‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 103 sur 1225 · ANC · texte numérisé non relu

ANC

anastomotique nax-to' adj. Qui tient de l'anastomose : raineiiu finfi-'<toi}i.otit/ue.

anastrophe [nan-lro-fe] n. f. igT. anastropM). llenvoi’sement de l'ordre naturel des mots. Kx. ; inc uoic/.pour l'oi'ei moi; sa vie durant. pour durant savie.

anate n. f. Teinture rouge employée aux Indes orientales, extraite des (leurs d'un arbrisseau, le horossol.

anathématique adj. Qui est offert en expiation pour combattre les effets d'un anathème.

anathématisation [za-si-on] n.f. Action d'anathématiser. Formule employée pour anathématiser, anathématiser [zé] v. a. Frapper d'anathème, excommunier ; l' Enlise anatitcmal ise les liérétitjiies. Par eut. Désapprouver, blâmer avec force : une dame qui anathémalise la pipe.

anathématisme [tis-me' n. m. Bulle, canon qui frappe d'anathème une hérésie.

anathème n. m. du gr. anathéma, offrande aux dieux). Sentence rejetant hors du sein de la société religieuse ceux qu elle fi-appait : prononcer, lever un annthhne. Blâme énergique, malédiction : tout le monde jette l’anathème « facaré. Adj. Qui api)artient à Tanathème, qui prononce l'anathème : bulle analhi me. N. et adj. Personne frappée de cette malédiction : un anathème; un hérétique anathème.

- Kxxycl. L'anathème eut au moyen âge un retentissement terrible. Cette peine était considérée comme plus grave encore que l'exeomuiunication, séparation momentanée de la communion des fidèles. Les actes des conciles se terminaient par une suite d’anaihémes dirigés contre les hérétiques qui combattaient les dogmes ou l'autorité de l'Eglise.

anatidés n. m. pl. Famille d'oiseaux palmipèdes, dont le canard est le type. — S. un anatidé.

anatife n. m. Genre de crustacés cirripèdes. dont on trouve souvent d'immenses quantités fixées sur les bois tlottant en mer.

anatocisme 'sis-me] n.m.

idu gr. ana, de nouveau, et tokos, intérêt'. Capitalisation des intérêts d'une somme prêtée.

— Encyci.. Comme la loi a voulu éviter les conséquences, redoutables pour le débiteur, de l'accumulation du capital et des intérêts, l'anatocisme nest licite que lorsqu'il résulte d'une Convention spéciale ou d'une demande en justice, et qu'il s'agit d'intérêts dus au moins pour une année entière, c'està dire échus ; cette l'estriction n'est pas applicable en matière de compte courant, et en matière de fermages et loyers les revenus produisent intérêt à dater du jour de la demande ou de la convention.

AnS/tOle (saint), évêque de Laodicée, ver.s 270. Il cultivaavec succès toutes les sciences de son temps. — Fête le 3 juillet.

Anatolie [«] ou Pays du Levant du gr.

anatolè. lever du soleil). Nom fréquemiuciil donné à la presq-u ile de l'Asie Mineure.

anatomie [»nf] n. f. (du gr. ana. à travers, et tomé, section). Etude de la structure des êtres organisés, à 1 aide de la dissection ; Vésale est un des créateurs de l'nnatomie. Action de disséquer ; faire l'anatomie d'un homme. Vam. Conformation du corps ; avoir une hrllr anatomie. Fiÿ. Analyse minutieuse. Pièce d'anatomie, partie disséquée d'un corps. Reproduction en plâtre. en cire,d'une partie d'un corps.

— Encyci,. l/anatomie a été étudiée par le.s anciens, et Hippocrate aurait disséqué des cadavres humains, Galien n'aurait eu à sa disposition que des singes : après lui, jusqu'au xiv« siècle, celte science resta stationnaire. Mais, à partir de cette époque, les progrès ont été de tout temps très rapides, et l'iiisto- Jogie permet chaque jour de nouvelles découvertes.

L'anatomie est dite descriptive quand elle décrit les organes les uns après les autres, et indique leur poids, leur forme, etc,; elle se divise en ostéoluijir. arthroloqie, unyinlo'iie, névroloi/ie, splanchnolog ie . L'anatomie est dite iiénérale quand elle étudie les tissus et non les organes ; elle est pathologique quand elle étudie les lésions dues aux maladies ; topographique, quand elle se limite à une région déterminée. On la dénomme comparée, quand elle concerne l'étude d'un organe dans la série des êtres. Enfin, l'anatomie végétale s'occupe des tissus végétaux.

Dans un tout autre ordre, l'anatomie artistique s'occupe de la forme des corps, des proportions qui dépendent de la structure intime.

Anatomie [la J.sron d’], chef-d'œuvre de Rembrandt ili;;)2,', une des merveilles de la peinture jv. p, 77i. Le savant professeur hollandais Nicolas ■Tulp y est représenté démontrant l'anatomie du bras sur un cadavre ; les figures sont pleines d'expression iLa Haye).

anatomique adj. Qui a rapport à l'anatomie : description anatomique ; pièces anatomiques.

anatomiquement [ke-man] adv. D'une manière anatomique ; en anatomiste.

anatomiser [cê v. a. Syn. de disskqc ER ; nnatomiser un cadavre. Fig : anatomiser un roman.

anatomiste n. ni. Celui qui s'occupe

d’anatomie : Vésalé fut un célèbre anatouiiste.

ansitron n. m. Carbonate hydraté naturel tle sodium.

SinsitropC adj. du gr. anatropê, renversement '. Bot. Se dit de l'ovule dont le micropyle est placé près du hile, tandis que la chalaze est à l'autre extrémité.

Anaxagore^pliilosophe grecdeTécoleionienne, m. l'an V28 av. J.-C. Au lieu de ramener la nature à un petit nombre d'éléments primitifs (air, eau. etc.\ il soutient que chaque corps déterminé contient toutes choses mélangées en proportions diverses : à l'origine, les parties des choses étaient confondues ; le mouvement qui les a séparées et distinguées l’st verni de rintelHgence divine, véritable motrice du monde. L'intelligence unité souvei*aine, a en

effet pour attributs fondamentaux la connaissance et le mouvement. Sa morale parait être une résignation sévère aux lois naturelles. Anaxagore est considéré comme le fondateur du théisme philosophique. II ouvrit à Atliènes la première école de philosophie. où Périclés, Kiiripide et même, dit-on, Socrate, suivii'cnt ses lo(,‘ons.

av,

Jacques .Aiicelot.

Ana.X3,rque, philosophe grec de l'école de Démocrite, ami d'Alexaudre (iv' s. av. J.-C.).

Anaximanclre, philosophe dit ionien (610-:ii7 . J.-C.), disciple ut ami de Thaïes. Cherchant le principe du monde. Il le nomma infini (iTittfov). terme négatif désignant ce qui n'est déterminé ni en qualité ni en relation. L'infini contient en luimême les contraires, tels que le chaud et -le froid. Toute naissance s'explique par la séparation des contraires, toute mort par leur retour à l'union dans l'infini. Anaximandre enseigna le premier l'obliquité di' l'écliptique.

Anaximèlie de Lampsaque, un des précepteurs d'Alexandre, qu'il suivit en Asie. Ce prince, .s'étant emparé de Lampsaque. alliée de Darius, résolut do détruire la ville. Voyant approcher .tnaximene, et devinant l'objet de sa mission, il jura de ne point lui accorder ce qu'il allait lui demander. Alors. Anaximène le siqiplia de dclrnirc Lampsaque, et de réduire les habilanls en esclavage. Lié par son serment. Alexandre épargna la ville.

AUflxilUène de Milet, philosophe de l'école ionienne. H voyait dans l'air le principe du monde et passe pour avoir perfectionné le cadran solaire : m. vers -tâü av. J.-C. -

Anazarba, v. de la Cllicie (Asie Mineure'. Les chréiiens y furent défaits par les Sarrasins en 1130.

Ancelet [lè]

;GaI>riel - Auguste), architecte frau- (;ais, né et m. a Paris (18211-1898). H entra à l’Institut en 1892. II a restauré les châteaux de Pau et de Compïègne.

Ancelot \io\

.Jacques), auteur dramatique français, né au Havre, ni, à Paris (1794- 1884). H entra, en 1841, à l'Académie française , son principal ouvrage est un drame : l'Homme du'monae. — Sa femme, Marguerite Chardon, née à Dijon, m. à Paris (1792-1875), fut aussi un auteur dramatiqueotunromaneier distingué.

Ancenis ch.-i.

d'arr. (Loire-Inférieurel. sur la Loire, à 38 kil. de Nantes ;

5.000 h. {.Anceniens) : ch. de f. Orl. Forges, houille, vins, grains, bois. Louis XI y conclut en 1458 un traité de paix avec l'^rançois II, duc de Bretagne. Le 15 déc. 1793. le général Westermann y dispersa les restes d’une armée vendéenne. — lèarr. a .5 cant.,

28 comm., 47.000 h. ; le cant,

A'ncerV’ille [sêr], cb.-l. de c. (Meuse), arr. et à 20 kil. de Bar-le-Duc, près de la Marne ; 2.000 h. Ch. de f. E. — Le canton a 18 comm. et 11.200 h.

AUCestrEtl [sès-tral], 6, AUX adj. Qui appartient aux ancêtres, au.x siècles écoulés.

ancêtres n. m. pl. (du lat. antece'ssor, qui marche avant). Ceux de qui Ton descend : une vertu personnelle vaut mieux que d'illustres ancêtres. Tous ceux, en général, qui ont vécu avant nous ; nos ancêtres croyaient que le soleil tournait autour de la terre. S. un ancêtre, une ancêtre. Ant. Descendants.

— Encycl. D'après Fustel de Coulanges, le culte des ancêtres serait le point de départ de l’évolution religieuse ; chez les peuples primitifs, la croyance à une vague survie poussa à honorer les morts pour s'assurer leur protection : ce culte, associé à celui du foyer, constitua la religion domestique, religion très rigide, aux rits déterminés et variables avec chaque famille, dont l'ancêtre devint le'dieu. De ce dieu particulier on s'éleva ensuite à la conception d'une divinité supérieure et universelle. La religion des ancêtres disparut alors, mais le culte en subsista jusque chez les peuples de l'antiquité classique.

Ancey (Georges Matuevon de Curnieü. dit Georges), autour dramatique français, n. et ni. à Paris (185Ü-1917). Ses pièces: l'Ecole des veufs; la Dupe : l'Avenir ; Ces Messienrs, sc recommandent par la vigueur de l'observation,

ancbie n. f. (anc. ail. ancha). Languette dont les vibrations produisent les sons, dans certains instruments à vent.

— KxcYeL. Les clarinettes, ainiii que les .saxophones, qui en dérivcni. sont des instruments àanclic simple ; le hautbois, le basson, des instriuiients à anche double. Ces uiichcs sont des languettes d e r O s c .a n qui, fixées sur le bec de Tiiistrumcnt.

produisent leurs vibrations e n frémissant contre lui. — L'orgue possède un certain nombre de jeux d'anclies ivoix humaine, musette, etc,). Ce sont les plus bril-

Axnies d’Ancenis.

comm. et 13.900 h.

Auchna : f. De hautbois, clarinette, de 9axo[>hone; •

de bassou : 2. De De tuyau d or^ue

(a, auche libre; b, anche battante).

laiits, et ceux qui ont le plus d'éclat. Les anclies des jeux d'orgue, faites de laitons, sont tantôt libres, tantôt battantes. Celle-ci ferment entièrement le tuyau et viennent battre ses bords à chaque oscillation.

ancher [ché] v. a. Munir d'anches : ancher un Jeu d'orgue.

Anchietta (José d’'i, célèbre jésuite (1333-1597),. apôtre du Brésil ; il fut général de sa compagnie.

anchilops ’k't-lopss] n. m. Igr. agkhilôps\ Méd. Petite tmneur dans l'angle interne de l'o’ü.

anch’ io son’ pittore Et moi au.ssi. Je suis peintre , exclamatiim poussée, dit-on, jiar le Corrége devant la Suinte Cécile de Ra|)liaél, et dans le )iremicr élan d une noble ambition. On la rappelle quand une vocation se révéle d'une façon analogue, en la modifiant suivant les eirconstantes : Kl moi aussi, je suis poète, etc.

auebisaure [ki-zâ-re] n. m. Genre de reptiles dinosauriens, fossiles dans les terrains de la période triasique.

AnçlUSe [chi-ze], prince troycn, époux de Vénus, dont il eut Enée. Lors de Tembrasement de Troie. Knée le plaça sur ses épaules et remporta jusqu'aux vaisseaux. On fait souvent allusion à ce trait d'amour filial. V. E.nék.

anchois [choi] n. m. lespagn. anchoa). Petit poisson de l'Atlantique et de la Méditerranée ; salade d'anchois.

— Enoycl. Ichtyol. L'aiienois, dont on connaît une

trentaine d’espèces, vit on troupes nombreuse s dans toutes les mers du globe; il at- .\„choia.

teint de

à 0”>,12 de long. La pèche se tait d avril a juillet, au moyen de filets.

— Cuis. L’anchois, excellent hors-d oeuvre, est servi cru et mariné, quelqnelüis aussi découpé en filets. Garnir le ravier de persil, de jaune d'œuf et d'oignon blanc, liachés très finement ; assaisonner d'huile et de vinaigre. -• Beurre d'anchois. Pour le préparer, prendre des anchois, les nettoyer, ôter l'arète, les piler au mortier, ajouter à cette farce la même quantité de beurre sans sel ; passer le tout au tamis de crin. Les .\.nglais font usage d’une sauce aux anchois (anchovy sauce).

anchUSine [ku-zi-ne] n. f. Matière colorante d'un rouge foncé, employée dans la teinturerie et la parfumerie, et qu'on extrait de la racine d orcanette.

ancien, enne (si-tn. è-ne] adj. (du lat. ante, auparavant). Qui existe depuis longtemps ; antique, vieux : meuble ancien. Qui a existé autrelois, mais qui n'existe plus : les écrivains anciens. Qui n'est plus en fonctions ; l'ancien préfet. N. m. Personnage de l'antiquité : un ancien disait... Qui a précédé quelqu'un dans un service, dans une école : c’est mon ancien. Sylvie. Arbre qui a l'âge d'au moins trois coupes, pi. Vieillards ; nos ancêtres ; les anciens. Ant, Nouveau, moderne, comtemporain, actuel.

Ancien Régime et la Révolution (!’), par Alexis de Tocqueville (1856) ; étude pleine d'érudition et de profondeur, sur l'administration de la France avant 1789, dont l'auteur montre la sui'vivance après la période révolutionnaire.

Anciens [conseils des). V. conseil.

Anciens et des modernes [querelle des). Coniluencée par Boisrobei-t et Desmarets de Saint-Sorlin, elle fut à son apogée lorsque Ch. Perrault publia son Parallèle des anciens et des modernes (1688-16981, ouvrage ingénieux mais paradoxal, dans lequel il essayait d'établir la prééminence des modernes sur les anciens, dans les grands genres littéraires. Ce parallèle déchaîna dans l'Académie et le public cette guerre littéraire fameuse où Boileau, Racine et l'hélléni.ste Mm® Dacier se montrèrent les plus rudes .udversaires de Perrault, de P’ontenelle et de Lamotte. L'histoire de cette querelle a été écrite par Hippo- Ivte Rigault, dans son Histoire de la Querelle des anciens et des modernes (1856).

anciennement fsi-è-ne-m«n] adv. Autrefois, jadis. Ant. Actuellement, aujourd'hui.

ancienneté [st-ê-ne] n. f. Etat de ce qui est vieux, ancien : l'ancienneté d'une loi. Priorité de réception dans un grade, un poste : avancement à l'ancienneté. Ant. Actualité, nouveauté.

ancile n. m. (m. lat.). Bouclier sacré que le roi Numa prétendait être tombé du ciel et auquel, selon la légende, était attaché le sort de Rome.

ancillaire [sH’-lé-re] adj. (du lat. aneilla, scrvantei. Fam. Qui a rapport aux servantes : Ménage reproche à La Fontaine ses amours ancillaires.

Ancillon [il mil.] (David), pasteur protestant, né à Metz, m. à Berlin (1617-1692 ). — Son fils Charles, historien français, né à Metz, m. à Berlin :i659-1715).— Frédéric, arrière-petit-fils du précédent, écrivain et homme d’Etat, né et m. à Berlin (1767-1837).

ancipit^ e adj. (du lat. anceps, ilis, à deux tranchants). Hist. nat. Qui a deux tranchants comme un glaive.

Anckarstrœm (.Jean-Jacques), gentilhomme suédois (1759-1792). Passionné pour les privilèges de la noblesse, il baissait Gustave III, qui avait ruiné le pouvoir des grands. Il entra dans un complot, lut désigné par le sort pour frapper et, en 1792, dans un bal masqué, il tua le roi d'un coup de pistolet. Il fut torturé et décapité.

Anclam, v. de Prusse (Poméranie', sur la Peene; 13.090 h. Draps, toiles.

ancœur :A:eur] n. m. Endure que les bêtes à cornes éprouvent aux fanons. Nom vulgaire donné aux tumeurs siégeant au poitrail du cheval.

ancolie [h'i n. f.

du lat. aquileg'ia).

Bot. Genre de renonculacées des pays tempérés, qui donne de belles lieurs de couleurs variées.

— Btas. P’ieiir de fantaisie, comprenant trois pétales, une tige et des feuilles.

— Encycl. Bot. Les ancolies sont des plantes herbacées, vivaces, qui croissent dans les lieux humides ; on les emploie quelquefois en médecine , mais leur usage est dangereux. Les poètes considèrent l'ancolie comme le symbole de la (risfesse.

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