GEORGE SAND
Comme intellectualité imaginative et sentimentale, le thème de G. Sand est l’un des plus complets et des plus harmoniques que nous possédions parmi les cinq ou six cents contemporains célèbres de notre recueil. Les femmes de génie sont assez rares pour que l’on s’attende à trouver là quelque chose de très particulier.
Si le génie n’est pas uniquement d’essence astrale, il est pourtant manifeste qu’il correspond à des harmonies exceptionnelles.
Caractère, h- Notons d’abord la répartition des planètes avec As et MG sur toutes les triplicités, montrant une grande universalité de tendances; puis leurs rayons harmoniques de dix aspects trigones et de neuf aspects sextiles formant deux triangles équilatéraux dont l’un en triplicité d'air est presque doublé : tout le génie du grand écrivain idéaliste paraît être là au point de vue astrologique.
As 3 y Jjf. — L ’ascendant est aussi favorable que possible, pour la journée de nativité. La fin du Verseau est une des régions les meilleures. Ses aspects probables de trigonesavec Jupiter, Mercure et Soleil, et son sextile de la Lune le rehaussent encore beaucoup. Sa quadrature de Mars faible, ne peut guère le maléficier dans la résultante des autres notes (Mars est en exil et à la fin de la maison II).
— La Lune vers la fin de la maison I a une intensité moyenne, mais elle est glorieuse comme aspects :
Ses sextiles de l’ascendant, de Mercure et du Soleil,
ses trigones de Vénus et du MG, son opposition de Jupiter et ses parallèles de Vénus, de Mercure et de Neptune la rendent très riche d’étoffe.
Sa seule note légèrement mauvaise est le parallèle de Mars, à peu près négligeable en face de toutes les autres.
— Mercure est la planète la plus remarquable et domine le thème. Angulaire et en maison céleste, il est harmonique et très puissant. Ses trigones avec As, Uranus et Jupiter, puis ses sextiles avec la Lune et Vénus montrent une capacité peu ordinaire. Ses dissonances partielles du parallèle de Mars, et surtout de la quadrature de Saturne, apportent vraisemblablement ici de l’activité mentale, en même temps que le besoin d’analyse.
— Uranus est en cardinale, et ses 'aspects de trigone avec Mercure et de sextile avec Vénus, sont des notes de brillante imagination.
Ln somme, les significateurs intellectuels sont excellents sous tous les rapports, et offrent surtout des liaisons harmoniques de premier ordre.
O — Le Soleil est la planète la moins bénéfique, mais aussi la plus faible avec Mars. Ses seuls bons rayons sont ceux de la Lune (réception réciproque) et ceux de Jupiter; ces derniers à 13 ou 11 degrés près sont assez faibles, et les quadratures de Saturne et d’Uranus lui donnent plutôt une résultante fâcheuse ; d’autre part, en maison V il a peu d'intensité. Ce Soleil n’est pas celui d’une personne ambitieuse ou favorisée par le sort; mais il n’est pas
assez puissant pour enrayer les hautes aspirations marquées par les signiücateurs du caractère.
Planètes diverses. — Vénus, presque angulaire, est en aspect avec toutes les planètes, sauf le Soleil et Saturne. Ses harmonies avec la Lune, Mercure et Jupiter sont des notes d’art prononcées, et son sextile d’Uranus indique des facultés musicales. Vénus en quadrature et parallèle de Mars (avec réception vénusienne, Mars étant dans le Taureau) est une note sensuelle très favorable à la passion du sentiment, étant donné le plan des facultés où elle joue son rôle.
Les harmonies vénusiennes, données par le trigone et le parallèle de la Lune, ainsi que par le sextile de Mercure, produisent ici une grande bienveillance du caractère et plutôt de la douceur, car Mars est faible.
— Jupiter , par ses harmonies avec Mercure et Vénus, accentue beaucoup les aspirations idéalistes. Son opposition de la Lune est une note de gaieté, voilée sous la mélancolie saturnienne qui la domine.
— Saturne, en cardinale et en réception de Mercure envoie à celui-ci des rayons assez importants de quadrature, quoique à 9 degrés près. Son trigone de Mars apporte au caractère un courage réfléchi, de la persévérance et la possession de soi-même.
Mars faible dénote un caractère moins porté à
l'action qu'à la pensée.
Planète et maîtres de la maison I. — Le maître de I est Saturne qui est plutôt bon en valeur propre^ quoique en légère dissonance avec Mercure et le Soleil.
Le signe des Poissons étant compris en entier dans la maison I. Jupiter devra être considéré, autant que Saturne, comme gouvernant cette maison. Il est essentiellement harmonique dans le thème par son sextile de Vénus (avec réception.)
Toutes les planètes sont en aspect avec l’un au moins des deux maîtres de 1, et la plupart en liaison avec As.
— Des notes multiples d’intellectualité supérieure sont donc manifestes; elles montrent une imagination idéaliste capable de progresser sans cesse à travers beaucoup d’universalité de tendances, comme l’ont prouvé dans l’œuvre de l’écrivain toutes ses conceptions sur l’art, la philosophie, l’amour, la poésie de la nature, etc. La faculté d’analyse pouvait avoir des faiblesses, mais le souci de la raison et du réel devait accompagner le mouvement passionnel à ses plus hauts sommets. George Sand a toujours cherché à élever le réel à l’idéal possible, sans vouloir reconnaître à tout ce qui est réel le droit d’entraver l’idéal. Sa correspondance avec Flaubert en particulier montre assez nettement quelles étaient ses opinions là dessus, ainsi què la valeur de son esprit spéculatif. Si elle n’a pas toujours atteint son but, elle l’a du moins toujours cherché.
Du côté imaginatif et sentimental, l’étoffe des facultés est d'une harmonie exceptionnelle : un caractère impressionnable et d’une grande sincérité devait en résulter. — Sa bienveillance naturelle, qui est notoire, fut la principale source de ses faiblesses.
La sensualité et l’attrait pour les plaisirs matériels se joignaientà l’ensemble des tendances spiritualistes. Des luttes passionnelles étaient donc à prévoir; mais le grand fond d’harmonie qui l’emportait pouvait prévenir l’écueil de la philosophie d’excuse. Une des thèses favorites de l’écrivain était que l’homme doit s’élever à la philosophie et non la rabaisser à lui.
— La dissonance partielle du Soleil explique un peu les controverses psychologiques sur G. Sand : sa notoriété d’esprit a été due avant tout à la pensée solitaire, à son besoin d’idéal et au travail personnel étranger à toute ambition proprement dite; elle eut à vaincre beaucoup d’orages du cœur et de profonds découragements. Sa célébrité ne s’est pas établie fatalement, comme chez Balzac par exemple, qui, bien qu’étant un intellectuel et un laborieux, était avant tout le type du solarien : beaucoup moins animé par le souci de la logique et de l’idéal philosophique que par le besoin d’ambition — légitime d’ailleurs, — et de rayonnement qui s’impose.
Ceux qui arrivent à la célébrité par leurs signifi cateurs d’intellectaalitè sont beaucoup plus rares que ceux dont la bonne étoile réside dans les significateurs de destinée (Soleil surtout.) Les plus forts correspondraient aux significateurs des deux sortes également glorifiés; mais la chose n’est pas très courante, la perfection étant difficile à trouver.
Dans le thème de G. Sand, Saturne puissant avec Mars et le Soleil faibles, expliquent encore l’apathie extérieure de son caractère, fort mal compris par beau-
coup, ainsi que sa gêne et sa timidité habituelles, vis-à-vis de ceux qui ne lui étaient pas sympathiques. De là la paresse contemplative dont quelques-uns l’ont accusée.
Mais tout initié au langage planétaire sera frappé à première vue par les aspirations exprimées dans son thème. — Cette figure céleste a au moins l’avantage, dans la pureté de son expression, de n’être entachée d’aucune partialité, et de ne pas rester vague comme le langage des mots qui varie tant de portée avec chacun. Il est vrai que l’interprétation des données astronomiques est loin d’écarter toute discussion ; mais sur les grandes lignes les astrologues tombent forcément d’accord.
Les contrôles sur l’interprétation astrologique sont faciles et le suivant est à noter : un de nos amis, très versé en astrologie, — M r G. C. —auquel nous avions présenté le ciel de nativité de G. Sand, écrivit ces quelques traits d’ensemble sans soupçonner la personne visée :
« Esprit brillant et ingénieux. — Profondeur et fermeté du jugement. — Activité intellectuelle. — Spiritualité élevée. — Indépendance de l’esprit. — Grande bonté et grande bienveillance. — Sensibilité très développée. — Caractère aimant, impressionnable, éloigné de tout ce qui est bas et vulgaire. — Sensualité et attrait pour les plaisirs matériels. — Imagination et raison. »
Certains critiques n'eussent jamais dit de M me Sand que « c'était ses liaisons qui lui avaient orné l’esprit »
s’ils avaient connu les lumières du langage astral ! Il est probable que le contact des gens célèbres a pu favoriser l'essor de ses tendances, mais cela n’est nullement particulier à son talent. Son génie idéaliste était bien à elle, et supérieur en harmonie à la plupart de ceux qu’elle a connus. Telle est la conclusion qui s’impose en psychologie astrale.
Santé -+- L’As, on l’a vu, a une résultante harmonique et marque le principal significateur vital. La Lune est très bonne, ce qui renforce encore la constitution physique. Le Soleil seul est de résultante mixte et plutôt mauvaise ; mais sa faible intensité en maison Y lui donnait un rôle secondaire. — On verra plus loin cependant qu’il intervient dans les directions de la mort.
Destinée h- Le Soleil indiquait peu de bon comme destinée. Les mauvais rayons qu’il reçoit des planètes en maison Vit (qu’il gouverne) sont bien caractéristiques des déboires dans la vie conjugale. La présence seule de Saturne et d’Uranus en VII pouvait les faire supposer; ces deux planètes maléûciant de plus le significateur de mariage, les luttes de ce côté étaient des plus probables.
— La Lune marque ici une grande puissance d’aspiration et harmonise Mercure qui est le nœud principal des facultés.
— As est très bon, si l’heure admise est exacte, ce que tend à prouver plusieurs considérations astrologiques.
— MC, avec ses trigones de la Lune et de Vénus
et ses sextiles de Jupiter et d’Uranus, est favorable à la réussite. Son maître, Jupiter, qui gouverne également la maison I, a une valeur très bénéfique.
Atavisme astral -+- Les figures suivantes montrent l’atavisme d’une note brillante comme intelleclualité se perpétuant sans arrêt à travers cinq générations successives, depuis la fille du maréchal de Saxe : le trigone de Mercure et d'Uranus, qui apparaît comme une des notes les plus saillantes chez G. Sand, se trouve en triplicité d’air dans les trois premiers exemples, et de plus en maison cardinale chez cette dernière.
Le frère de G. Sand mort en bas âge (Louis Dupin) avait comme elle le trigone héréditaire.
Parmi les deux enfants de G. Sand, sa fille seule, M me Clésinger, le possède. — Mais son fils Maurice Sand, chez lequel il est absent, le transmeta l’une de ses deux filles (dont la mère le possédait). — Les lois d’atavisme et de rapprochement sympathique des individus se confondent souvent.
A d’autres égards l’horoscope de Maurice Sand offre des analogies ataviques que montre la figure ci-dessous :
Le thème présente avec celui de la mère les coïncidences suivantes :
Le Soleil et Vénus sont aux mêmes lieux du zodiaque.
— Mercure est dans les Gémeaux chez les deux.
— Mercure est en sextile avec Vénus.
— Mercure est en parallèle avec Mars.
—• Jupiter est en sextile avec Vénus.
— Le Soleil est maléficié par Uranus, en quadrature chez la mère et en opposition chez le fils.
| Yncuvùc*. /&‘2 3 —( Civvl'fîvr"
. -Vil VPcO
— La Lune est en opposition de Jupiter chez la mère, et en quadrature chez le fils (deux aspects à peu près équivalents). *
Sympathie astrale + Entre autres remarques saillantes, notons Jules Sandeau, Alfred de Musset et Sainte-Beuve ayant tous le même ascendant que G. Sand (note d’attraction prononcée). Nous renvoyons le lecteur au thème d’Alfred de Musset cité dans « Influence astrale » et qui montre encore d'autres traits de sympathie complexe, sur lesquels une longue étude serait à faire.
Périodes d'influences ■+■■ L’époque de son évolution
littéraire commence vers 1829 et 1830 avec le transit de Jupiter sur le MG (à la fois de révolution et de nativité), et sous l’influence probable des directions suivantes :
’©*$c = 23 — As A$<i — 23 - As = 23,3
Jupiter passait sur le milieu du ciel vers la fin de l’année 1829.
— En 1831, où elle devient célèbre avec son roman « d'Indiana », Jupiter était en transit sur As de nativité.
— En 1833 et 1834, époque de son voyage à Venise et des publications qui les rangèrent au rang des premiers écrivains, Jupiter était en transit sur la Lune de nativité.
Nous ne nous étendrons pas davantage sur son
évolution intellectuelle. Il faudrait tout un volume pour la suivre année par année à travers les astres.
— L’année 1876 où elle meurt est principalement, caractérisée par le transit de Saturne sur As. On a
vu que l'As, facteur principal de vitalité, était ici gouverné par Saturne.
Les directions vers cette époque étaient les suivantes :
GcPÿo = 71,2 0Pÿc = 72 ©H©< = 72.3 © P1 > = 73 ©Pt),; = 73 ©□©,; = 74 - As Rfr.i = 72.3,
Elles avaient trait à Saturne et As ; puis au Soleil, à Saturne et à Uranus se maléficiant réciproquement.
Quant à Mars, il vient apporter son concours en révolution solaire par son opposition et son parai-
lèle exact avec la lune — opposition qui s’exerce en quadrature de Saturne de nativité.
On voit qu’au jour de la mort, la Lune revient en
opposition de Mars ; ce dernier étant arrivé à la place du Soleil de nativité.
Le Soleil était en quadrature de Saturne pendant les premiers jours de juin. L’heure approximative de la mort correspond à un Ascendant en opposition de celui de nativité et de Saturne du transit.
Ici comme toujours, le jeu des dissonances entre Saturne, Mars, Soleil, Lune et As semble passer par un maximum dans les directions, la révolution solaire et les transits.
Caractère. -+- Ce thème est un exemple précieux par les côtés saillants du caractère frappant à première vue : Mars est angulaire dans le fond du ciel, en quadrature sur la triple conjonction de Soleil, Mercure et Lune qui se trouvent dans le Capricorne (où Mars a son exaltation.) — Jupiter, qui est eu maison céleste, envoie sur la dite conjonction des rayons de sextile qui la relevent : tout Proudhon semble dans ces deux notes là, très puissantes et montrant deux courants opposés capables d’engendrer la passion combative et une certaine violence, car la dissonance martienne l’emporte trop sur l’harmonie jupitérienne propre à donner ici quelque entrain des facultés.
Si ce ciel de nativité peut caractériser plusieurs individus avec vraisemblance, il serait impossible qu’il fût celui d’un doux et d’un. sentimehtal sans indépendance combative du caractère.
Les significateurs intellectuels sont très particuliers :
La conjonction de Lune et Mercure en maison saturnienne (Capricorne) est un excellent aspect pour la capacité générale de l’esprit : avec rayons majeurs de Jupiter, Mars et Saturne, cette conjonction, malgré l’intensité assez faible de la maison VI, montre une intelligence vigoureuse et étoilée ; tous les aspects précédents ont lieu avec réception. La quadrature de Mars prédominant par sa position angulaire, donne l’esprit critique et agressif, avec des alternances de logique saturnienne et de turbulence
martienne très fréquentes. Un manque de mesure en toutes choses est à prévoir — pouvant très bien s’allier à une grande honorabilité du caractère sous certains rapports; Jupiter en dignité et en sextile sur les trois planètes de la conjonction, doit faire sentir son rôle bénéfique. — L’aspect parallèle entre Jupiter et Mars accentue la combativité (comme toute liaison entre ces deux planètes).
— Vénus en maison VIII et presque solitaire, sans aucune liaison avec les significateurs du caractère autres qu’Uranus, tend à prouver peu de douceur et de sentimentalité.
— L’ Ascendant est quelconque et manque de liaisons planétaires. Ses deux seuls aspects, avec Mars et Uranus, ne font ici que rehausser l’importance de ces deux planètes.
— Uranus est très puissant et d’une grande harmonie avec ses trigones de Vénus et de Jupiter. Son aspect, quoique faible, de parallèle avec la Lune, augmente aussi sa valeur. Uranus marque ici une aspiration idéaliste assez élevée, malheureusement mise au service d’une étoffe trop dissonante des facultés fondamentales.
Il peut cependant donner un esprit spéculatif et indépendant, capable d’apporter des lueurs intermittentes de génie.
— Le Soleil, en conjonction avec la Lune et Mercure, a une valeur mixte comme eux et rend probables des luttes nombreuses.
Destinée et santé. -+- L’As est neutre, mais, gouverné
par le Soleil, il donne à celui-ci le principal rôle dans la destinée.
MU est gouverné par Mars en opposition avec lui ; en quadrature avec la triple conjonction du Capricorne, et sans aucun secours des planètes bénéfiques, il n’indique pas d’issue très glorieuse du côté de la destinée.
Le Soleil et la Lune, qui restent à considérer, ont un caractère mitigé sur lequel on ne saurait guère se prononcer d’avance. Une nouvelle lune en quadrature de Mars aussi violent est très néfaste, mais le sextile
de Jupiter peut sauver en partie la situation.
11 faut noter ici que Jupiter et Vénus sont en dignité et pourront avoir un rôle protecteur assez important dans les révolutions solaires. Tout le bon côté de l’ascension viendra de là ; mais il aura de la peine à s’équilibrer avec le mauvais. On pouvait nettement prévoir chez Proudhon une existence très mouvementée.
Cet horoscope typique, nous a encore valu un contrôle toujours utile à consigner : devant la figure de ce ciel, l’astrologue de nos amis, M. G. C.. indiqua ces quelques traits d’ensemble, sans soupçonner le personnage visé : « Homme un peu violent, enclin à la malice, fort intelligent et très orgueilleux, mais d’une loyauté absolue. Existence très curieuse : des honneurs et des ennuis en quantité, puis de violents chagrins qui l’ont fait mourir. En somme, plus de mal que de bien dans cette destinée. »
— La santé, sans être précaire, est donnée par des
significateurs douteux. La conjonction des luminaires en maison VI n’est pas très bonne. Quant à As, il n’a aucun rayon bénéfique proprement dit. Gomme le Soleil est maître de As il marquera sans doute avec celui-ci la vitalité physique.
Périodes d'influences. -+■ La mort de Proudhon survint à 56 ans, le 26 janvier 1865. En calculant toutes les directions maléfiques de 40 ans jusqu’à 60, on trouve les résultats suivants :
— As Pa*rf - 49,7
+ MC □ t),. = 51,2
+ As = 5G,6
© cfh
De 40à 50 ans on ne voit apparaître qu’une direction fâcheuse isolée vers la 46 e ou 47“ année. Mais les révolutions solaires des années 1854 et 1855 qui leur correspondent offrent peu d'aspects mauvais de Mars et de Saturne ; de plus, le transit de Jupiter sur le Soleil et la Lune pendant 1854 était un puissant auxiliaire bénéfique. En 1855, la révolution solaire donnée par les éphémérides montre Jupiter et Vénus en conjonction avec le Soleil, ce qui peut sauver tout. On pouvait donc prévoir comme premier orage vital important, au-delà de 40 ans, la période qui s’étend de 51 à 58 ans environ, marquée par un « train » de directions maléfiques qui se suivent de près. Le Soleil et l’As étant dans le thème les deux
— loü —
principaux significateurs de la constitution physique, l’observation devait porter principalement sur les trois dernières directions pouvant avoir trait à la période de 54 à 58 ans.
La direction ©</t»c = 57,8 devait particulièrement attirer l’attention comme une des plus dangereuses de tout le thème ; elle correspondit à peu de chose près à l’orage final :
Pour 54 ans, c’est-à-dire pour l’année 1863, les éphémérides donnent une révolution solaire peu inquiétante à cause des positions secondaires de Mars et de Saturne, et de la conjonction de Vénus et du Soleil.
Pour 55 ans la révolution solaire de 1864 montre encore Mars et Saturne en positions secondaires, quoique Saturne arrive en quadrature du Soleil; mais Jupiter dans l’As de la révolution et en sextile du Soleil peut tout relever.
— Pour 56 ans la révolution solaire de 1865, que nous donnons, est toute autre que les précédentes.
Le Soleil, la Lune et l’As, qui ne sont plus ici protégés, ont tous la plus grande dissonance, et Mars est angulaire, précisément au fond du ciel comme en nativité.
Les révolutions solaires de 1866 et 1867, marquant les âges de 57 et 58 ans, n'étaient pas non plus exemptes de rayons dangereux. Nous ne reproduisons pas les figures qu’on peut aisément tirer des éphémérides. De ces deux thèmes l’un, celui de 1866, montrait
Vénus et Jupiter en conjonction avec le Soleil, ce qui pouvait l’écarter de l'analyse ; quant à celui de 1867,
les luminaires étaient très mauvais, mais Mars et Saturne n’étaient pas angulaires.
— Revenons à la révolution solaire de l’année de mort; elle marque la plus franche déshai'monie vitale, avec Saturne en exaltation et en maison VIII (maison de la mort) envoyant des rayons de quadrature sur le Soleil et sur l’As de révolution. Mars angulaire est en quadrature avec la Lune de révolution. Relativement au thème de la nativité, nous trouvons par comparaison : les deux ascendants en opposition ; la Lune de révolution en quadrature de Saturne de nativité, et la Lune de nativité en quadrature de Saturne de révolution ; MC de révolution est à la
place de Saturne de nativité et MG de nativité en opposition de Saturne de révolution.
La présence de Jupiter, dans sa maison céleste (Sagittaire) et en trigone de l’As de nativité, pouvait atténuer les influences néfastes mais ne suffisait pas à détruire la violence de Mars angulaire et de toutes les autres dissonances énoncées.
Les transits de la mort, survenue quelques jours
après l’anniversaire, montrent l’importance de la conjonction des luminaires comme signification vitale.
La mort tombe juste au moment de l’arrivée de la Lune à la place de la grande conjonction de nativité. De plus, le trensit actuel de cette conjonction dangereuse s’opère en pleine quadrature de Saturne,
le Soleil ayant avancé en se trouvant en parallèle exact de Saturne de nativité, en conjonction de l'As de la révolution, et en opposition de l’As de la nativité. Mars restait toujours à sa place maléfique de la révolution solaire.
En somme, le jeu des influx maléfiques a trait à la conjonction du Soleil et de la Lune revenant à la mort à la même place zodiacale qu’à la nativité, mais maléficiée par la quadrature de Saturne au lieu de l'être par celle de Mars ; — Mars dans la révolution solaire ayant repris son rôle dominateur au fond du ciel.