V. REPOS HEBDOMADAIRE
hebdomadairement [é6, de-re-man] adv.
Par semaine ; ouvrier payé hebdomadairement.
hebdomadier [èi, di-é], ère n. Religieux, religieuse chargés de présider l’ofSce ou de remplir un emploi pendant une semaine.
hebdomatique [èfi] adj. Astral. Se dit des années qui se succèdent de sept en sept ans à partir de la naissance, et qui sont heureuses ou malheureuses, suivant qu’elles sont régies par une planète bénéfique ou maléfique.
Hébé, déesse de la jeunesse, fille de Jupiter et de Junon. Elle fut chargée par Jupiter de verser aux dieux le nectar et l'ambroisie jusqu’au jour où Ganymède la remplaça dans celte fonction.
Elle épousa Hercule, lorsqu'il fut admis au nombre des dieux.
Hébé, statue en marbre, de Rude (1857) [musée de Dijon] ; de Marqueste (1909). —
Hébé endormie, statue en marbre de Carrier-Belleuse, au musée du Luxembourg.
hébéchet ou hébi- Chet [chè] n. m. Aux Antilles, grand panier ou crible d’écorce tressée.
Hebel (.Jean-Pierre), poète allemand, né à Bâle, m. à Schwetzingcn, auteur des Poésies allemaniques (1760-1826).
hébéphrénie [ni] n. f.
et phrên, esprit). Nom donné à des accès de folie qui surviennent au moment de la puberté, et se caractérisent par des idées ambitieuses et des colères sans cause.
Heberden (nodosités d’). Méd. Epaississement des os des doigts, que l’on observe au niveau de l’articulation de la phalangine et de la phalangette et qui est symptomatique du rhumatisme chronique.
héberge [bér-je] n. f. (de héberger. — Héberge avait dans l'anc. langue le sens de logis, auberge et maison). Ligne à partir de laquelle un mur, qui est mitoyen entre deux bâtiments d'inégale hauteur, appartient exclusivement au propriétaire du hâtiment le plus élevé.
hébergeage [ièr] n. m. Bâtiment servant à abriter les troupeaux dans une ferme.
hébergement [bèr-je-man] n. m. Action d'héberger. (Peu us.)
héberger [bèr-jé] v. a. (anc. haut allem. hej'ibergan; de heri, armée, et ierÿfm, protéger. — Prend un e après te g, devant a et o :
il hébergea, nous hébergeons.)
Recevoir chez soi, loger ; héberger libéralement un hôte.
hébergeur, euse [bérjenr, eu-ze] n. Qui héberge.
(Peu us.)
Hébert [6èr] (Jacques-René), homme politique français, né à Alençon, décapité à Paris (1757-1791). Substitut du procureur de la Commune, rédacteur du Père Duehesne, feuille des plus violentes, il fut l’un des instigateurs des massacres de Septembre. Il exerça sur la Commune de Paris une influence prépondérante et organisa. avec Chaumette et Cloots, le culte de la Raison. Arrêté sur l’ordre de Robespierre, il mourut sur l’échafaud avec plusieurs de ses partisans, dits kébertistes.
Hébert (Edmond), minéralogiste français, né à Villefargeau, m. à Paris (1812- 1890). Membre de l’Académie des sciences (1877).
Hébert (Antoine-Auguste- Emest), peintre français d’histoire et de portraits, au style aristocratique et fin, né à Grenoble, m. à La Tronche (Isère)
[1817-1908], Auteur de la Malaria, du Baiser de Judas, du Sommeil de VEnfant Jésus et de nombreux portraits, etc.
hébertiste [bèr-tU-tei n.
et adj. Partisan du révolutionnaire Hébert : Robespierre fit envoyer les kébertistes à l'échafaud.
— Encïcl. Les pi'incipaux partisans d’Hébert étaient Chaumette, Pache, Bouchotte, 'Vincent, Ronsin, Momoro, et en seconde ligne Fouché, Carrier, Rossignol, Anacharsis Cloots.
hébétant [tan], e adj. Qui hébète, rend stupide ; l action hébétante de l'alcool.
hébétation [si-on] n. f. Défaut de sensibilité organique.
hébété, e adj. etn. Rendu, devenu stupide. Qui annonce 1 hébétement de l'esprit : air hébété.
hébétement [man] n. m. Action d'hébéter. Etat d'une personne hébétée.
hébéter [M] v. a. Hat. hebetare; de hebes, etis, émoussé. — Se conj. comme accélérer.) Rendre stupide : les excès d'alcool hébètent V homme.
hébétude n. f. (lat. hebetudo). Obtusion des facultés intellectuelles, mais sans délire ; l'hébétude de V ivresse.
hébotomie [mî\ n. f. (du gr. hêbê, pubis, et tome, section). Syn. de pubiotomie. /
hébraïque [bra-i-ke] adj. (du gr. hebraios, hébreu' Qui concerne tes Hébreux ; langue hébraïque. V. hébreu.
llébraïquement [bra-i-ke-man] adv. A la manière des Hébreux.
hébraïsant [bra i-zan] ou hébraïste ri™fs-le] adj. et n. m. Savant qui s'attache à Tétiide de l'hébreu : Renan fut un hébraïsant remarquable.
J. -R. Hébert.
hébraïser [ira-i-zé] v. n. S'adonner à l’étude de la langue hébraïque. Se servir d'hébraïsmes.
hébraïsme [bra-is-me] n. m. Façon de parler propre à la langue hébraïque.
Hébrard (Adrien), journaliste français, né à Grisolies, ra. à Saint-Germain 11833-1914) ; il dirigea pendant plus de quarante ans le journal le Temps.
Hèbre, fleuve de Thrace, auj. la Maritza.
hébreu adj. m. Qui concerne le peuple de ce nom. (Au fém., on dit seulement hébraïque.) N. m. Langue des Hébreux : apprendre L'hébreu. Fig. Chose inintelligible : c'est de l'hébreu pour lui.
— Encycl. Linguist. L’hébreu proprement dit est l'idiome sémitique que parlaient les Hébreux ou Israélites, au temps où ils formaient une nation indépendante. L'hébreu rabbinique est la langue parlée par les rabbins lorsque le peuple cessa de parler l'hébreu. Il est mêlé de grec, de latin et de persan. A l’hébreu rabbinique succéda le néo-hébreu. En hébreu, l’élément simple et originel est le pronom; l'article ha, toujours placé devant le nom, paraît être dérivé de hal (arab. al). Le verbe a sept conjugaisons, qui permettent d’exprimer les nuances de sens les plus délicates. Il y a deux temps : le parfait et l’imparfait ; ensuite, un impératif, un inflnitif et un participe, qui servent à établir toutes les autres formes. Le nom a deux genres.
Ses différents rapports sont exprimés par des préfixes et des suffixes, ainsi que par une sorte de génitif.
La syntaxe est très importante, le sens d’un mot n’étant rigoureusement déterminé que par sa place dans la proposition.
Hébreux [hreû]^ nom que portaient primitivement les descendants d’Abraham, qui étaient issus du ■patriarche i/eier. Il fut remplacé par celui d'Israélites, du mot Israël, surnom de Jacob. Celui de Juifs (en lat. Judæi) ne date que de la captivité de Babylone. Il prévalut, parce que les habitants du royaume de Juda furent subjugués les derniers.
Les Hébreux, dans les récits bibliques, sont issus d’un patriarche de la lignée directe de Noé, Abraham, qui vivait sur les bords de l’Euphrate, puis dans la Syrie méridionale, et dont la race devait pulluler, innombrable et bénie de Dieu, comme avait été béni le patriarche lui-même. Jacob, petit-fils d'Abraham. à qui Dieu donna le nom d'Israël, eut douze fils, dont chacun devint l'ancêtre d’une tribu. L’avant-dernier d’entre eux, Joseph, vendu par ses frères en Egypte, y gagna la faveur du pharaon, dont il fut le ministre. 11 appela ses frères en Egypte, et d’eux naquit un peuple dont l’accroissement effraya les Egyptiens. Persécutés par un pharaon nouveau, les Hébreux furent délivrés par Mo’ise, qui leur donna, sur le Sinaï, la loi de Dieu et les conduisit vers la l'erre promise. Apres avoir erré dans le désert sina'itique, ils s’installèrent dans les contrées à l’E. de la nier Morte et du Jourdain, et par Josué, furent installés entre le Jourdain et la mer. Des juges, puis des rois les gouvernèrent. David établit leur puissance militaire, et son successeur Salomon construisit le temple de Jérusalem. Après lui, les tribus se partagèrent entre les deux royaumes d'Israël et de Juda, dont les luttes intestines favorisèrent l'intervention des Assyriens et de l’Egypte. En 587, Nabuchodonosor réduisit la ville de Jérusalem et déporta le roi, le clergé et les plus riches du peuple.
Cette captivité dura jusqu’au règne de Cyrus, qui, en 538, l'année même de la chute de Babylone, permit aux exilés de rentrer en Judée et de rebâtir le Temple. Le peuple juif réussit à reconstituer son unité nationale. Après la chute de la domination persane, les Hébreux dépendirent de l’Egypte, contre laquelle ils se soulevèrent avec Judas Macchabée. Après quelques années d'indépendance, le royaume hébreu retomba en 63 sous le joug des Romains, dont les proconsuls ou les procurateurs s’installèrent à Jérusalem. C est à ce moment qu'eut lieu la mission du Christ. Vers le milieu du i'»* siècle, une nouvelle révolte des Hébreux devait amener la prise et la destruction de Jérusalem par Titus. Un dernier soulèvement eut lieu sous Bar-Kochba, en 130-135.- Hadrien ravagea méthodiquement le pays et bâtit un temple à Jupiter sur l'emplacement du temple de Jéhovah. Dès lors, les Hébreux n'eurent plus ni unité ni vie politique. Dispersés dans toutes les provinces de l’empire romain, ils y vécurent en communautés isolées. La valeur politique du peuple hébreu et des royaumes qu’il fonda ne fut jamais considérable ; c’est grâce à leur rôle l'eligieux qu'ils occupent dans l’iiistoire une des places principales. V. Juifs.
Hébrides, îles anglaises de l'ouest de l’Ecosse ; 100.000 h. Les principales sont : Lewis, Benbecula, cic. Terres montagneuses, humides, peu habitées, peu fertiles. Monuments préhistoriques.
Hébrides (Nouvelles-j. V. Nouvelles-Hébrides.
Hébron, v. de Palestine, près de Jérusalem.
Mosquée d’Abraham où, suivant la tradition, sont enterrés Abraham, Sara et les patriarches. La ville d'Hébron fut en partie détruite en IHS^, par Ibrahimpacha, à la suite d’une révolte.
Hébuterne,. comm.
du Pas-de-Calais, arr. et à 21 kil. d'Arras, entre Ancre et Ai.thie ; 806 h. (en IDlt).
Reprise aux Allemands par le lie corps le 7 juin 1915, au cours de la deuxième bataille d’Artois.
bec [è/f’J n. m.
tie inférieure d'une porte, divisée horizontalement en deux parties.
llécatO n. f. Amas solide de matière fécale; qai se forme en pyramide dans une fosse d'aisance.
Hecate, nom répondant à deux divinités assez différentes. L'Hécate simple était une divinité lunaire, confondue souvent avec Artémis. La triple Hécate était une divinité infernale et malfaisante, identifiée fréquemment avec Perséphone ; elle était adorée dans les carrefours et représentée avec trois têtes ou trois corps.
Hécatée de Milet, historien et géographe grec du vie siècle av. J.-C. Il fit le premier effort pour