‹ L’Anesthésie Dentaire Par la Réfrigération ProgressiveChapitre 19 sur 39 · QUATRIÈME DEGRÉ · texte numérisé non relu

QUATRIÈME DEGRÉ

L'usage du Gazotherme dans les cas de quatrième degré se limite aux dents infectées, obturées ou non. atteintes d’arthrite aiguë et que nous voulons trépaner. Le siège de la douleur se trouve ici dans le ligament alvéolo-dentaire, qui est très fortement congestionné. Nous savons combien est pénible pour le patient l’action d’un foret : dans ce cas, le moindre contact, celui de la dent opposée, le choc du miroir de l’opérateur sur la couronne, provoque des douleurs intolérables. Jusqu'au Gazotherme nous étions dépourvus de tout moyen anesthésique pour les éviter ; les injections de liquide anesthésique étaient interdites par suite de l’état congestif de la région. Nous ne pouvions que demander au patient, souffrant depuis déjà vingt-quatre où quarante-huit

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heures d’avoir encore deux ou trois minutes de courage, mais le

courage devait être très grand, car la douleur provoquée par la fraise était aussi très grande.

En raison de la douleur, nos Le ab étaient souvent imparfaites ; nous pouvons maintenant, grâce au Gazotherme, opérer correctement en toute sécurité et sans martyriser le patient.

En refroidissant sérieusement la dent, le froid se propage aux éléments environnants, notamment au ligament alvéolo-dentaire,

provoquant une vaso-constriction intense. Sous l'effet de cette

vaso-constriction, ‘la douleur disparaît instantanément. Cette anesthésie ne dure que le temps où la dent reste froide. Nous profiterons de cette anesthésie pour aller, aussi rapide-

: ment que possible, avec un foret ie (eue trépaner la cham-

bre pulpaire. i

Quoique nous nous trouvions en présence d’une dent morte, nous réchaufferons soigneusement la couronne avant de laisser le patient refermer la bouche. |

, Nous n'aurons pas à observer ici | les Ro que nous

. avons prises. au début de l'intervention dans les cas de second

et troisième degré : Inutile de réchauffer au début, inutile d’émettre l’acide carbonique doucement pour commencer, étant donné

que nous n’avons à craindre aucune mortification pulpaire. Notre

malade souffre et nous comptons justement sur le froid pour le calmer. Nous pouvons, dès le début, faire de grandes émissions d'acide carbonique.

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