‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1048 sur 1225 · HEU · texte numérisé non relu

HEU

HEX

Heudicourt, comm. de la Somme, arr. et à 17 kil. de Péronne ; 1.400 h. Ch. de f. Tissus. Disputée aux Allemands par les troupes britanniques, et complètement détruite au cours de la Gr ande Guerre.

Heuglin (Théodore de), voyageur allemand, né à Hirschlanden (Wurtemberg), m. à Stuttgart (1824- 1876). Il accomplit de fructueux voyages dans le nord-est de l’Afrique.

heulaudite n. f. silicate naturel d’aluminium, calcium, sodium et potassium.

Heule, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai), sur la Heule, affl. de la Lys ; 6.690 h. Machines.

heup ! interj. Commandement d’exécution dans un exercice de canon à bord.

heur n. m. (lat. augurium). Chance quelconque. Chance favorable. Pnov. : Tout n'est qu’heur et malheur en ce monde, ce qui nuit à Tun profite à l'autre.

heure n. f. (lat. hora). Vin^quatrième partie du Jour : heure décimale, sidérale, etc. Moment déterminé du jour : l'heure du dîner. L’instant, le moment : j'ai vu L'heure où j'allais tomber. Signe indiquant la division du temps en heures sur un cadran : heures en chiffres arabés. Heure avancée, moment avancé du jour, soit absolument, soit par rapport à ce qu’on veut faire. Heure indue, peu convenable. Une grande heure, une petite heure, un peu plus, un peu moins d’une heure. Une heure d'horloge, une heure bien complète. La dernière heure, moment de la mort. Fig. et fam. Passer un mauvais guart d'heure, traverser un moment critique. pénible, dangereux. Le guart d'heure de Rabelais. le moment où il faut payer, se soumettre à une chose fâcheuse. (Rabelais, dit-on, étant à Lyon sans argent pour payer son hôtellerie, trouva le moyen de se faire accuser d’avoir voulu empoisonner le roi et la reine, et se fît ainsi conduire gratuitement à Paris.) Loc. adv. ; Tout à l'heure, dans un moment. A cette heure, en ce moment. .4 toute heure, continuellement. De bonne heure, tôt. Sur l'heure, à l'instant. A la bonne heure, soit, voilà qui est bien. Heures canoniales, diverses parties du bréviaire, de l’office liturgique. Petites heures, celles qui sont en dehors de l'office principal. Livre d' Heures ou Heures, çiui contient ces offices. Loc. prov. : Chercher midi à quatorze heures, voir, créer des difficultés, des complications où il n’y en a pas.

— Encycl. Astron. Heure sidérale. C’est la vingtquatrième partie du jour sidéral, c'est-à-dire du temps que met une étoile à parcourir son cercle diurne (23" 36“ 4*. 091 de temps moyen). Elle est divi sée en 60 minutes sidérales et chaque minute en 60 secondes sidérales : c'est l’heure que marquent les horloges astronomiques.

Heure solaire vraie. C’est la vingt-quatrième partie de res|iace de temps qui s’écoule entre deux passages successifs supérieurs du soleil au méridien du lieu. 1. heure solaire vraie est donnée par les cadrans solaires.

Heure solaire moyenne, heure que marquent les horloges et les montres. Elle correspond à la vingtquatrième partie du temps que mettrait un soleil fictif appelé soleil moyen pour reproduire, sans inégalité sur l'équateur, le moyen mouvement du soleil vrai. L'heure moyenne est environ de 4 minutes plus lonaue que l'heure sidérale ; d’ailleurs, cette durée n'est pas constante ; c’est pourquoi nous sommes obligé', pour établir l’heure moyenne, d'imaginer un soleil fictif, parcourant l’équateur d'un mouvement uniforme, pendant que le soleil réel parcourt l’écliptique. L'heure solaire vraie peut se déduire de l'heure moyenne à 1 aide d’une relation que l’on appelle équation du temps.

Heure légale. L’heure légale en France-Algérie était naguère l'heure temps moyen de Pai’is. (L. du 14 mars 1891.)

-âpres un certain nombre d'Etats (Allemagne et colonies allemandes, -Angleterre et colonies anglaises, Autriche- Hongrie. Belgique. Danemark, Espagne et colonies espagnoles, Italie, Japon, Norvège. Pays-Bas, Serbie, Suède, Suisse, Turquie, etc.; la France, par la loi du 9 mars 1914, a adhéré au système dit des fuseaux: horaires, en même temps ou elle adoptait la division du jour en 24 heures. L'oi'igine du système des fuseaux horaires est le mé¬

ridien de Greenwich, qui passe par le milieu du premier fuseau, chaque fuseau étant de 15». Les lieux situés dans le premier fuseau marquent l'heure de Greenwich (heure de l'Europe occidentale), cette heure retardant de 9 m. 21 s, sur 1 ancienne heure temps moyen de Paris. Si l'on compte les fuseaux en allant vers l'Est, pour tous les lieux situés dans le deuxième fuseau, l'heure est en avance de 1 heure sur l’heure de Greenwich : c’est l'heure de l'Europe centrale. Dans le troisième fuseau, il y a avance de deux heures sur Greenwich, c'est l'heure de l'Europe orientale, et ainsi de suite jusqu'au douzième fuseau, pour lequel l'heure avance de douze heures sur celle de Greenwich. Si, au contraire, l'on compte les fuseaux en allant vers l’O., l’heure marquée dans chacun des fuseaux qu,^ Ion rencontre successivement retarde de 1 h., 2 h., 3 h., etc., sur l'heui-e do Greenwich.

A Paris, l'heure légale est donnée par 1 Observatoire. Dans les départements, elle est indiquée par les gares de chemin de fer. La transmission de l’heure est faite par radios émanant de la tour Eiffel.

Heure d'été. Un certain nombre de pays ont adopté, depuis 1916, une heure conventionnelle' pendant une cerlaine période de Tannée. L'heure indiquée par les horloges publiques a été avancée de 60 minutes sur l'heure normale pendant l’été où les jours ont une durée plus longue. En France et en Algérie, ce régime a été établi ég.alement depuis 1915. et sa durée est Axée chaque année par une loi spéciale.

Heure - le - Romain, coram. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 1.680 h. Chapeaux, soieries.

Heures, divinités grecques, filles de Zeus et de Thémis, suivantes des grands dieux ou de certains héros, et gardiennes des portes du ciel. On en comptait trois ; Eunumia. Dike, Eirêné, qu'on appelait à Alh'-nes Thallo, Carpo, Auxo.

heurette [rè-te] n. f. Nom donné, au xvii» siècle, à la demi-heure que sonnaient la plupart des horloges.

heureusement [ze-man] adv. D'une manière avantageuse ; terminer heureusement une affaire ; maison heureusexnent située. Avec à-propos, bonheur ; expression heureusement trouvée. Par bonheur : heureusement, un renfort arriva. Ant. Malheureusement.

heureux, euse {reû, eu-zej adj. (de heur). Content de son sort, qui jouit du bonheur : les ; ens heureux sont rjres. Que le hasard favorise : joueur heureu-r. Qui prévient favorablement : phyùonomie heureuse. Qui présage le succès : un heureux augure. Qui réussit bien : un coup heureux. Naturel heureux, bon. distingué. Répartie heureuse, vive et spirituelle. Mémoire h'ureuse,&dèle. .Avoir la main heureuse, réussir ordinairement ce que l’on entreprend. N. Personne heureuse : faites des heureux. Ant. : Malheureux. Paov. : Heureux au jeu, malheureux en amour, ceux que le jeu favorise sont rarement heureux en ménage.

heuristique 'ris-ti-ke] n. f. (du gr. heurisk'in. trouver). Partie de la science historique qui consiste dans la recherche des documents. Adj. Qui consiste ou qui tend à trouver ; méthode heuristique. (On écrit aussi EuaisTiQUE.)

*heurt [heur] n. m. (de heurter). Coup donné en heurtant. Marque que le choc a laissée. Point le plus élevé d'une rue, d'un pont, d’une conduite d’eau, etc.

*heurte, e adj. Fig. Qui contraste violemment : couleurs heurtées. Style heurté, qui offre des oppositions rudes.

’^’heurtement fmanj n. m. Action de heurter, de se heurter. Hiatus. (Peu us.) ,

*heurte-pot n. invar. Dans l'Ouest, personne niaise, maladroite.

“"heurtequin ^kin] n. m. saillie en forme d'embase cylindrique d'un essieu de fer, comre laquelle vient buter le moyeu de la roue.

"'heurter \té] v. a. lorlg. germ.). Choquer rudement : voiture qui heurte un pnssaxxt. Fig. Blesser ; heurter l'amour-propre de quelqu'un. Heurter de front, contrarier, combattre sans ménagement. V. n. Se cogner : heurter contre un caillou. Frapper à

une porte. Se heurter v. pr. Se cogner contre un obstacle. Se choquer en se rencontrant. Fig. Se contrarier mutuellement.

*heurtOir n. m. Marteau pour frapper à une porte. Chasse-roue établi à côté d’une porte cochère. Pièce de fer limitant la course des battants d'une porte cochere. Extrémité des bajoyers contre laquelle viennent buter les portes d’une écluse. Ch.

de f. Syn. de butoir.

H 6 U s d 6 U , Heurtoil’S.

comm. de Belgique

(Flandre-Orientale, arr. de Gand), sur l’Escaut; 3.510 h. — Comm. de la prov. de Limbourg, arr. de Hasselt ; 1.870 h.

*heuse ou *heusse n. f. Piston de pompe. *heuse [heu-ze] n. f. janc. h. allem. hosa). Au moyen âge, botte ou jambière (suivant que la heuse avait un pied ou n’en avait pas).

Heusy, comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviersl ; 2.290 h.

H3Uzé (Louis-Gustave), agp-onome français, né à Paris, m. à 'Versailles (1816 1907). On lui doit de nombreux travaux d’intérêt pratique.

Heuzot [zè] (Jean), humaniste français, né à Saini-Quentin' (1660-1728) ; auteur du Conciones, da Selertæ eprofanis scriptoribus historiæ.

Heuzey (Léon), archéologue français, né à Rouen, m. a Paris (1831-1922). On lui doit des travaux estimés sur les terres cuites, et en général sur l’art grec. Membre de l'Académie des inscriptions (1874) et de l’Académie des beaux-arts (1885 .

^he’ve n. f. En Normandie, rocher creux en dessous, où se réfugient crabes, homards, langoustes.

Hè'Ve (cap de la), cap de la côte nord-est de la France, au N. de l’estuaire de la Seine. Hautes falaises de craie.

*hé'Vée [vé] n. f. Arbre de la Guyane, dont le suc épaissi forme la gomme élastique ou caoutobouc.

He'veliUS f«ss] (Jean HOvelke, dit), astronome allemand pensionné par Louis XIV, né et m. à Dantzig (1611-1687).

Hever, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), près de la Dyle ; 1.800 h.

He'verlé, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), sur la Dyle ; 7.530 h. Distillerie.

Hé'vès, v.de Hongrie, (comitat d’névès);7.000h. Vignoble.

Hé^vin (Pierre), jurisconsulte français, né et m. à Rennes (1621-1692).

Hevvlett (Maurice), romancier et poète anglais, né à Londres en 1821, auteur de : les Amants delà Forêt, Petits romans d’Italie, etc.

hex ou hexa, préfixe grec, signif. six. hexacanths [ègh-za\ adj. (du prêt, hex, et du gr. akantha, épine). Qui porte six épines ou stylets. (Se dit surtout des vers cestodes dont l’embryon est muni de six crochets cornés, qui lui servent à perforer les tuniques du tube digestif.)

hexacorde [ègh-za] n. m. (du préf. héx, et de Corde). Système musical utilisé au moyen âge et jusqu’au xvii» siècle, et basé sur une gamme de dix sons ; l'hexacorde disparut avec l'adoption de la syllabe si, ajoutée aux six autres : ut, ré, mi, fa, sol, la. hexacosane n. m. Carbure saturé C"*H'*.

hcxactincllides n. m. pl. Ordre de spongi àres, comprenant les éponges siliceuses dont le squelette est formé de spiculés à six rayons, isolées ou réunies : les hexactinellides vivent daxis les fonds de 900 à 1.000 mètres. S. un hexactinellide.

hexacycle 'ègh-za] adj. (du préf. hex, et du gr. kuklos, cercle). Se dit d'un véhicule à six roues, hexadactyle 'ègh-za] adj. (du préf. hex. et du daktulos. doigt). Qui possède six doigts aux membres antérieurs ou postérieurs, ou qui a des nageoires, des ailes divisées en six lambeaux.

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