux de vous voir Re £ Adieu—Croyez moi votre dévoué ami.
Tuos EE. Haut, Ptre."
Cette lettre était adressé à M. Victor Livernois, alors à Paris.
Les commentaires sont parfaitement inutiles.
189. Nous ferons seulement remarquer que cette lettre contredit la légende que nous raconte M. Hamel dans sa défense, sur un point important.
Dans Ja légende, Mgr Conroy parlant de la croix sur l'Université { :
aurait dit :
“Oh! cela, c'est pour l'extérieur: mais à l'éntérienr, vous pourriez bien it
étre payens :
La lettre de M. Hamel dit at contraire:
“ Nous n'étions pas assez pharisiens (d'apres Mgr Conror): nous nous occupions de l'intérieur et pas assez de l'extérieur, ©
La lettre doit être appréciée telle qu'elle est et non autrement, c'est un tont complet qui a été donné et qui a été reçu sans les explications ün peu trop fantaisistes qui accompagnent la légende offerte aujourd'hui par M. Hamel