‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1028 sur 1225 · II A Y · texte numérisé non relu

II A Y

nées, etc. Grands échalas ou arbres qui soutiennent les vignes ainsi conduites.

♦liautillé, e adj. Planté de vignes cultivées en hautin.

*liaut-le-Cœur [hâ-le-keur] n. m. invar. Nausée, envie de vomir. Fig. Dégoût.

*liaut-le-COrpS [hâ-le-kor] n. m. invar. Retraite brusque de la partie supérieure du corps. Bond imprévu d’un cheval.

*liaut-le-pied [hâ-le-pi-éj n. m. invar. Homme qui lève facilement le pied ; aventurier. (Vx et fam.) Autrefois, officier ambulant des vivres et équipages. MUit. Cheval, mulet de rechange.

*h.aut-Iïial n. m. Nom donné parfois, surtout dans le langage populaire, à l'attaque d’épilepsie.

Hautmont [ô-mon], comm. du Nord, arr. et à 18. kil. d’Avesnes, sur la Sambre ; 13.130 h. Ch. de f. N. Brasseries, sucreries, forges. En partie détruite au cours de la Grande Guerre.

Hautot-Sur-Mer, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 6 kil. de Dieppe ; 1.480 h. Bains de mer à Pourville.

*h.aut-peildu [kâ-pan] n. m. Nuage noir et isolé, d’une marche rapide, qui annonce pluie ou vent. PI. des hauts-pendus.

Hautpoul (Jean-Joseph-Ange d’), généi'al français, né à Cahuzac-sur-Vère (Tarn), blessé mortellement à la bataille d’Eylau (17S.i-1807) ; il s'était particulièrement distingué à Hohenlinden et à Austerlitz.

Hautrage, comm. de Belgique (Ilainant, arr. de Mons) ; 1.880 h.

*liaut-relief [hô-re-li-èf] n. m. Morceau de sculpture où les figures se détachent presque complètement de la surface plane qui sert de fond et n’ont, avec elle, que quelques points de contact. PI. des hauts-reliefs.

Hauts-de-Meuse; v. côtes-de-Meuse.

Haut- Sénégal -Niger, colonie française, qui fait partie du gouvernement de TAfrique-Occidentale française et qui comprend les cercles de Kayes, Bammako, etc., ainsi qu’un territoire militaire, dit du Niger. Ch.-l. Bammako.

*liauts-parcs n. m. pl. Pêcheries formées, en mer, d’un certain nombre de filets établis verticalement.

— Enoycl. Pêch. Les filets verticaux formant les hauts-parcs sont maintenus par des perches enfoncées dans le sable. Ils constituent un barrage droit ou courbé, arrêtant le poisson au passage, lors du refiux de la mer. D’autres filets intérieurs, dits tours, aident à la capture de ces poissons.

Hautte'Ville-Sur-Mer,oomm. de la Manche, arr. et à 12 kil. de Coutances ; S20 h. Bains de mer.

*liauturier {hô-tu-ri-é], ère adj. Mar. Qui sait se diriger loin des côtes : pilote hauturier. Navigation hauturière, celle qui s’éloigne des côtes.

Hautvillers, comm.

de la Marne, arr. et à 23 kil.

de Reims ; 1.020 h. ’Vignoble.

Reste d’une abbaye dont un moine (dom Pérignon) trouva le moyen de faire le champagne mousseux.

Haüy [a-u-i] (l’abbé Rcné-Just), minéralogiste français, né à Saint -Just (Oise), m. à Paris (1743-1822).

Il a créé la cristallographie.

Ha'iiy (Valentin), frère du précédent, fondateur de l’institution des Jeunes-Aveugles, né à Saint-Just (1745-1822). C’est lui qui imagina, pour l’instruction des aveugles, les caractères en relief.

■ haüyne [a-u-i-ne] n. f. Silicate naturel d’aluminium. calcium, sodium.

^havage n. m. Travail de mine, qui consiste à

Valentin Haùy.

abattre la roche en creusant des entailles parallèles aux couches de stratification. Dr. anc. Syn. de iiavée.

*HavaiiaiS, aise [?iè, è-sé], personne née à La Havane ou qui habite cette ville. Adj. Qui a rapport à La Havane : cigare havanais. N.

m. Chien de petite taille, à poils longs et soyeux, et généralement blancs, appelé aussi oicAon.

*liavaiie n. m. Tabac ou ciare de La Havane : fumer du avane. des havanes. Variété de lapin élevée pour sa fourrure, qui est de couleur havane. Adj.

invar. Couleur marron clair : des robes havane.

Havane (La), capit. de l’ile

de Cuba, sur la côte septentrio- Armes de La Havane, nale, à l'embouchure de la Legida : 300.000 h. ( Havanais). Magnifique rade. Tabac et cigares, rhum, café.

Havard (Henry), critique d’art français, né à Charolles, m. à Paris (1838-1921) ; auteur d’un Bictionnaire de l'ameublement, etc. /

Havas fCharles), né à Paris (1785-1858) ; fondateur de la célèbre agence de nouvelles politiques qui porte son nom, à Paris.

*llàve adj. Pâle, maigre : qui ale visage pâle et décharné ; visage hâve ; enfant hâve.

*tiaveau [udj n. m. instrument employé dans les salines pour haveler le sable.

*liavée tvé] n. f. Certaine mesure de grains ; droit de la prélever. (Le droit de havée ou havage, perçu

Le Havre.

au profit des villes ou des seigneurs, consistait à prendre une poignée des grains, fruits et légumes apportés sur le marché. Ce droit fut aussi conféré au bourreau, au xv® s.)

Havel (la), riv. d’Allemagne (Mecklembourg et Prusse) : elle reçoit la Sprée ; 320 kil.

Havelange, comm. de Belgique (Namur, arr. de Dînant) ; 1,660 h. Can-ières.

*liavelée [lé] n. f. snion tracé en havelant. ^haveler [lé] v. a. (Double la consonne î devant un e muet : je havelle^ il havellera.) Tracer des sillons dans le sable, sur le bord de la mer, pour isoler le sel.

Havelock (sir Henri), général anglais, né à Bishop-Wearmouth, m. à Alumbagh (179S-1857). Il s’illustra par des prodiges de bravoure au cours de la guerre des cipayes dans ITnde.

*haveneau [nd] ou *havenet [né] n. m. (orig. scandin.). Filet en forme de sac ou de manche pour pêcher la crevette.

— Encycl. Pèch.

On distingue le petit haveneau et le grand. Le premier, en forme d’épuisette, sert à la pèche de la crevette.

Le second estmonté sur deux perches qui se croisent et sont maintenues en place par une traverse horizon-

tale les reliant à Haveneaux : 1. Ouvert: 2. Fermé, une faible distance ’

de leur point de croisement. Ce filet s’emploie en bateau et se tient verticalement à l’avant.

*liaver [né] v. a. Exécuter le havage.

Haverhlll, v. des Etats-Unis (Massachusetts); 35.000 h. Chantiers de constructions navales.

*liaveroil n. m. Espèce de folle avoine. *]iavet ^è] n. m. (orig. germ.). Au moyen âge, sorte de gaffe employée comme arme d’hast. Grande fourchette de maître coq. Crochet d’ardoisier.

Havet [uê] (Ernest), érudit français, né et m. à Paris (1813-1889) ; auteur du Christianisme et ses origines et d’une bonne édition des Pensées de Pascal. — Son fils Louis, né et m. à Paris (1849-1925), professeur au Collège de France, s’est spécialisé dans les questions de métrique et de philologie grécolatines. Membre de l’Académie des inscriptions en 1893. — Son autre fils, Julien, paléographe français, né à Vitry-sur-Seine, mort à Paris (1865-1893), édita les Lettres de Gerbert.

*liaveur n.m. Mineur chargédepratiquerlehavage.

Haveuse.

*Iiaveuse [veu-ze] n. f. Machine destinée à opérer le havage.

Havinnes, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Tournai) ; 1.210 h.

*havir v. a. (de hâve). Brûler k l’extérieur sans cuire en dedans : la flamme havit la viande. V. n. : la viande havit à la flamme. (Peu us.)

*liavre n. m. (orig. germ.). Port naturel ou formé par une jetée,

Ha’vre (Le), ch.-l. d’arr. (Seine-Inférieure), à l’embouchure de la Seine. Ch. de f. Et., à 89 kil. de Rouen et à 228 kil. de Paris ; 163.000 h. {llavrais). Ville fondée pai' François Iw. Port très impor¬

Armes du Havre.

tant, par où se font la plus grande partie des relations entre la France et l’Amérique du Nord. Grand marché de coton, café, sucre. Patrie Georges et Madeleine Scudéry,

Ancelot, Bernardin de Saint- Pierre, Casimir Delavigne, Frédérick Lemaître.- — L’arr. a 13 cant., 123 comm., et 280.190 h. ; le Iv canton du Havre a 1 comm. et 21.240 h. ; le 2«, 1 comm. et 20.190 h. ; le 3v, 1 comm. et 24.750 h. ; le 4®,

2 comm. et 43.600 h. ; le 6®,

1 comm. et 26.460 h. ; le 6',

4 comm. et 33.340 h.

Havré, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons; ; 3.530 h.

*h.a‘Vrer [nrê] v. n. Entrer dans un havre. (Vx.) ♦ha-vresac [sa/c] n. m.

(de Tallem. hafer-sack, sac à avoine). Sac contenant ou supportant tout l’équipement d’un fantassin. Sac où les ouvriers mettent leurs outils , leurs efi'ets, etc.

— Encycl. Milit. Le havresac, qui fut donné pour la première fois aux troupes françaises en 1747 par le ministre de la guerre d’Argensoh, comprend en général un Havresac

sac en toile renforcé par un

cadre intérieur en bois. Son poids ne doit pas dépasser à vide 1 kil. 760.

Hatvai ou Sand’Wicll (îles), archipel de la Polynésie (Océanie), sous la dépendance des Etats- Unis depuis 1898 ; 80.600 h. (Hawaïens). Capit. Honolulu. Principales îles : Oahou, Hawaï, Maoul, Kaoual, Niihaou. Molokaî, Lanaï, Kahoulaoul. Grandes cultures de canne à sucre, tabac, vigne.

Ha’Waïen, enne [va-i-in, è-ne], personne née dans les îles Hawaï, ou qui les habite -.les Hawaïens. Adjectiv. Qui appartient à ces pays ou à leurs habitants ; population hawaïenne. (Les Hawaïens sont des noirs canaques, intelligents et de belle allure. Décimés par l’ivrognerie, la lèpre et la phtisie, ils ont été peu à peu remplacés par des Chinois, des Portugais açoriens et des Yankees. Le christianisme et le bouddhisme sont leurs religions domiminantes.)

Ha’WiclL, V. d’Ecosse (comté de Roxburg), sur le Teviot ; 19.000 h. Tapis, lainages.

Havvk© (Edward), marin anglais, né à Londres, m. à Sunbury (1705-1781) ; il battit la fiotte de Conflans dans la baie de Quiberon, en 1759.

Ha'wkins [hô-kin’s] (John), marin et navigateur anglais, né à Plymouth, m. à Porto-Rico (1520-1595). Il tut le premier Anglais à pratiquer la traite des nègres d'Afrique.

Ha'Wtllorne [Ad] (Nathaniel), romancier américain, né à Salem, m. à Plymouth (1804-1864). Ses romans et contes (Contes dits deux fois, la Maison aux sept pignons), d’un pessimisme amer et douloureux, valent par la profondeur et la minutie de l’analyso psychologique.

Haxo [ak-so] , général français, né à Elival (Vosges), m. à Clouzeaux (Vendée) [1749-1794]. Il fut chargé de combattre Charrette. Blessé et sur le point d’être pris, il se brûla la cervelle. — Son neveu, François-Nicolas-Benoît Eaxo, général et ingénieur militaire français, né à Lunéville, m. à Paris ; il se signala, en 1832, au siège d’Anvers (1774-1838).

Hay (John), diplomate américain, né à Salem, m. à New'bury (1838-1905) ; fut secrétaire d’Etat des affaires étrangères sous Mac Kinley et Roosevelt.

Hayange, ch.-l. de c. de la Moselle, arr. de Thionville-Ouest, sur le Fensch, affluent de la Moselle : 11.482 h. Ch. de f. Mines, métallurgie. — Le cant. a 14 comm.

HaybOS, comm. des Ardennes, arr. et à 19 kil. de Rocroi, sur la Meuse ; 2.150 h. Ch. de f. E. Ardoisières, produits chimiques. Presque complètement détruite au cours de la Grande Guerre.

Haydée ou le Secret, opéra-comique en trois actes, Ihwet de Scribe (inspiré par une nouvelle de Mérimée : la Partie de trictrac), musique d'Auber (1847). L’amiral vénitien Lorédan a ruiné frauduleusement au jeu son ami Donato, qui s'est tué. Poursuivi par le remords, il cherche à répai'er son crime au profit

IlAY

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