‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1023 sur 1225 · HAS · texte numérisé non relu

HAS

HÂU

donné à diverses combinaisons de dés ou de cartes. Jeu de hasard, où le hasard seul décide. Au golf, obstacles naturels qui séparent souvent les trous pratiqués dans le jeu. Loc. adv. ; Au hasard, à l'aventure ; à tout hasard, quoi qu’il arrive; par. hasard, fortuitement. PI. Fig. Risques, périls : les hasards de la guerre.

*liasardé [zar-dé], e adj. Exposé, risqué : entreprise hasardée. Emis légèrement ; proposition hasardée. (irivois : mot hasardé.

^hasardeirieilt [zar-de-man} n. m. Action de hasarder. (Vx.)

*liasardénLieilt [zar-dé-man] adv. D'une manière hasardée. (Peu us.)

*h.asarder [zar-dé] v. a. Exposer au péril, aventurer, risquer : hasarder sa fortune au jeu. Fig. Se décider à tenter : hasarder une démarche. Faire, émettre, avec le danger d'échouer ou de déplaire ; hasarder une démarche, une opinion. Prov. :Qui ne hasarde rien n’a rien, il faut de la hardiesse pour réussir. "V. n. Hasarder de, s’exposer à : il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.

^hasardeur, euse [zar-deur, evrze] n. Celui, celle qui hasarde.

*liasardeusemeiit [zar-deu-ze-man] adv. Avec risque, péril. (Peu us.)

*liasardeux, euse [zar-deû, eu-ze] adj. Qui ne craint pas de s'exposer : joueur hasardeux. Qui expose à des pertes, à des revers : entreprise hasardeuse.

*hasardise [zar-di-ze] n. f. Action hasardée.

*liascMsch ou haseMcli n. m. v. hachisch.

Hasdeu (Bogdan Petriceico), historien et philologue roumain, né à Cristinesti (Bessarabie), m. à Campina (près de Bucarest) [1836-1907] ; auteur d’une Histoire critique des Roumains jusqu'au xiv« siècle.

*liase [ha-ze] n. f. (mot allem. signif. lièvre). Femelle du lièvre.

Hase iCharles-Benoist), helléniste, né à Suiza (Saxe),m. àParis (1780-18W); collaborateur de Dindorf dans la nouvelle édition du Thésaurus de II. Etienne.

liasi [ci] n. m. Nom des bâtonnets dont se servent les peuples de l’extrême Orient pour appréhender les objets et surtout pour manger.

hasidéeus ouhasidim n. m. pi.v. assiwens.

Haslë ou lïasli, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur l’Emme : 2.390 h., en de nombreux villages. Agriculture ; fromageries. — Comm. du cant. de Zurich ; 1.280 h. Elève du bétail.

Hasleberg’, comm. de Suisse (cant. de Berne), au-dessus de la rive droite de l’Aar, à 1.100 m. d’altitude ; 1.100 h.

Hasli ou Haslital, nom de la vallée supérieure de l'Aar, de Meiringen au col du Grimsel.

Haslingden, v. d’Angleterre (Lancastre), sur le canal homonyme ; 18.250 h. Etoffes.

Hasparrell[rè?i], ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 23 kil. de Bayonne, sur un sous-affl. de l’Adour ; 3.520 h. (Hasparrandais). Tanneries, chocolaterie. — Le cant. a 7 comm., et 9.040 h.

Haspe,v. de Prusse CWestphalie), sur l’Ennepe ; 23.800 h. Forges.

Haspres, comm. du Nord, arr. et à 14 kil. de ■Valenciennes, sur la Selle ; 2.840 h. Ch. de f. N. Carrières, filatures de coton. En partie détruite au cours de la Grande Guerre.

Hassau, fils d’Ali et de Patima, fille de Mahomet (623-669) ; cinquième calife de la dynastie des Orthodoxes, il abdiqua après dix mois de règne et mourut empoisonné à Médine. 11 est le second iman des chiites.

Hassan-ibn-Sabbali, dit le Sheik ou le Vieux de la Montagne, né à Re't vers 1056, m. à Alamout en 1124 ; fondateur de la secte syrienne des A.ssassins, maître de la citadelle inexpugnable d’Alamout, dans le Kouhistan (1090). Ce qu’on a imaginé sur les moyens qu'il employait pour se faire obéir de ses sicaires est du domaine de la légende. *bassart [ha-sar] n. m. T. rur. Syn. de hansart.

IïasS6 (Jean-Adolphe-Pierre), compositeur de musique allemand, né à Bergdorf, m. à Venise (1699- 1783). Il composa plus de cent opéras, qui trahissent l’influence italienne. Il avait épousé la célèbre cantatrice Faustina Bordoni (née à Venise en 1700).

Hasselt [sè/f], v. de Belgique, ch.-l. de la prov. de Limbourg, sur la Demer, affl. de la Dyle ; 16.680 h. Eau-de-vie ; bétail.

*liast [Aast’l n. m. (lat. hasta). Ancien nom de la lance. Arme d hast, emmanchée à une hampe. *hastaire \has-tè-re] ou *hastat [has-ta] n. m. (lat. hastarius ou hastatus). Soldat armé de lahastc, chez les Romains.

*liaste [has-te] n. f. (lat. hasta). Lance, pique ou javelot. (Vx.l Trait vertical dans la formation de certaines lettres.

*basté [has-té], e adj. (de haste). Bot. Qui a la forme d’un fer de lance.

Hastenbeck, village d’Allemagne (Hanovre) ; 450 h. Le maréchal d’Estrées y vainquit les Anglais du duc de Cumberland, le 26 juillet 175’7.

Hastière, comm. de Belgique, prov. de Namur, sur la Meuse, en aval de Dinant ; 947 h. (avec Lavaux). Le 23 août 1914, une division saxonne, ayant franchi la Meuse, y fut mise en déroute par les Français du général Franchet d’Esperey.

*hastifolié, e r/ias-ti] adj. Bot. Dontles feuilles ont la foi-me d’une lance.

*h.astiforiIie \has-tï\ adj. Bot. Qui a la forme d’une lance.

Hasting ou Hastings, chef de pirates danois du IX» siècle. Il exerça ses pillages en France et en Italie, puis vainquit et tua, en 866, le comte de Paris, Robert le Foi't. /

Hastings [as-tin' -ghs'], v. d’Angleterre (Sussex), où le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, remporta sur le roi Harold une victoire qui lui assura la conquête de l’Angleterre (1066) ; 61.000 h. l^ort sur la Manche. Bains de mer, pêcheries, constructions navales.

Hastings (Warren), gouverneur de TInde anglaise, né à Churchill, m. à Daylesl'ord (1732-1818). Accusé de malversations pendant l’exercice de son

llâtelels.

Hatbor.

gouvernement, ü fut acquitté après un procès retentissant.

*liasture [has-tu-re] n.f. Coude que forme parfois la renversùre d’un rouet.

hatchettine n. f. Cire fossile, que l’on appelle aussi suif minéral. (Elle se rencontre à Liège et dans le pays de Galles.)

*llàte n. f. (orig. germ.). Activité, diligence ; se préparer avec hâte au départ. Impatience : avoir hâte départir. Loc. adv. : En hâte, diligemment ; à la hâte, vite et sans soin ou sans réflexion.

*hâte n. f. (du lat.

hasta, broche). Broche à rôtir. Viande rôtie. (Vx.)

*hâtée [té] n. f. Barre de fer coudée à une de ses extrémités et ensuite contre-coudée d’équerre.

*hâtelet [lè] n. m.

Cuis. Petite broche, avec laquelle on fixe les grandes pièces sur une grande broche. Petite broche à rôtir les menues pièces.

*llâtelle [tè-le ou *llâtelette[Zè-te]n. f. Menue pièce, qu’on rôtit avec le hâtelet.

*llâter [téj V. a. Faire ar river plus tôt l intempérance hâte notre fin. Presser, accélérer : hâter le pas. Faire dépêcher : hâter quelqu'un. Se hâter v. pr. Se presser. Ant. Retarder, ralentir.

♦hâtereau [ro] n. m. boulette de foie de porc, enveloppée d’un morceau de péritoine (toilette|.

*liateur n. m. officier des cuisines royales, chargé du rôti :

hâteur de ta bouche du roi.

Hathor ou Athor, une des grandes déesses égyptiennes, la Vache nourricière qui a enfanté le monde. Les Grecs l'identifièrent avec Aphrodite.

♦hathorique adj. Qui est décoré de la tête de Hathor : colonne, chapiteau hatorique.

♦hâtier [ti-é] n. m. (de hâte, broche). Grand chenet de cuisine, à crochets, sur lequel on appuie les broches.

■"hâtif, ive adj. Précoce ■. fleurs hâtives. Ant.

Tardif.

♦hatik n. m. Cheval arabe, né d’un étalon et d’une cavale de charge.

♦hâtille [il mil., e] n.

f. (du lat. hasta, lance).

Morceau de porc frais à rôtir. (Vx.)

♦hâtiveau [ud] n. m.

Fruit ou légume hâtif.

♦hâtivement [man]

adv. Avec hâte, diligemment ; entreprise hâtivement préparée. D’une manière^ prématurée. Ant. Tardivement.

♦hâiiveté n. f. Croissance hâtive. (Vx.)

Hatt (Philippe-Eugène), ingénieur-hydrographe français, né à Strasbourg, m. à Guindalos (1840-1915), membre de T.Académie des sciences (1897). On lui doit d’importantes études sur les marées des côtes de France, ainsi que d’intéressants travaux de géodésie, ♦hatti-chérif [ha-ti\ ou mieux *hatt-i-ehérif n. m. (m. turc). En Turquie, ordonnance signée par le sultan ou contenant quelques mots de sa main.

♦hâture n. f. Plaque de fer qui fait saillie sur une serrure pour arrêter un pêne, un verrou.

Hatzfeld [fèld] (François-Louis de), bomme d’Etat prussien, né et m. à Vienne (1756-1827) ; appartenant à une noble famille de Hesse, qui a foui-ni plusieurs personnages remarquables, gouverneur de Berlin en 1806.

Hatzfsld (Adolphe), professeur et lexicographe français, né et m. à Paris (1824-1900) ; auteur d’un Tableau de la littérature et de la tangue au XVI» siècle en France, et d’iin Dictionnaire 'général de la langue française, avec Darmesteter et A. Thomas.

♦haUJTid] interj.

Véner. Hau, il bat l'eau, cri des piqueurs pour avertir les chiens que le cerf bat l’eau.

♦hauban [*d]

n. m. (orig. germ.)

Nom générique des cordages servant à étayer les mâts des navires : monter dans les haubans. Gros cordage qui maintient une chèvre, une grue, etc., dressée.

— Encycl. Mar. Les haubans sont de forts cordages distribués par paires, formant boucles en leur milieu et capelés sur le tin des mâts, dont ils prennent le nom :

haubans de misaine, haubans de hune. Sur les nouveaux navires, les haubans sont en fil de fer commis en torons et ridés, comme les haubans ordinaires, avec des rides â caps de mouton ou avec des ridoirs métalliques à vis dou- ' ble, qui sont beaucoup plus minces et moins encombrants que les autres. (V. navire.)

♦haubaner [Ad-Zm-né] v. a.

Fixer au moyen de haubans : haubaner un mât.

*ha,uhergeon [hâ-bèr-jon] n. m. Chemise de mailles, plus courte que le haubert.

♦haubergier [hô-bèr-ji-é] n.

m. Armurier qui fabriquait des armures de mailles.

Syn. HAUEERGENIER OU H AUBERGINIER.

Nœuds de hauban : .4, simples ; B, doubles.

haubert.

♦haubert [hô-bèr] n. m. (çerm. halsberg). Chemise de mailles des hommes d armes, au moyen âge.

— Encycl. Archéol. Le haubert est une longue chemise de mailles, qui diffère de la broigiie en ce qu’elle est formée de mailles unies et rivées, jamais appliquée sur une cotte de tissu ou de peau. Descendant jusqu’à mi-jambes, garni de manches, d'un camail ou d’une coiffe, le haubert est 1 adoubement du chevalier, tandis que Técuyer ne peut porter que le haubergeon. Au milieu du xiv» siècle, le haubert se raccourcit beaucoup, et on le porta sous la cuirasse jusque pendant le xvi» siècle.

On appelait fief de haubert celui dont le titulaire noble devait se présenter à la guerre monté et armé de mailles, ou fournir un remplaçant à cheval ainsi armé.

Haubourdin, ch.-i. de c.

(Nord), arr. et à 7 kil.de LiUe, sur la Deûle ; 8.830 h. [Baubourdinais). Ch. de f. Nord. Raffineries.

— Le cant. a 16 comm., et 43.510 h.

hauchecornite [6-che] n. f.

Sulfure naturel de nickel et de bismuth.

haudrlette \6-dri-è-te] n. f. .

Religieuse hospitalière de l’ordre de lAssomption-de-Notre-Dame, fondé en 1306 par Etienne Haudry, grand paneüer de Philippe le Bel.

Haudremont, comm. de la Meuse, arr. et à 14 kil. de Verdun, dans la Woëvre, au pied des Hauts-de-Meuse ; 477 h. (en 1914). Prise par les Allemands au début de l'offensive contre Verdun de février 1916 : dégagée à la suite de l'offensive américaine contre Saint-Mihiel (sept. 1918). Détruite.

Haudremont (bois et ferme), lieuxdits du dép. de la Meuse, au N. de Verdun, sur les Hauts-de- Meuse, entre la côte du Poivre et le bois Chauffeur. Combats furieux entre Allemands et Français pendant la bataille de Verdun, notamment autour des carrières d’Haudremont, les 18 mars, 22 avril, 8. 9 et 10 mai, 22, 26 et 27 mai 1916. Repris le 24 oct. 1916 par les Français.

haüérite n. f. Bisulfure naturel de manganèse. Hauff (Wilhelm), romancier allemand, né et m. à Stuttgart (1802-1827) ; auteur du gracieux roman historique Lichtenstein.

Haug (Gustave-EmUe), géologue français, né à Drusenheim (Bas-Rhin) en 1861, membre de l’Académie des sciences (lOn). Auteur d'un remarquable Traité de géologie, qui fait autorité.

HaUglVitZ (comte Henri de), homme d’Etat prussien, né à Peuke (Silésie), m. à Venise (1752-1831). 11 dut signer avec la France le traité de Bâle.

Haulchin, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Thuin) ; 1.230 h.

Haulchin, comm. du Nord, arr. et à 9 kil. de Valenciennes, sur l’Escaut ; 1.330 hab. Ch. de f. N. Brasseries. En partie détruite au cours de la Grande Guerre.

Haumont-près-Samogneux, comm. de la Meuse, arr. de Verdun-sur-Meuse, sur les Côtesde-Meuse ; 131 h. (en 1914). Haumont et son bois (situé au N.-E. du village) ont été très ardemment défendus par les Français, mais enlevés par les Allemands dès les 22 et 23 févr. 1916, au début de l’attaque centrale contre Verdun ; ils ont été libérés lors de l’offensive franco-américaine d’oct. 1918. Haumont est complètement détruit.

Hauptniailll (pr. ha-oupt'] (Gerhart), poète et . auteur dramatique allemand, né à Salzbrunn (Silésie) en 1862 ; auteur du Voitimer Henschel et des Tisserands, œuvres à tendances sociales, conformes, pour la technique, aux théories de l’école réaliste allemande. Il a signé en 1914 le Manifeste des intellectuels allemands.

HaUpt’SVil, comm. de Suisse (cant. de Thurgovie), dans un joli site ; 1.420 h.

Agriculture , fromagerie ; teinturerie.

Hauréau (Barthélemy), historien et philosophe français, né et m. à Paris (1812- 1896) ; auteur d'une remarquable Histoire de la philosophie scolastique.

HaUSen, comm. de Suisse (cant. de Zurich) ; 1.410 h. Elève de bétail ; tissage de soie.

HaUSen (Max Klemens von), général allemand, né en 1846 à Dresde, ministre de la guerre en Saxe ; commandait la 3» armée à la bataille de la Marne (1914), où il fut battu par Foch aux marais de Saint-Gond.

Hauser (Gaspard), personnage énigmatique allemand, qui occupa l’opinion publique vers 1828 et qui mourut en 1833, à Anspach, d’un coup de poignard qu'il s'était peut-être donné lui-même. On en fit tantôt un fils de Napoléon I»», tantôtle fruit des amours clandestines do hauts personnages.

Hauptmann.

♦hausse [hâ-se] n. f. Ce qui sert à hausser : les hausses d'un meuble. Appareil servant au pointage des armes à feu ; mettre la hausse à l.iOO mètres. Par ext. Enchère. Augmentation de prix : la hausse des grains. Progression du cours des valeurs : jouer à la hausse. Etre à la hausse, spéculer sur la hausse des fonds publics. Ant. Baisse.

— Encycl. Armur. Les hausses sont de deux espèces : celles pour armes portatives et celles destinées à l’artillerie. Les premières se composent en principe d’une lame montée à charnière sur la culasse de l'arme, ce qui permet de la relever ou de l’abattre à volonté. (V. fusil.) Cette lame offre soit une fente longitudüuile avec graduation sur l’un ou les deux bords et curseur à cran de mire, soit une série de trous, dits fenêtres, superposés. Dans le premier cas, on dit que la hausse est continue, c'est-àdire donnant la ligne de mire à n’importe quelle distance. Dans le second, elle est discontinue, ne possédant qu’un certain nombre de lignes de mire, qui correspondent à des distances prévues.

Dans le matériel ancien, le pointage ayant lieu par visée directe, on employait sur les pièces une

Page 1