EXERCICES DE LECTURE
que leur lecture Joit êlre subordonnée à celle des recueils de x choisis intéressants et bien gradués (1).
AprËs avoir la plusieurs fois et avec beaucoup d
suivante, l'élève indiquera oralement ou par écrit :
S'* Les remarquei importantes auxquelles le stjle de l'ai
Bonne vieille, que fais-lu là?
Il fait assez chaud sans cela.
Tu peux laisser tomber la ilammei Méniige Ion bois, pauvre feoime.
Je suis séché, je n'ai plas froid.
Mais tiïe, qui ne veut m'entcndre, Met un fagot, range la cendre :
I ChaLifTâ-toi. soldat, chaufTe-toi ! >
Bonne vieille, je n'ai pas faim.
(îarileton jambon et ton vin; J'ai mangé la soupe à l'étape.
Veux-'.u bien m'ôter celte nappe!
C'est trop bon et trop beau pour moi.
Mais elle, qui n'en veut rien faire.
Taille mon pain, i-emplit mon verre :
€ Kefais-toi, soldat, refais toil >
Bonne vieille, pour qui ces draps?.
Par ma foi, tu n'y penses pas 1 Et ton étable? et celte paille Où l'on fait son lit à sa taille?
Je dormirai là comme un roi.
Mais elle, qui n'en veut démordre, Place les draps, met tout en ordre :
I Couihe-toi, soldat, couche-toi! >
Le joLr vient, le départ aussi.
Allons ! adieu... Mais qu'est ceci?
Mon sac est plus lourd que la veille...
M croyons Ciie utile aux nigilrct en leur rippeltnl Ve, i .par M. Clupial: Noiilii de iiltéralure frarlfaUe
184 ExraCICES DE LECTURE.
Ah I bonne hôlesse ! Ah ! chère vieille !
Pourquoi tant me gâler, pourquoi?
Et la bonne vieille de dire,
Moitié larme, moitié sourire :
< J'ai mon gars soldat comme toi I >
(Paul DiRouLÉoE.)
Modèle do devoir. — Le plan du Bon gîte est on ne peut plus simple. Deux personnes sont en présence : un soldiit envoyé en cantonnement, i l'époque des grandes manœuvres, et la bonne vieille, son hôtesse. Sans préambule, le dialogue s'engage. Chaque strophe est le développemeni d'une seule idée. Les trois premières correspondeut aux (rois grandes préoccupations matérielles du soldat en campagne, le feu, la table et le lit. La quatrième strophe forme conclusion. Avant lu départ, la bonne vieille, qui jusqu'alors n'a point voulu expliquer à son hôte sa façon d'agir, lui donne le motde l'énigme : son (\[s aussi est au régiment !
Le style, rapide, simple, naturel, est en parfaite harmonie avec le sujet. Ne retruuve-t-on pas ici dans sa rondeur, avec sa brusquerie joyeuse qui n'exclut ni la délicatesse ni la sensibilité, le langage du soldat français? Et ta bonne vieille, si active et si dévouée, comme elle est touchante dans les soins maternels qu'elle impose à son hâte!
La conlidence qu'elle fait au moment de la séparation : a J'ai mon gars soldat comme loi! * ne laisse-t-elle pas deviner toutes les pensées qui hantent son cœur? Son fils est soldat comme l'inconnu qu'elle reçoit. Ne s'îmagine-t-elle pas an peu que c'est son flisqu'elle gâte elclioie? et n'espère-t-elle pas qu'une autreinère, à son (our, fera pour son enfant, dans une circonstance semblable, ce qu'elle est si heureuse de faire elle-même?
Même exercice que le précédent, sur le morceau ialiiulc : In Village abandonné. (V. page i.)
Exercice S28 lUènie exercice que le précédent, sur le morceau intitula l.inot. IV. page 118.)
Exercice 529
, Exercice 530
Même exercics que le précédent, sur le morceau intitulé : Un Repai eltei tes Gaulois. (V. p»ge *).}
Exercice 531 Même exercice quels précédent, sur le morceau intitulé: LMbeiiJe et ia fourni. (V.pageïl-)
Exercice 532 Même exercice que le précédent, sur le loorceBu intitulé : Les Laboureurs. (V. pt^etf.)
Exercice 533 Même exercice que le précédent, sur le morceau intitulé : Le Soldat (V. page 28.) .
Exercice 534 Même exercice que le précédent, avec le morceau intitulé ; Sur la traite des Xégru. (V. page 5i.)
EXERCICES DE REDACTION
Exercice 536
Lire une seule toia, maia bien attentivement, la rédaction suivante. Établir le caiierai de cette rédaction : 1" sans le secours du livre;. 2» en contralant et rectifiant, à l'aide du texte imprimé, la première
Celait en 1371, après les borreurs del'iDvasian.
Victor Hugo, le grand poêle, emmenant avec lui ses petits afantSjGeorfesel Jeanne, voulut voir les villes de l'Est, boni -
rdées parles obus prussiens. H se rendit à Thionville, que
n p*re. lo général Hugo, avait glorieusement défendu en 8U.
Ijii jour, le petit Georges se trouvait avec sa bonne dans la «:r dcTiiôtel ofi cinil defrcuilii U poêle.
II jouait.
Près de lui vint à passer un général prussien qui, voyant sa bonne mine et sa gentillesse, s'appiocha el lui iliL d'un ion 1res doux et foit engageant ;
— Voulez-vous me donner la main, mon pelit ami? Georges se redressa, le toisa du regard, mit les mains derrière son dos et répondit résolument ;
— Non!
— A qui donc est cet enfant? demanda le général prussien i la bonne.
— Il est le petit-fils de M. Victor Hugo.
— Ah! riposlalc général en s'éloignant pensif ;ji^ comprends... Vous avez raison, mou petit ami.
Exercice 537 Prendre pour guida la canesas tie l'exercirfl préctWli>nt. Donner ensuite, sans se servir du livre : 1° la reproducUoa oiale; 2° ta repraduction écrite de la rédaction intitulée : iVu'i.'
Exercice S38 'S
Exercice analogue à l'exercice 536.
Deux ou trois jours avant Noël, le bon Dieu donnait une f^te dausson palais d'azur.
Toutes les vertus y furent invitées, les vertus seules ; pas les messieurs, rien que les dames.
Il vint beaucoup de vertus, des grandes et des petites. Les petites étaient plus agréables et plus charmantes que les grandes, mais toutes semblaient très contentes et conversaient poliment entre elles, comme il convient entre personnes intiiues et même parentes.
Mais voilà que le bon Dieu remarqua deux belles dames qni semblaient ne pas se connaître. Le maitre de la maison prit une de ces dames par la main et la mena vers l'autre.
— La Bienfaisance, dit-il en désignant la première. — La Reconnaissance, ajouta-l-il en montrant l'autre.
Les deux vertus furent bien étonnées. Dt'puis le commer
ment du monde, elles se rencontraient pour la première fois
Prendre pour guida la canevas de l'exercice précédent. Doi. ensuite, sans se servir du livre ; 1° la reproduction orale; î* reproduction érrile de la rédaction intitulée ; Une légende rr
Exercice 540
Exercice analogue à l'eiercice 5J6.
A l'octroi.
— Madame, madame, ne vous éloigoez pas si vile... Montrez ce panier, je vous prie.
— Je n'ai rien à déclarer... ttegardez plutôt...
En effet, le panier entr'ouTert laissa voir du linge et quelques menus objets de toilette. La dame avait raison : tout cela ne payait point de droit d'entrée.
Hais les douaniers sont curieux par profession. Celui-ci s'avisa de soupeser le panier... Par malheur, il le trouva lourd, La Uame fut priée, très poliment d'ailleurs, d'en vider le con-
Visiblement, celle mesurelaconlrariait. Elle essayaderésister:
— Je suis pressée, dit-elle; encore une fois, je vous assure que je n'ai rien à déclarer, absolument rien... A-t-on jamais TQ un employé aussi exigeant !
Toutefois il fallut j'cïécuter.
Que Irouva-t-on ai fond du panier? Des œufs, de jolis œufs frais qui, bel et bien, sont soumis au tn ri f d'entrée.
Convaincue de frajde, la dame aurait pu être poursuivie et condamnée à une amende considérable. On se contenta de lui faire acquitter la la»e ordinaire et elle se relira toute confuse.
Y avait-il donc eu, de sa part, idée bien arrélée de vol ? Non, mais cette personne partageait l'erreur trop répandue que frauder l'Èlat ou la Ville n'est point voler.
ilien n'est pourtant plus faux.
L'État ou la Ville compteut sur les sommes produites par les douanes ou l'octroi pour équilibrer leur budget. Si la fraude les prive d'une partie de leurs recettes, il leur faudra bien établir d'autres impBis pour arriver à solder toutes leurs dépenses. Mais ipii les payera ces ^ouveaux impûts?Tout le monde, quand, en bonne Justice, les seuls fraudeurs devraient être tenus de le faire.
Voilà ce qu'il faut bien se rappeler.
Exercice 54i
Prendre pour guide le canevas da l'exercice précédent. Donner mite, ?an9 sa servir du livre : 1° Ja reproduction orale; V la iroduetion éeritc il« In rédaciiou intitulée ; A l'octroi.
Exercice 542
Exercice analogue à l'exercice 536.