‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1034 sur 1225 · V. MESURES. Syn. bar · texte numérisé non relu

V. MESURES. Syn. bar

hectowatt [ik-toouat’] n. m. Mécan. Unité de travail équivalant à cent watts (abrév. htü).

hectowattlieure n. m. Travail effectué pendant une heure par une machine ayant une puissance de 1 hectowatt.

Hécube, épouse de Priam, mère d’Hector, de Pâris, de Cassandre. Pendant la guerre de Troie, elle perdit presque tous ses enfants, au nombre de dixneuf, et vit massacrer sous ses yeux le vieux Priam, son époux, Polyxène, sa fille, et Astyanax, son petitfils. Conduite esclave en Thrace, elle aveugla le roi de ce pays, Polymnestor, qui avait fait périr son fils Polydore. Suivant les uns, elle fut tuée par les Grecs, suivarit d’autres, elle se jeta dans l'Hellespont, Hécube, tragédie d'Euripide, œuvre pathétique et éloquente, mais dont le sujet est double (sacrifice de Polyxène et vengeance d'Hécube sur le roi deThrace Polymnestor, meurtrier de Polydore) [424- av. J,-C.].

Hécyre {V) ou la Belle-Mère, comédie de Térence. Les caractères des femmes (la jeune épouse Philornène, sa mère Myrrhina, et sa belle-mère Sostrata) y sont tracés avec une délicatesse charmante.

Héda CWillem-Klaasz), peintre hollandais, né et m. à Haarlem (vers 1594-apr. 1678), maître remarquable dans les natures mortes.

Hedda Gabier, drame en quatre actes d'II. Ibsen (1890), où Théroïne, esthète détraquée, voit son idéal de domination aboutir à Todieux et à l'absurde.

Hédé, ch.-l. de c. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 21 kil. de Rennes, près du canal d’Ille-et-Rance ; 770 h. — Le cant. a 11 comm. et 11.000 h.

hédéracé, e adj. (du lat. hedera, lierre). Qui ressemble ou se rapporte au lierre.

hédérifomae adj. Qui a la forme du lierre, d’une feuille de lierre.

bédérine n. f. Glucoside extrait du lierre, hédérique adj. Se dit d’un extrait des graines du lierre.

Hedin (Sven). V. Sven Hedin.

bédinge n. m. Drageon que poussent les pois de primeur cultivés en pleine terre.

Hedjaz, royaume de la péninsule d’Arabie, au long de la côte de la mer Rouge, depuis le golfe Akaba (au N,) jusqu’au pays d’Asir (au S.). Environ 250.000 kilom. carrés de superficie, peuplés de 800.000 hab., arabes nomades surtout. Villes principales : La Mecque et Médine, villes saintes de l’islam, et le port de Djedda, sur la mer Rouge, Le chemin de fer du Hedjaz aboutit à Médine. Le Hedjaz, naguère vilayet turc, constitue depuis juin 1916 un royaume indépendant, dont le souverain est le Grand-Chérif Hussein, émir de La Mecque depuis 1908.

Hedjaz (chemin de fer du), voie ferrée destinée à conduire les pèlerins musulmans d’Europe et d’Asie antérieure jusqu’aux Lieux saints de l’islam. Elle se greffe à Damas sur les chemins de fer syriens et court au Sud, à travers la Syrie de mandat français, la Transjordanie de mandat anglais et les déserts du Hedjaz, jusgu’à Médine, Longueur totale ; 1.138 kilom.

bédobie [6f] n. f. Genre d’insectes coléoptères d’Europe, dont les larves vivent dans le bois mort.

bédOIXisniD fnis-mej n. m. (du gr. hédonê, plaisir). Philos. Doctrine qui fait du plaisir le but de la vie: la morale d'Epicure est une forme d'hédonisme.

— Encycl. Hédonisme est un terme général, susceptible de s’appliquer à toutes les doctrines qui placent les fins morales dans les satisfactions de la sensibilité. Mais le véritable hédonisme qui, comme dans la doctrine d’Aristippe, s’attache à la recherche exclusive du plaisir, doit être distingué de l'eudémonisme (recherche du bonheur) et de l'utilitarisme.

bédOIllStiÇ[Ue [do-nis-ti-ke] adj. Relatif à l'hédonisme.

Hédouin (Pierre-Edmond-Alexandre), graveur français, né à Boulogne-sur-Mer, m. à Paris (1820- 1889). 11 illustra Sterne, Rousseau, Molière.

bédra, n. m. Plaie du ci’âne, ne laissant qu'une marque légère sur les os.

Hedtvige ou A.VOy6 (sainte), fille du duc de Méranie, Berthold (1174-1243); patronne delà Silésie, dont elle avait épousé le duo. Fête le 17 octobre.

Hedwige, reine de Pologne, née et m. à Cracovie (1371-1399), épouse de Jagellon, grand-duc de Lithuanie. Elle fit faire la première traduction de l'Ecriture sainte en polonais.

bed'Wigie [èd-vi-ji) n. f. Genre de mousses rupicoles, renfermant de nombreuses espèces des régions chaudes et tempérées du globe.

bédysarées [za-ré] n. f. pl. Ti'ibu de légumineuses papilionacées, ayant pour type le sainfoin (hedysarum). S. une hédysaree.

Heem (Jean Davidsz de), peintre hollandais, né à ütrecht, m, à Anvers (1600-1674); peintre scrupuleux des natures mortes,

Heemsbeerlt (Martin Van Veem, dit), peintre hollandais italianisant, surnommé le Raphaël hollandais, né à Heemskeerk, m. à Haarlem (1498-1374).

Heer (Oswald), poléontologiste suisse, né à Nieder-Utzwyl, m. à Lausanne (1809-1883).

Heeren [hé-rèn] (Louis), savant historien allemand, né à Àrbergen, m. k Gœttingue (1760-1842) ; auteur de remarquables études sur la vie économique des anciens, sur les croisades,

Heeringen (Joslas de), général allemand, né à Cassel en 1850, commanda, pendant la Grande Guerre, la 7' armée allemande sur le front de la mer du Nord.

Heestert, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai) ; 2.230 h.

Hector.

IlÉL

Hegel.

Hegel [ail. é-ghèP, philosophe allemand, né à Stuttgart, m, à Berlin (1770-1831). Son ouvrage capital est la Science de la loyilue. Sa philosophie ou léyélianisine, aux tendances panthéistiques , dérive des doctrines de Kant, Fichte et Schelling, et eut une infiuence considérable sur l'évolution de l’esprit allemand. V. HÉGÉLIANISME.

bégéliauisme

[yhé, ou jé-li-a-nis-me] n. m. Philos. Doctrine de Hegel.

— Encycl. La philosophie de Hegel a été appelée « idéalisme absolu n parce que, dans ce système, l’absolu est l’Idée, la pensée pure (avant toute chose pensée), l’abstraction logique. Cet absolu n'est pas immuable. H est d’abord pensée pure et immatérielle ; il est ensuite existence extérieure à la pure pensée : c'est la nature. La pensée revient ensuite à elle-même, prend conscienee d’elle-mème et devient esprit pensant. Tout ce qui est, est rationnel, car il est une manifestation de la logique absolue de l’Idée. L’histoire est le développement de l’idée dans le temps. La foi'ce qui triomphe est le symbole du droit, car elle est l’idée, le rationnel manifestés, La force crée donc le droit. Telles sont les doctrines essentielles de l'hégélianisme. Ajoutons que la marche de la pensée (qui reproduit le développement de l’être absolu) procède, chez Hegel, par trois étapes : la thèse, l'antithèse et la synthèse, qui réunit les deux premières (par exemple, l’idée, la nature, l’esprit pensant), Hegel applique aux différentes parties de son système, et non sans quelque artifice, cette triple dialectique, — L’influence de cette philosophie panthéistique et conciliatrice des contraires fut énorme : il y eut une droite et une gauche hégélienne ; à droite étaient les conservateurs, les catholiques, les orthodoxes ; à gauche, les humanitaires, les socialistes, tous se réclamant des mêmes doctrines pour jpstifier les leurs.

bégéllen, enne [yhé, ou jé-U-in, è-ne] n. Partisan de Hegel. Adj. Qui appartient au système de Hegel ; l'école hégélienne.

bégémonie [ni] n. f. fçr. hSgemonia; de hêgemôn, chef). Suprématie d une ville, dans les anciennes fédérations grecques et, par ext., dans les confédérations modernes : Sparte et Athènes se disputèrent l'hégémonie de la Grèce; l'hégémonie de la Prusse en -4 llemagne.

Hegenbeim, comm. du Haut- Rhin. arr. de Mulhouse ; 2.350 h. Ch. de f.

Hégésias [zi-ass], philosophe grec, de l’école Cyrénaïque, qui florissait vers 300 av. J.-C.

Hégésipp^ orateur athénien du IV» siècle av. J.-C. ; il combattit avec Démosthène le parti macédonien. On lui attribue les Discours sur l'Balonèse.

Hégésippe (saint), écrivain chrétien du II» siècle, originaire de Palestine,

Fête le 7 avril.

bégire n. f. (de l’ar. hedjra, fuite).

Ere des mahométans, qui commence en 622, époque à laquelle Mahomet s'enfuit de La Mecque à Médine. V. ère.

bégoumène ou bigoumène n. m. (du gr. hègoumenos, qui conduit). Abbé ou supérieur d’un monastère grec.

Heiberg (Jean-Louis), publiciste, linguiste, philosophe et écrivain dramatique danois, né à Copenhague, m. près de Ringsted (1791-1860) ; il créa le vaudeville danois ; le Roi Salomon, Oui, Non, etc.

Heidelberg [all. ha-i-dèl-bèryh], v. de Bade, sur le Neckar ; 36.000 h. Université célèbre ; château remarquable, mais dévasté par les guerres du XVII» siècle et incendié par la foudre.

Heiden , comm. de Suisse (cant d'Appcnzell.

Rhodes - Exté rie U res);

3.730 h. Elève du bétail; tissage de la soie ; broderie. Station climatérique fréquentée.

Heidenbeim, v.

d’Allemagne (Wurtemberg), sur la Brenz, affl.

du Danube ; 12.200 h. Métiers à tisser.

Heidenstam (Charles-Gustave Verner de), écrivain suédois , né à Olshammar en 1859 ; auteur d’ouvrages colorés où il exalte la joie et la fantaisie : Armées de pèlerinage et de vagabondage, Hans Alienus, les Carolins, etc.

beiduque [è-du-ke n. m. (hongr. hajduk). Fantassin hongrois. CV. haidouks.) Domestique français d'autrefois, vêtu à la hongroise.

Heilbronn [allem. ha-il] V. d’Allemagne (Wurtemberg), sur le Neckar;

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