‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 10 sur 1225 · ABRUPTO · texte numérisé non relu

ABRUPTO

ab absurde loc.

lat. signif. Par, d'après l’absurde : raisonner ah absurdo.

abaca n. m.

Espèce de bananier des Philippines, dit bo/fo, qui fournit une matière textile appelée chanvre de Manille , dont on fait des tapis, des paillassons, des câbles, etc.

. abacète n. m.

Genre de coléoptères noirs, bronzés ou bleuâtres , des régions ciiaudes de l'ancien monde, et qui vivent au bord des eaux.

Abaco ou Grande Lueaye, la plus grande des îles Lucayes iarch. de Baliama), fertile, mais sans eau potable; 7.ÜOO h. Aux Anglais. Ch.-l. Carleton.

Abad I‘''[éa(i'], premier roi maure de Séville et fondateur de la dynastie dite des Abadites; il régna de 1023 à 10V2.— Son flls, Adad II, régna de 10t2 à 1069. et son petit-fils, Abau 111, de 1069 à 1093. Ce dernier soumit Cordoue, mais fut vaincu par le sultan du Maroc Yousouf.qui le relégua en Afrique, où il mourut, Abadie [df] (Paul), architecte français, né à Paris, m. à Chaton (1812-1884-). Il restaura de nombreux monuments historiques, et on lui doit les plans du Sacré-Cœur, à Paris.

Abadie (Louis), compositeur français, né vers 1814; auteur de romances et chansons. 11 mourut presque de misère dans un hôpital de Paris, vers 1858.

Abadites, dynastie maure, fondée parAbâtl Ior et qui régna sur Séville au xp siècle. — ün Abadite. — Adj, : prince abadite,

Abafn OU Apaffl prince élu de Transylvanie ; il régna de 1661 à 1690, sous la tutelle des Turcs. — Son fils, Abaffi II, qui lui succéda, vit son pays annexé à l’Autriche; m. en 1713.

Abailard* Bloijr. V. Abélard.

abaissable \bf)-sa-ble] adj, Qu’on peut abaisser : tarif abaisaable.

abaissant 'br-san]y e adj. Qui sert à abaisser, Fiij. Humiliant, dégradant : acte abaissant.

abaisse n. f. Pâte que l’on amincit en

Tétendant avec le rouleau : l'abaisse forme la croûte de dessous d'un (jrand nombre de pâtisseries.

abaissé e adj. nias. Se dit : le de toute

pièce placée au-dessous de la place que la règle héraldique lui assigne; 2o des ailes (vol) d’un oiseau qui, au lieu d 'être étendues, se dirigent vers la pointe de l’éou ; 3» d’une pièce ou d'un écu contenant une pièce destinée à perpétuer le souvenir d'une action déshonorante.

abaisse-langue [lan-ghe] n. m. invar. Sorte de palette métallique, que i’on emploie en médecine pour abaisser la langue et apercevoir l'intérieur de la gorge.

abaissement [bè-se-man] n. m. Action de dimin\ier quelque chose en hauteur : l' abaissement d'un mur. Action d'un corps qui, en baissant, s’éloigne d’un point plus élevé : le froid produit l'abaissement du tnercui'e dans le thermomètre. Fig. Diminution de force , d’intensité , de puissance : Vabaissement de la voix, du ton; Lmùs S.I travailla à Ahalsse-Ungua. labaiss'ment des grands vas- ®

saux. Diminution, amoindrissement : l abaissement des salaires. Etat de décadence, dégénérescence ; l'abaissement des conscie7ices; l'abaissement de la littératüre.

abaisser [bè-sé] v. a. (de à. et baisser). Mettre plus bas pour couvrir : abaisser les paupières. Diminuer la hauteur : abaisser un 7}iur. Paire descendre : abaisser un store. Réduire : abaisser une taxe. Abaisser une perpe7idiculaire, la mener d’un point sur une ligne ou sur un plan. Alg. Abaisser le degré d'u7ie éjjuation, la réduire en éqiiation de degré moindre. Fig. Diminuer le pouvoir de : liichelieu abaissa les grands. S’abaisser v. pr. Devenir plus bas : les nuages s'ahaisse7it. S’humilier, s’avilir : s'abaisser à de plates excuses. Ant. Elever, hausser, glorifier, vanter, exalter.

abaisseur [ôé-sew] adj. et n. m. Se dit d'un muscle qui sert à abaisser la partie du corps à laquelle il est attaché; les inuscles abaisseui's ont pour antagonistes les éleveurs.

abait [bè] ou abet [bè] n. m. Pèch. Appât. Fig. Ruse. (Vx.)

abaiter \bè-ti] ou abéter v. a. (Se conj. comme accélérer.) Pèch. Appâter, (vx.)

abajoue [/ou] n. f, (de bajoue). Poche que certains animaux (singes, chiroptères, etc.) ont à l'intérieur des joues et où ils mettent en réserve des aliments non consommés immédiatement. Fig.

Joue volumineuse et pendante.

abaliénatioa 'si-on] n. f. Dr. rom.

Cession, aliénation : «6aliénation de terres, de troupeaux.

abaliéner v.a.

fSe conj. comme accélérer.) Faire une abaliénat'ion ; abaliéner des te'n'es.

abalourdir v. a. Rendre lourd, stupide ; les mauvais traitcmienU ahalourdissent U7i e7ifa7U.

abalourdissemeilt [di-se-7nan] n. m. Action d'abalourdir. Etat d’une personne abalourdie.

abandon n. m. (de «, et de Pane, franç. 6«>n/on, pouvoir). Etat d'une personne ou d'une chose déiL.isséc : Christophe Coio77ib mourut dans l'abandon. Négligence aimable dans le discours, le style, les

A, abajoue.

manières, etc. : l'abundnnde l'intimité. Oubli -.abandon de soi-rnèniQ. Coiitiance entière : abandon à la Providence. Renonciation, désistement. : abandon d'un droit. Loc. adv. .-l l'abandon, sans soin, en désordre : laisser ses enfants, sa maisonà l'abandon.

— E.ncycl. Dr. Le propriétaire d'un navire est responsable des faits et des engagements du capitaine qu'il a chargé du coiuinaiidement, mais il peut s'affranchir de ces oliligations par l'abandon du navire et du fret. — Les particuliers peuvent s'affranchir de la contribution foncière qui frappe les terres .vagues, bruyères, etc., en fai.sant l'abandon légal de ces propriétés. — Tout copropriétaire d'un mur mitoyen peut se dispenser de contribuer aux réparations de ce mur en faisant l'abandon du droit de mitoyenneté. — L héritier qui accepte une succession sous bénéfice d'inventaire peut se soustraire au payement des dettes de la succession en al)andonnant tous les biens qu'elle comprend, — Le failli peut obtenir un concordat en abandonnant aux créanciers tout ou partie de sou actif. — Le Code punit sévèrement l'abandon des enfants, et les peines qu'il prononce sont plus ou moins graves, selon que le coupable a, ou n'a pas, .sous sa dépendance l'enfant abandonné, ou suivant le cas dans lequel l'abandon a été fait. — La loi punit, comme responsable, le propriétaire de bestiaux â l'abandon qui ont commis des dégâts à la propriété d'autrui.

abandonnable {do-na-ble'\ adj. Qui peut, qui doit être abandonné ; tout mauvais projet est abandonnable.

abandonnataire [do-na-tè-re] n, Dr. Personne au profit de qui est fait un abandon ou abandonnement de biens par un créancier.

abandonnateur, trice [do-na] n. Dr. Personne qui. fait abandon de ses biens. (Se dit par opposition à abandonnataire).

abandonné [do-né], e n. Personne qui est dans l'abandon ; soulageons les abandonnés.

abandonnement [do-ne-man] n. m. Action d'abandonner. Cession. Délaissement entier. Acte de cession : abandonnement de biens.

abandonnément [do-né-man] adv. a l'abandon, sans réserve ; les assaillants entrèrent abandonnément dans la ville. CVx.)

abandonner [do-né] v. a. (de abandon). Quitter, délaisser entièrement : abandonner sa -maison. Renoncer à ; abandonner ses prétentions. Confier, remettre : Anne d'Autriche abandonna l'exercice du pouvoir II Mazarin. Négliger ; abandonner ses devoirs. .lAvrer : abandonner une ville au pillage. S'abandonner v. pr. Se livrer, se laisser aller sans réserve à : s'abandonner à la joie. Perdre courage ; une âme forte ne s'abandonne jamais. Ant. Garder, retenir.

abandonneur, euse [do-neur, eu-ze] adj.

et n. Se dit d'une personne qui abandonne. (Peu us.)

Abano (Pierre d’), médecin et alchimiste italien, né â Abano-Bagni, mort à l’adoue ; auietir du De remediis venenorum. Accusé de magie, il fut poursuivi par l'Inquisition (1230-1316).

Abano-Bagni, v. d’Italie (prov. de Padoue) ; 4.000 h. Eaux minérales chlorur-ées sodiques, employées contre les rhumaiismes, la goutte, etc.

Abanto, v. d'Espagne (prov. de Biscaye); 7.300h. Mines de fer.

abaque n. m. (lat. abacus). Archit. Tailloir, tablette formant la partie supérieure du chapiteau d'une colonne. Antiq. Machine à calculer, en usage

abat ou abas 'ha n. m. Averse. ITuie abondante qui tombe tout à coup : un grand abat .t'eau.

abat ba] n. m. ,\ction d'abattre, de tuer : iabat des animaux. Ce qui est abattu. 'Syn. de ab.vtis ) N. m. pl. Parties de certains animaux abattus qui se vendent cliez les tripiers, lelles que pieds et rognons de mouton, de veau, foie de veau, gras-double, etc.

abatage ou abattage Jm-la-je', u. m. .Action de renverser, de coucher. Action d'abatlre les arbres, de tuer les animaux. Action de détacher des. galeries de mines, des carrières, le ctiarbun. le minerai, la pierre. Mar. Faire abatage, agir sur une manœuvre pour la roidir, tandis qii à chaque effort on abraque le mou de la manceuvre qui fait retour sous un taquet ou un cabillot. Fig. et fam. Verte semonce : recevoir un abatage.

— Enc'YCI.. a rbnr. 'L'abatage des arbres se fait à la hache, à la scie Jpasse-parlout;, à la poudré, à la dynamite; mais on utilise encore des scies circulaires actionnées par un petit moteur électrique et montées sur un chariot. ,11 a lieu communément de la fin janvier à la fin avril. V. arbre.

— Boucher. Les procédés d'abatage des boeufs, des ctievaux sont : l'assommement au moyen d'un merlin ou du masque frontal à boulon percutant, dit masque Bruneau; la mort au moyen du pistolet; l'énervation et, chez les juifs, l'égorgement. Les porcs sont assommés d'un coup de maillet, puis égorgés. Les veaux et les moutons sont égorgés.

a.bàta.rdir v. a. tdo bâtard). Altérer, faire dégénérer. Fig. : une longue servitude abâtardit le courage. S’abâtardir v, pr. Dégénérer.

abâtardissement [dise-man, n. m. de abâ- Jardir). Dégénération, corruption, altération : l'ahâ- 'tardissenient d'une race. Abrutissement, dégradation : l'abâtardissement des esprits.

abat-cliaU'Vée [ba-chô-vé] n. f. Laine de qualilè inférieure qu'on abat, qu'on détache de la peau, au moyen de la chaux. Pl. des abat-chauvées.

abatée [té] n. f. Mouvement d'un navire sans vitesse, dont la proue s écarte de la ligne du vent : navire qui fait des abatées.

abatellement [tè-le-man] n. m. Sentence par laquelle les consuls français, dans le Levant, interdisent le commerce avec tous ceux qui désavouent leurs marchés ou qui refusent de payer leurs dettes.

abat-faim [ba-fm] n. m. invar. l’ièce de résistance qu'on sert d'abord pour apaiser, abattre la première faim des convives.

abat-foin (éa) n. m. invar. Ouverture pratiquée dans le plancher d'un grenier, au-dessus d une écurié, d'une étable, et par laquelle on jette le fourl'age dans le râtelier.

— Encycl. L'abat-foin entraîne le gaspillage et laisse pénétrer dans le fenil les émanations de l'étable ou de 1 écurie. En outre les poussières provenant des abat-foin salissent les fourrages, les animaux et provoquent des irritations de la gorge et des yeux.

abatis ou abattis [ka-ti] n. m. Quantité de choses abattues, lelles que bois, arbres, maisons ; ou iuées, telles que bêtes fauves, gibier. Tête, cou. ailerons, pattes de volailles. Milit. Barricade oti retranchement accessoire, consistant en un amas d'arbres dont les branches entrelacées sont loitrnées vers 1 ennemi. Pop. Bras, jambes; mains, pieds. Véner. Petit cliemin que se font les bêtes fauves en passant â travers les taillis.

abat-jour [ba] n. m. invar. Réflecteur en mé¬

Formes priiiolpales de l’abaque-

chez les Romains. (V. boulier.) Système de lignes tracées sur un plan et permettant d'effectuer certains calculs numériques. Table à jouer, sorte d'échiquier, de damier. Tableau de lecture pour les entants. Buffet où l'on étalait la vaisselle.

Abarca fdon Joaquin;, prélat espagnol, né en Aragon (1780-1844), l’im des chefs du parti de don Carlos contre Isabelle II ; banni, il mourut au couvent de Lanzo, près de Turin.

Abarim [ri7n‘']^ chaîne de montagnes de l’Anti- Liban (Palestine), au N.-E. de la mer Morte. A cette chaîne appartient le mont Nébo, où la Bible fait mourir Moïse.

abartbrose [trô-ze] n. f. (du lat. ab, et du gr. arthron. articulation; ou abartieulatiOU [si-on] n. f, Syn. de diarthrose.

Abascal ^don José Fernando), général espagnol, né à Oviedo, m. à Madrid (1743-1821). Vice-roi du Pérou en 1804, il fut révoqué en 1816 par Ferdinand VII.

abasourdir [Z0U7'] v. a. (rad. sourd). Assourdir, étourdir par un grand bruit ; coup de fonnerre gui abasourdit. Pi//. Consterner, accabler, jeter dans la stupeur ; 7iouveile qui abasoui'dit.

abasourdissant ',2owr-rfi-.v«ïi], e adj. Qui

est propre à abasourdir, â étourdir : bruit abasoucdissaat ; nouvelle abasourdissante.

abasourdissement zour-di-se-man] n. m- .Assourdissement. Pij. Stupeur, stupéfaction, consteination.

tal, en porcelaine, en papier, etc., qui rabaf la lumière des lampes. Fenêtre inclinée qui reçoit le jour d’en haut : abat-jour à persiennes. Auvent élevé

Abat-jour.

devant les magasins ou boutiques pour intercepter les rayons du soleil. Appareil en planches appliqué aux fenêtres des prisons pour interdire aux prison-

ABA

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