VÉRIFICATION DE LA POSITION DE L’AIGUILLE
Par des manœuvres pratiquées dans le conduit même de l’aiguille, on peut imaginer de nombreuses méthodes de vérification. Il semble que la méthode du manomètre soit la plus précise. On la réalise de la façon suivante. On remplace le mandrin par un petit tube de même calibre que lui, pouvant dépasser la pointe de l'aiguille. L’une de ses extrémités est mousse et présente un orifice latéral. L'autre extrémité est reliée à un manomètre à eau. On introduit le tube dans la lumière de l’aiguille. Quand il déprime la dure-mère, il crée le cône de dépression dont nous avons parlé, et fait dévier le manomètre (fig. 11). En même temps que la déviation manométrique, on a une sensation tactile de résistance pro-
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gressive. À chaque fois que l’on déprime la duremère, à chaque fois on voit le manomètre dévier. Cette méthode nous a donné des résultats beaucoup plus réguliers que la méthode de Bonnior. Surtout
lga ment : jaune. lgament inder épineux.
dure mère. \ | Peau (l
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œil latéral F1G. 11. — Le manärin mousse est creux, déprime la dure-mère et fait dévier le manomètre.
elle nous a donné une impression de sécurité beaucoup plus grande, car non seulement on a la certitude que la dure-mère n’est pas perforée, mais encore on peut préciser la position exacte de la pointe de l’aiguille.
I1 suffit de repérer le moment où l’extrémité du tube se trouve à la pointe de l’aiguille, le moment où se produit la déviation manométrique. Par différence,
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on aura la distance qui sépare la pointe de l’aiguille de la dure-mère.
C’est dire que cetté méthode peut fournir des renseignements très précis. Elle permet d’injecter la solution anesthésique sans aucun risque d'injection sous-arachnoïdienne.
La réalisation pratique de cette technique pose une série de problèmes théoriquement secondaires qui sont cependant d’une importance capitale, car ils éviteront de nombreux échecs.