ANA
amylène n. m. Carbure liquide à la tempéra- | ture ordinaire, à odeur éthéréc, que l'on obtient en décompo.sant l'alcool amylique. i
amylidène n. m. Chim. Radical bivalent | dérivant de l’aldéhyde amylique.
amylique adj. Se dit d'un alcool qui se produit dans la fermentation de la fécule de pomme de terre : l'alcool amy lique est utilisé dans l'extraction de la paraffine des goudrons de houille. Se dit des composés qui dérivent de l'alcool amylique.
amylobacter [hak-lèr] n. m. Microbe anaérobie très répandu, qui agit sur les matières sucrées, grasses, etc., et donne de l'acide butyrique.
amylodoxtrine n. f. Composé résultant de l'hydrolyse de l'amidon. Syn. de amidon soluble.
amyloïde [io-t-de] adj. et n. f. (du gr. amidon, amidon, et eidos, forme). Se dit d'une substance, en apparence amylacée, qui se rapproche des albuminoïdes, et qui infiltre divers organes, tels que le foie, la rate, le rein, à la suite de certaines maladies, amylomyces [sèss] n. m. (du gr. amulon, amidon, et mukos, champignon). Espèce de mucédinée du genre mueor qui trayisforme l’amidon en sucre, et joue ainsi un rôle important dans la fabrication de l'alcool de grains.
amylose [lô-ze] n. f. Maladie dans laquelle les organes sont infiltrés de substance amyloïde. i,On dit aussi amyloïde ou maladie amyloïde.)
Amyntas 'tass], roi de Macédoine, père de Philippe 11 (396-37Ü av. J.-C.). 11 conserva son trône grâce à la protection des Spartiates.
Amyot [}ïti-o] (Jacques), né à Melun, m. à Auxerre (ISl 3-1593). D'une famille pauvre, il apprit, à force de privations, de persévérance et d'énergie, le grec, le latin, la philosophie et les mathématique.s. Précepteur, puis grand aumônier de Charles IX et de Henri 111, et évêque d'.t.uxerre, il fut, par ses traductions de Plutarque (notamment les Vies et les O'J U U r es morales], de L O n g U s ( Daphnis et Chloe), d'Héliodoro [Théagène et Char idée), etc., lin des créateurs de la belle langue du xvio siècle, originale et naïve, souple et abondante, savoureuse et pittoresque.
amyotrophie r/f]
n. f. (du gr. a priv., muion, muscle, et trophê, nourriture). Atrophie des muscles.
amyride ou amy-
ris [riss] n. f. Genre do plantes de la famille des rutacées, comprenant des arbres résineux de l'Amérique tropicale, dits bois chandelle, bois citron, beaumier de la Jamaïque, à bois aromatique, jaunâtre et d'un beau grain.
an n, m. (du lat. annus, année). Année (v. ce mot). Le jour de l’an, le if janvier. Se dit de certaines gi-andes époques liistoriques : l'un S50 de Home ; l'an 13 de l'hégyre; l'an III de la République. Se soucier, se moquer de quelqu'un comme de ian quarante, ne pas s'en préoccuper du tout. (On crut que le monde finirait en l'an -tü du xie siècle. La date fatale une fois passée, on ne fit alors que rire des anciennes terreurs.'} Bon an, mal an, compensation faite des bonnes et des mauvaises années. PI. Vieillesse, temps : l'outrage des ans.
An mille (f). Suivant une tradition généralement répandue, l'an mille aurait marqué une époque de crise pour toutes les nations de l'Occident, qui croyaient voir alors se produire la fin du monde et le second avènement du Christ. Mais il résulte des documents historiques que la terreur de l'an mille ne fut ni aussi profonde ni aussi générale qu'on l’a répété en interprétant dans un sens trop universel certaines chroniques, où les misères du x« siècle étaient dépeintes sous les plus sombres couleurs.
Ana n. m. invar, (terminaison latine de recueils anecdotiques : Ménagiana, Voltairiana). Recueil de bons mots, d'anecdotes ; défiez-vous des faiseurs d'ana.
anabaptisme [ba-tis-me] n. m. Doctrine des anabaptistes.
anabaptiste [6a-tts-te] n. et adj. (du gr. ana, de nouveau, et baptizein, plonger dans l'eau). Membre d'une secte politique et religieuse du xvi' siècle : un anabaptiste, doctrine anabaptiste.
— Encycl. Les anabaptistes, issus du protestantisme, rejetaient le baptême des enfants comme inef-ficace, et soumettaient à un second baptême ceux qui embrassaient leurs doctrines. Thomas Münzer fut leur principal chef. La secte des anabaptistes recruta parmi les paysans le plus gi’and nombre de ses adhérents, que la noblesse protestante d’Allemagne, conduite par Luther, vainquit à Frankenhausen )132o). Chassés de toutes parts, les anabaptistes se dispersèrent, répandant leurs doctrines le long du Rhin et des l’ays-Bas ; en 153t, Munster devint leur centre d'action, avec le prophète, Jean de Leyde. qui périt à son tour, ainsi que ses principaux partisans, lorsque l’évêque de Munster eut repris possession de sa ville. Leurs sectateurs, appelés baptistes, se trouvent encore en Angleterre et en Amérique.
anabas (Joss] n. m. Genre de petits poissons acanthoptéres d'Indochine, qui grimpent, à l'aide de leurs nageoires épineuses, sur les buissons bordant les cours d'eau.
Anabase (T) ’c'est-à-d'ire rExpédition dans l'intérieur . ouvrage historique de Xénophon, récit précis et attachant de l'expédition de Cyrus le Jeune contre Artaxerxès II et de ia retraite des Dix-Mille, que l'auteur lui-même avait conduite (iv» s. av. J.-C.i.
Anabase .1), ouvrage d’Arrien. V. Alex.axdke Expédition d').
anabatique adj. (du gr. anabainein, montex-). Pathol. Qui s’accroît ; fièvre anabatique, anabiose Tu'-d-se] n. f. (du gr. anabiosis. résurrection . Retour à la vie après une interruption des fonctions vitales ayant plus ou moins le caractère de la mort.
anableps [blèpss] n. m. Genre de poissons physostomes de l'Aniérique tropicale, à corps allongé, aux yeux très saillants. (Ils nagent dans les bancs vaseux des fleuves, ayant AnabU-ps.
une partie de
la tète hors de l'eau, et peuvent voir sans doute à la fois dans l'air et dans l’eau. Ils peuvent même sortir de Teau.)
anabolisme [Hs-me] n. m. (du gr, ana, on haut, et bolos, jet). Accroissement de l’individu vivant.
anabrose [bnl-ze] n. f. 'du gr.
ana, â travers, et brôsis, action de ronger). Ulcération superficielle.
anabrotique adj. (rad. anabrose). Se dit d'une substance qui corrode les surfaces avec lesquelles on la met en contact. N. m. : un anabrotique.
anacamptique [kanp-ti-ke] adj. (du gr. anakamptein, réfléchir).
Qui réfléchit la lumière ou le son.
Syn. de catoptriquë. iRare.)
anacarde n. m. Fruit de l’anacardier, dont le péricarpe, dit pomme d'acajou , est comestible , et dont l’amande, appelée noix d'acajou d'àoàjôùr’ürn^x donne une huile caustique. d’acajou.
anacardiées [di-é\ n. f. pi.
Tribu de térébinthacées, dont le type est l’anacardier. — S. une anacardiée.
anacardier ]di-é] ou anacarde n. m. Bot. Genre de thérébinthaoées américaines, dont une espèce fournit l'anacai'de ou noix d'acajou.
anacharis 'ka-riss'\ n. m. Genre d'hydrocharidées, comprenant des plantes aquatiques de TAinéi-ique du Sud.
Anacharsis '/far-siss], philosophe Scythe (vi' s. av. J.-C.i. C’est vers l'an 589 qu’il parut à Athènes ; il devint Tami de Solon et de Péi'iandrc de Corinthe. On fait quelquefois allusion à ce Scythe vivant au milieu d’un pays civilisé et le jugeant avec indépendance. Les Grecs l’ont parfois compté parmi les sept Sages. De retour dans sa patrie, il voulut y introduire la religion de Démèter, et fut tué pour cette impiété par le roi Saulius, son frère.
Anacharsis en Grèce ( Voyage du jeune), reconstitution pleine d’intérêt de la vie publique et privée des Grecs au ivo siècle, par l’abbé Barthélemy (1779).
anaeborete [ko] n. m. Mu gr. ana, à l'écart, et khùrein, se i-etirer). Religieux qui vit seul dans un endroit retiré. Celui qui mène une vie très retirée.
— E.ncycl. Le premier anachorète fut saint Paul VErmite ou le Thébain, qui se l’etira dans la Thébaïde en 230 apr. J.-C. Il fut imité par saint Antoine. saint Paeôme, etc. ; mais, avec eux, la vie cénobitique ou en commun commence à se substituer à la vie solitaii'e.
anaeborétique [ko] adj. Qui a rapport aux anachorètes.
anaeborétisme ko-ré-tis-me] n. m. Existence d'anachorète. Amour pour la vie d’anachorète.
anaebronique Ikro] adj. Entaché d’anachronisme. Conti’aire à la chronologie.
anaebronisme [kro-nis-me] n. m. du gr. ana, en arrière, et khronos, temps). Faute contre la chronologie ; erreur dans la date des événements : rendre contemporains des auteurs de deux siècles différents, c'est commettre un grossier anachronisme. Chose non conforme aux mœui’s d'une époque : le duel commence à paraître un anachronisme.
— Encycl. Les anachronismes sont fi’équents chez les écrivains. Certains sont voulus, notamment dans les parodies, pour obtenir un effet comique : ainsi la charade de la Belle Hélène sur le mot locomotive. D’auti-es sont l'effet de traditions, tel Racine prêtant aux Grecs et aux Romains les idées et le langage des gens du xvue siècle. Mais parfois ce sont de simples inadvertances : ainsi Shakespeare, dans Jules César, fait tirer le canon, ef Victor Hugo, dans .-ly merï/ZoI, fait ainsi parler Charlemagne :
Tu rêves, dit le roi, comme un a clerc eu Sorboune »,
oubliant que la fondation de R. Sorbon date seulement de saint Louis.
Dans les beaux-arts, les anachronismes consistent soit à grouper dans une même composition des personnages ayant vécu à des époques différentes (tableaux avec figures de donateurs), soit à modifier l’ordonnance d'une scène historique, comme dans cette Adoration des mages que Breughei d'Enfer a placée en pays flamand, auprès d'une église et d'un cabaret, soit enfin à ne tenir aucun compte de la couleur locale : c'est ainsi que Véronèse représente les Noces de Cana ou le Repas chez le pharisien dans des édifices de son époque et avec desvpereonnages vêtus comme Tétaient ses contemporains. U faut citer aussi les anachronismes allégoriques, comme les repi'ésentations de Louis XIV en Alexandi’e, ou de Napoléon 1er en empereur romain.
Anaclet ou ClGt [klé] (saint), pape, de 78 à 91. Il est ragardé comme le deuxième successeur de saint Pierre, dont il aurait été le disciple. — Fête le 2ü avril.
anacoluthe n. f. (du gr. an priv., et ako Inuthos, compagnon). Gramm. Ellipse par laquelle on omet dans une phrase le coiTélatif d'un mot exprimé: qui dort dîne, pour celui qui dort dîne. Tour de phra.se où la construction gi-ammaticale change brusquement :
Ht, pleures du vieillard, « il « jjmva s>ur leur marbre...
Ce que je viens de raconter.
anaconda n. m. v. euneote.
anacoste [A-os-te] n. f. Etoffe dont la cliaîne et la trame sont en laine et à double croisiire.
anacousie [zî] n. t. Méthode de rééducation de Tonie perdue ou déviée.
Anacréon, célèbre poète lyrique gi'ec, né à Téos, en Lydie (560-t78 av. J.-C.). Il ne reste que de courts fragments de ses œuvres authentiques. Quant aux poésies qui lui ont été attribuées par Henri Esticnne lüôt) et qui sont probablement un recueil d'œuvres lyriques dues â des anonymes grecs de la
décadence], elles célèbrent le plaisir, la bonne chère et brillent surtout par l’enjouement, la grâce et la délicatesse. Emule, disciple d'Anacréon, poète qui a cultivé le genre de poésies légères où Ton célèbre Tamour et le vin. On désigne parfois Anacréon par cette périphrase ; le chantre, le vieillard de Téos.
anacréontiq u c adj. Léger, gracieux, bachique, dans le goût des odes dites « d’Anacréon » :
poésie anaeréontique.
Vers anaeréontique, vers ïambique de trois pieds et demi, dont le deuxième et le troisième sont nécessairement des ïambes.
— Encycl. La poésie anaeréontique a été cultivée en France par Ronsard, Chaulieu, La Fare,
Voltaire, Parny, Dorat,
Berlin, Béranger, etc.
anaeréontisme
[( is-»ie] n. m. Imitation de la poésie anaeréontique : le poète Gresset a fait de V anaeréontisme.
anacrouse [krou-ze] n. f. (gr. ana, en haut, et krousis, action de frapper). Mustq. Notes initiales d’un l'ythme, qui précèdent la première barre de
Anacr Anacr
ÿ in - —
Anacr
Ànacro
oses întégT
intC8«
Anaci'ouse accessoire.
mesure et mènent au premier temps fort. (L’anacrouse est intégrante lorsqu’elle est indispensable au point de vue mélodique ; elle est accessoire lorsqu’elle peut être à volonté employée ou délaissée.) Métriq. anc. Une ou plusieurs syllabes placées avant la. première syllabe accentuée.
Anaetoriuna, anc. v. d’Arcarnanie, à l’entrée du golfe d’Ambracie ; importante place de commerce.
anacycliquc [si-kli-ke] adj. et n. m. (du gr. anakuklein, retourner en sens inverse). Se dit de vers qui présentent toujours un sens, qu’on les lise naturellement ou à rebours. Ainsi le vers :
L’âme des uns jamais n’uso do mal, se lit dans les deux sens.
anadème n. m. (du gr. anadèma, bandeau). Nom donné chez les Grecs à toutes les bandelettes ou liens qui servaient à relever ou à maintenir les cheveux.
auadiplOSC [plô-ze] n. f. (du gr. ana, de nouveau, et di2>lôsis, action de doubler). Action de répéter, au commencement d’une phrase ou d'un vers, le mot qui terminait la phrase ou le vers précédent.
anadipsic [dip-sî] n. f. (du gr. ana, en haut, et dipsa, soif). Soif exagérée.
anadromc adj. (du gr. ana, en aiTière, et dromos, course). Se dit des poissons qui remontent de la mer dans les fleuves (saumon, esturgeon, etc.).
anady Omêne adj. (du gr. anaduomal, j'émerge). Surnom donné à Vénus, sortie, dit la Fable, de Técume de la mer.
Anadyr, fleuve très poissonneux de la Sibérie, qui se jette dans le golfe d' Anadyr, formé par la mer de Behring ; cours 740 kil.
anaérobie [5£] adj. (du gr. an, sans, aèr, air, et hios, vie). Se dit des organismes microscopiques pouvant vivre dans un milieu privé d’air ou d’oxygène. N. m. : un anaérobie. Ant. Aérobie.
AnafestO (Paul-Luc), premier doge de Venise 697-717). Il fonda Tunité des îles vénitiennes, et fixa les frontières de la Vénétie.
anagallis [ghal-Uss] n. m. (m. gr.). Nom scientifique du mouron des champs, dit encore mouron bleu ou mouron rouge, suivant la couleur de scs fleurs.
anagénêse n. f. (du gr. anagenesis, régénération). Régénération des tissus vivants, accidentellement détruits.
anaglypbc ou anaglyp-te n. m. (gr. anagluphos). Ouvrage ciselé ou sculpté en relief : pteteau d'argent orné d’anaglyphes. Dessin gravé au hurin.
anaglyptique [glip-ti-ke] adj. Se dit d’un mode d'impression en relief, à Tusage des aveugles. N. f. Ce mode lui-même.
Anagni, v. d’Italie (prov. de Rome), au-dessus du Sacco ; 7.800 h. [Anagnites ou Anagniens), Mines de soufre et sources sulfureuses aux environs. Le pape Boniface VIII y fut insulté par Nogaret, envoyé de Philippe IV le Bel, et par SciaiTa Colonna en i:iU3.
anagnoste Ighnos-te] n. m. (gr. anagnâstês). A Rome, esclave chargé de lire à haute voix pendant le repas ou le bain.
anagogîc fjf] n. f. (du gr. ana, en haut, et agâgos, qui conduit). Elévation de Tâme vers les choses célestes. Interprétation des Ecritures, pai' laquelle on s’élève du sens littéral au sens mystique : dire la Jérusalem céleste, pour le séjour des élus, c'est procéder par anagogie.
anagogique adj. Qui tient de l’anagogie. anagogiste [jis-te'] n. m. Celui qui s’occupe de l'anagogie, de Tinterprétation des saintes Ecritures.
anagrammatique [gram'-ma] adj. Qui tient de l'anagramme : charade, exercice anagrammatique.
anagrammatiquement [gram'- ma - ti - kemati] adv. D’une manière anagrammatique.
anagrammatiser [gram-?na-ti-zé] v.a.Transcrire en forme d'anagramme : anagrammatiser un nom. Absol. : Dorat aimait à anagrammatiser.
anagrammatistc [granl^na-tis-te] U. Personne qui fait des anagrammes.
anagramme gra-me] n. f. (gr. ana. on arrière, et gramma. lettre). Slot formé par la traiisposiiion des lettres d’un autre mot : l anagramme d" moi
Fruit de l’ana*