‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1070 sur 1225 · h. JJ J ^ 2. A cheval · texte numérisé non relu

h. JJ J ^ 2. A cheval

(Jean-Pierre-Louis-Laurent), peintre de genre, de paysage et graveur français, né à Rouen, m. à Paris (1735-1813).

*]lOUeiïient [hoû-tnan] n. m. Labour à la houe.

*llOUer [hou-é] V. a. Labourer avec la houe.

*llO’Uerie [hou-rî] n. f. Syn. de houement.

*llOUett0 fAoM-ê-£e] n. f. Petite houe.

*llOUeur n. m. Celui qui laboure à la houe.

Houffalize, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Bastogne), sur l'Ourthe ; 1.540 h. Tanneries.

Houga (Le), comm. du Gers, arr. et à 58 kil. de Condom, non loin de l’Adour ; 1.350 h.

Hougaerde, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain) ; 4.350 h. Brasserie.

Ho'Ugli, branche occidentale du Gange, qui arrose Chandernagor et Calcutta ; cours 195 kil.

*llOUgnette n. f. (ital. ugnetto). Ciseau carré de sculpteur et de mai’brier. (C’est à tort qu'on écrit parfois hongnette.)

*hlOUllOU n. f. Vieille femme décrépite et grondeuse. N. m. Nom vulgaire d'un coucou d’Afrique.

llOUicliepOte n. f. Pâte de farine et de fruits cuits à l’eau.

*llOUillage [hou, il mll.] n. m. Action de la houUle sur le fer.

*llOUille [hou. Il mil., e] n. f. (m. wallon). Charbon fossile, vulgairement appelé charbon de terre, qui sert de combustible. Houille compacte, houille chai-gée d'hydrogène. Houille blanche, énei'gie développée par les chutes d’eau des moniagnes. Bouille verte, énergie fournie par les rivières et cours d’eau. Houille bleue, énergie des vagues et marées. Bouille atmosphérique, éolienne ou incolore, le vent.

— Encycl. L’origine végétale de la houille a été depuis longtemps reconnue : l'aspect très net des

Fossiles de la houille.

empreintes fossiles de tiges, de feuilles (sigillaires, grandes fougères, etc.), suffit à la démontrer. Quant au mode de formation des couches, il est propable qu’il faut y voir un dépôt de matériaux ligneux

apportés par les fleuves dans les estuaires. Les principaux gisements houillers sont situés, en général à la lisière des terrains primitifs ; les plus abondants sont ceux d’Angleterre (Cumberland), des Etats-Unis (Massachusetts, Pensylvanie), d’Allemagne (bassin de la Ruhr), de France (bassin du Nord : Lens, Anzin, et du Centre : Saint-Etienne, Alais, Carmaux, Le Creuset) ; enfin de Belgique (Mons, Charlerqi).

Les caractères de la houille sont variables d’un bassin à l’autre, et quelquefois dans le même bassin. Les différentes variétés peuvent se ramener aux catégories suivantes ; l» houilles grasses maréchales, convenables pour la forge ; 2» houilles grasses à longue flamme, appelées charbon à gaz ; 3» houilles grasses à courte flamme, appelées charbon à coke ; 4“ houilles sèches à longue flamme, appelées charbon flambant; 5" houilles maigres anthraciteuses et anthracites, appelées charbon maigre, demi-gras.

La houille est mélangée le plus souvent avec d’autres matières : pyrites, chaux, silice, etc. Elle est extraite du sol d’après les procédés en usage dans les autres mines (v. mine) mais avec des précautions supplémentaires à cause de la présence du grisou. Tout charbonnage comprend deux puits : un puits d’extraction et un puits d’aération.

La houille était déjà utilisée pour le chauffage en Chine, mille ans avant Jésus-Christ. Au début du XIX» siècle, les puits les plus profonds n’atteignaient guère que 200 mètres. Aujourd’hui certains puits ont un millier de mètres de profondeur ; celui de Red- Jacket (Etats-Unis) descend jusqu’à 1.400 m. A ces

f landes profondeurs, la chaleur est d'ailleurs accalante (V. température) et par suite le travail des ouvriers peu productif.

Dans l’intérieur d’une mine de houille, on crée des voies d’aérage, d'abatage, d'assèchement et de roulage, mais la méthode d’exploitation est variable suivant la direction du filon, son épaisseur et la richesse de la mine à exploiter. La taille d’un filon comprend le havage et l'abatage. Les mineurs bavent, abattent et boisent souvent en même temps. D’autres ouvriers, les bouteurs et les serveurs, déblayent le charbon ou amènent à pied-d’œuvre les matériaux de boisage. D’autres, encore, les remblayeurs et les reculeurs, construisent les murs en pierre sèche, entassent les remblais pour soutenir le terrain, tout en ménageant les galeries pour conauire le charbon au puits d'extraction, dans lesquelles les coupeurs de murs ou bossoyeurs établissent les voies ferrées du roulage. V. mine.

Si la couche est très inclinée, on a recours à l'abatage par gradins ; si la veine est peu épaisse, on préfère la méthode dite par gradins renversés. Au fur et à mesure de l’avancement, le remblayage a lieu. Au contraire, si la veine est très épaisse, le remblayage ne suffit pas ; on a alors recours au dépilage. Quand l'inclinaison de la couche dite en plature est inférieure à 350, on emploie la méthode des gradins couchés, dirigés suivant la direction de la veine. Dans ce cas, les mineurs cheminent sur le mur du gîte, au lieu de marcher sur le remblai. La méthode d’exploitation par grandes tailles se pratique dans les couches d’au moins 1"j,50 d’épaisseur.

Une autre méthode, dite par petits massifs, est appliquée surtout à l’extraetion du charbon de peu de valeur et abandonne dans la mine près du fiers de la houille existante.

Avant d’être livré à la consommation, le charbon subit souvent certaines manipulations : le concassage, qui facilite le triage ; le triage, qui élimine les pierres et parties schisteuses ; le criblage, qui classe

HOU

HOU

les morceaux de combustible par grosseur et qui s’effectue à laide de tat)ns ou du irommel ; le ta\:<tge. pour éliminer les impuretés de certaines houill»"S. Lorsqu’on livre le charbon dans 1 état où il se trouve au sortir de la mine, il prend le nom de tout- venant.

La houille est utilisée pour le chauffage domestique, le chauffage industriel, la fabrication du gaz d éclairage, la préparation du coke, surtout depuis que celui-ci est employé dans les hauts fourneaux à la fabrication de la fonte, etc. La distillation de la houille, soit pour l’obtention du gaz d'éclairage, soit dans l'industrie du coke métallurgique, donne des sous-produits qui, aujourd'hui, sont de plus en plus récupérés et dont le nombre est considérable.

Enfin, le poussier de charbons maigres ne donnant pas de coke, car il manque de pouvoir agglomérant, est utilisé, avec addition de brai, pour la fabrication d'agglomérés artificiels. Les poussiers gras sont aussi uiilisés dans les mêmes conditions, les agglomérés étant plus faciles à manier ; on en fait des briquettes (chauffage des locomotives) ou des boulets (chauffage domestique).

— HydrauL Bouille blanche. L’eau estime source d'énergie que l'on peut utiliser chaque fois qu'il y a une différence de niveau entre deux plans d'eau ; l'énergie qui peut être donnée par les chutes d'eau naturelles des montagnes et aussi par des chutes importantes obtenues par barrage des rivières, constitue la houille blanche. Le travail produit par une chute se calcule facilement :

Travail (en kilograinmètres) = poids de l’eau qui s’écoule (en kilogrammes) X hauteur de chute (eu mètres).

Une installation pour la captation d'une chute d’eau comprend généralement :

lo un barrage qui détourne l’eau de son lit, et un canal de dérivation amenant l'eau dans un premier bassin (ôassm de décantation) ;

2» un second bassin, dit de prise en charge, où l’eau est conduite par un second canal partant du premier bassin ;

3“ une conduite forcée très résistante amenant l'eau du second bassin jusqu'à l’usine, où se trouvent les appareils de captation de l’énergie ;

4o enfin un canal de retour, qui ramène l'eau dans son lit naturel.

Pour capter l’énergie de l’eau, on utilise une turbine (V. TURBINE) dont l’axe se trouve alors animé d’un mouvement de rotation. Ce mouvement peut être utilisé directement, à l'aide de transmissions mécaniques appropriées. Le plus souvent, on transforme l'énergie mécanique en énergie électrique à l'aide de générateurs d'électricité branchés sur l'axe des turbines, générateurs qui fouimissent soit du courant continu si l’on veut faire des opérations d’électro-chimie, soit du courant alternatif à haute tension si le courant doit être transporté à distance.

La première captation d’une chute d’eau est due à l’ingénieur français A. Bergès et fut réalisée à Lancey, près de Grenoble. La France est un des pays d'Europe les mieux favorisés pour la houille blanche ; elle se classe en seconde ligne, après la Norvège. '

Bouille verte. L’emploi du courant des rivières pour actionner un moteur remonte aux premiers siècles de Fère chrétienne. L’installation était des plus sommaires : un barrage permettait de déniveler le cours d’eau, et la chute actionnait une roue motrice qui, presque toujours, ne donnait qu’une faible partie de l'énergie disponible. Les installations modernes procurent de meilleurs rendements.

L’aménagement d’un barrage comprend une installation de vannes permettant de régler à volonté l’admission d'eau, les appareils d’utilisation, un canal de fuite qui assui’e le retour de l’eau à la rivière, etc.

L’appareil le plus ancien utilisé pour la récupération de l’énergie est la roue, dont on connaît plusieurs systèmes, depuis la simple roue à palettes planes entraînée par la vitesse de l’eau (roue en dessous), jusqu'aux roues plus perfectionnées, dans lesquelles l'eau agit par son poids, soit que le fluide moteur soit admis par la partie supérieure (roues en dessus), ou de côté dans des augets de forme appropriée. On compte un rendement de :

30 à 40 p. 100 pour les roues en dessous.

75 — — de côté.

80 — — en dessus.

Aujourd’hui on emploie de préférence la turbine, et presque toujours on lui associe une dynamo, ce qui permet de diffuser l'énergie captée et d’adapter son usage aux besoins les plus variés. Le type de turbine le plus usuel est à marche centripète, l'axe étant vertical ; l’eau, obligée de pénétrer par la périphérie des couronnes d'aubes, est chassée par l'intérieur, après avoir déterminé la rotation du système. Cette rotation est assez grande (250 tours par minute) pour s’adapter facilement, à l'aide d'un jeu de poulies, aux 1.500 à 2.ÛÜÜ tours nécessaires à la machine électrique.

Bouille bleue. Les vagues de la mer et les marées constituent une immense source d'énergie. Les nombreux essais qui ont été tentés pour la captation de cette énergie n'ont pas donné jusqu’ici de résultats entièrement satisfaisants. Les mouvements des eaux de la mer sont de deux sortes : d’une part le mouvement des vagues, d’autre part le mouvement correspondant aux marées. Plusieurs projets ont été préconisés pour capter l’énergie des vagues, aucun d'eux n'a donné satisfaction. L'utilisation des marées parait théoriquement plus aisée à cause de la régularité du phénomène CV. marée). Depuis longtemps déjà, on utilise sur les côtes de France les moulins de marée, qui sont installés dans des estuaires convenables et fonctionnent au retlux de la mer ; certaines de ces anciennes installations ont été modernisées. et à l’antique roue on a substitué un turboalternateur. Des essais considérables de captation de marée sont aujourd’hui en cours, dans l’estuaire de la Rance, à l'Aber-Benoit et l’Aber-'Wrac'h, prè^ de Brest, à la baie de Roihéneuf. etc. : les méthodes préconisées sont les mêmes que celles employées pour la captation des chutes en montagne ou des rivières.

— Vent. Bouille incolore. La houille incolore ou éolienne, ou atmosphérique, n’est autre que le vent, considéré comme source d'énergie ; c’est la première énergie naturelle qui a été captée (moulins à vent). Malheureusement, cette énergie est irrégulière ; toutefois. les installations de moulins à vent n'entrainent que des frais re^tlTiats. Il existe des moteurs aériens plus parfaits que les anciens moulins à vent (eolien-

nes, turbines aériennes) susceptibles d’être utilisés industriellement. On admet que la pression exercée par le vent sur une surface est proportionnelle au carré de la vitesse du courant aérien, et on calcule cette vitesse à l’aide de la formule P = 0.1221'*, v étant la vitesse du vent en mètres par seconde. P la pression en kilogrammes par mètre carré ; le tableau ci-contre donne une idée de cette relation :

En principe, les moteurs à vent sont constitués par une surface mobile actionnée par le vent et commandant un axe qui e t horizontal ou vertical ; dans le premier cas. les appareils constituent les moulins proprement dits, dans le second les aéromoteurs ou panémones, éoliennes, turbines a*'rien es. "V. moulin.

Le moteur aérien se prête mal à la production d’une énergie constante ; toutefois, on peut y parvenir en opérant par accumulation d’énergie, soit par élévation d'eau à un certain niveau, soit à l’aide de l%ir comprimé ou de l’énergie électrique. Quoi qu'il en soit, le moulin à vent ordinaire conviendra aux travaux des agriculteurs et des industriels, pour lesquels une force de 8 à 10 chevaux est suffisante. Les communes, les habitations peuvent aussi utiliser les moteurs aériens de toute sorte potjr assurer leurs services d’ea\j et d’électricité; on estime, par exemple, qu’une roue de 6®, 60 est capable de refouler 150 mètres cubes d’eau en 24 heures, sous une charge de 22 mètres.

*llOUilleaU [hou, il mil., 6] n. m. Cri des piqueurs et valets de ch ens pour faire boire les chiens.

*llOUiller \hou, ll mil., é], èr6 adj. Qui renferme des couches de houille : le terrain houiller- Qui a rapport à la houille : industrie houillère. Période houillère, période de l’âge primaire, pendant laquelle s’est formée la houille. Ten'ain houiller, étage du système carbonifère, constitué par le westphalien et le stéphanien.

*IlOUillère [hou, il mil.] n. f. Mine de houille, fouilles^ comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 6 kil. de ‘Versailles, près de la Seine ; 4.950 h. Ch. de f. Et.

'^'h.ouilleur [hou, il mll.] adj. et n. m. Ouvrier qui travaille aux mines de houille.

*llOUilleux euse [hou, Z^mn.,fiA. eu-ze] adj. Qui contient de la houille : roche houilleuse.

^houillification [// mil., si-o?i] n. f. Transformation des débris vég'^+aux en houille.

*llOUillite [Z/ mil.] n. f. Ancien nom de ïanthracite, parce qu’on regardait autrefois cette substance comme une houille imparfaite, de mauvaise qualité.

HoU-Nan, prov.de la Chine mérid.;20. 600.000 d’h. Riz, thé, coton ; riche sous-sol. Ch.-l. Tcha^ig-Cha,

Houngouses ouKoungOUSeS,nom donné à des bandes pillardes qui circulent dans la Mandchourie septentrionale.

*llOUp ! [houp'] interj. Sert à appeler, à exciter.

HOU-P é, prov. de la Chine centrale ; 60.224.000 h. Plaines fertiles, céréales, forêts; élevage du bétail. Ch.-l. Ou- Tchang.

*llOUpôllient [man] n. m. Action de houper. *llOUp6r [pé] v. a. Appeler ou exciter en faisant houp !

Houplin, comm. du Nord, arr. et à 9 kil. de Lille, sur le canal de Seclin ; 1.930 h. Distillerie.

Houplines, comm. du Nord (arr. et à 12 kil. de Lille), sur la Lys ; 7.630 h. Filatures. Ch. de f. N. Entièrement détruite au cours de la Grande Guerre.

♦houppe [hou-pe] n. f.

Touffe de brins de laine, de soie, de duvet : houppe à poudre de riz. Touffe de cheveux sur le devant de la tête, de plumes sur la tête de certains oiseaux. Cime d'un arbre. Papilles nerveuses terminant certains nerfs. Petit bout de ruban effiloché qui s’échappait du ferret de l’aiguillette. Faisceau de poils qui se trouve parfois aux extrémités de la graine. Toison lavée et préparée pour être filée.

♦houppée \hou-pé\ n. f. Ecume produite par les lames qui s’entre-choquent.

■'‘houppelande [hou-pe] n. f. Ample vêtement

DÉSIGNATION

Page 1