‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1079 sur 1225 · HUM · texte numérisé non relu

HUM

assez claire. La hulotte de France, appelée aussi chat-huant^ commune dans les forêts, niche dans les arbres creux ; elle détruit beaucoup de rongeurs : c’est un animal à protéger.

Hulpe (La), comm. de Belgique fBrabant, arr. de Nivelles) ; 2.810 h. Papeteries.

*llU.lse n. f. Grosse bague de fonte, dans laquelle est passée l’extrémité du manche d’un marteau à soulèvement ou à bascule.

Hulstiout, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout) ; 1.260 h.

Hulst ( Maurice Le Sage d’Hauteroche d’), prélat et orateur français, recteur dé l'Institut catholique de Paris, né et m. à Paris (1841-1896) : Conférences de Notre-Dame, Mélanqes oratoires. Ms' d’Hulst.

Hulste, comm.de Bel- , gique ( Flandre - Occidentale, arr. de Courtrai ) ; 2.570 h. Pannes.

*liululer [lél V. n. Autre orthogr. de ululer. *liuni ! [heum'] interj. Marque le doute, la réticenee, l'impatience.

*llUIïiable adj. Qui peut être humé.

*liuniage n. m. Action de humer, bumain, e fmin, è-ne] adj . (lat. humanus ; de homo, homme). Qui appartient à l'homme, qui le concerne : le corps humain. Le genre humain, l’ensemble, des hommes. N'avoir pas (ou plus) figure humaine, être difforme, défiguré. Sensible à la pitié, bienfaisant, secourable : pour être juste, il faut être humain. Respect humain, contrainte qu'exerce sur nous la peur du qu’en dira-t-on. N. m. L'humain, la nature, les forces humaines. N. m. pl. Poét. Les humains, les hommes. Allus. litt. N. ami.

bumainenieilt [mè-ne-man] adv. En homme.

Suivant les forces, les capacités de l'homme. Avec humanité : on doit traiter humainement les prisonniers de guerre.

humaniores litteræ, expression latine signif. littéralement : lettres plus humaines, et par laquelle les Romains désignaient la haute culture littéraire, les humanités.

Imniaïlisation \za-si-on'\ n. f. Action d’humaniser. Son résultat.

humaniser [zé] v. a. Mettre à la portée de l’homme : humanisez vos discours. Rendre plus charitable ou plus traitable : humaniser un sauvage. S’humaniser v. pr. Devenir plus humain, plus doux.

humanisme [nis-me) n. m. Doctrine des humanistes de la Renaissance, qui ont remis en honneur les langues et les littératures anciennes. Philos. Culte, déification de l’humanité.

— Encycl. Le premier centre de l’humanisme a été Florence. Pétrarque devint, grâce aux leçons de Léonce Pilate, un passable helléniste, et fit fonder à Florence, poui' son maître, la première chaire de grec qui ait été établie en Italie. Rome, sous le pontificat de Nicolas V, disputa à Florence la gloire des nouvelles études. Puis, sous Laurent de Médicis, la royauté des lettres fut ressaisie par la grande ville , toscane (Marsile Ficin, Pic de la Mirandole, Ange Politien). Les événements politiques transportèrent ensuite le eentre de l’humanisme à 'Venise (Aide Manuce l’Ancien), puis de nouveau à Rome, où l'humanisme italien meurt en 1527 (sac de Rome). De l'Italie, l’humanisme s'était répandu dans toute l'Europe occidentale ; en Hollande (Agricola, Erasme) ; en Allemagne (Jean Reuchlin) ; en Franee (Jean Lascaris, Guillaume Budé). L’humanisme, ou pour mieux dire, la Renaissance littéraire, prit pied définitivement en France par l’établissement du Collège de France (1530).

humaniS’te [nis-te'] n. m. Partisan de l’humanisme. Homme versé dans la connaissance des lanues et des littératures anciennes : Erasme fut un umaniste de génie. Celui qui étudie les humanités dans un collège.

humanitaire pê-re] adj. Qui intéresse l’humanité : institutions humanitaires. N. et adj. Qui s’occupe des intérêts de l’humanité : un philosophe humanitaire.

humanitairerie [tè-re-rî] n. f. Prétention affectée au titre d’humanitaire.

humanitarisme [to-m-me] n. m. Système philosophique de ceux qui mettent avant toute chose i'intérêt de l’humanité.

humanité n. f. (lat. humanitas). Nature humaine : les faiblesses de l'humanité. Genre liumain : Pasteur fut un bienfaiteur de l'humanité. Amour de nos semblables, bonté, bienveillance:lrailer«n vaincu avec humanité. N. f. pl. Elude des lettres eu général. Partie de l’enseignement secondaire qui comprend la troisième, la seconde et la rhétorique ; faire ses humanités. Autref. Nom donné à la classe de seconde.

Humann (Edgar), vice-amiral français, né et m. à Paris (1838-1914) ; il se distingua en Extrême- Orient et devint chef d’état-major général.

’*’humantin n. m. Requin des mers françaises appartenant au genre centrine.

humate n. m. Sel de l'acide humique.

humatile adj. Qui a

été enfoui dans rhumus.

Huinbôôltj comm. de Belgique (Brabant, arr, de Bruxelles) ; 10.960 h.

Humher, estuaire de l’Angleterre orientale, formé par le confluent de l'Ouse et de la Trent.

Humbert [«n-6ér], dernier dauphin de Viennois, qui vendit en 1343 le Dauphiné à Philippe de Valois et abdiqua en 1349 en faveur du petit-fils du roi de France (1313-1365).

Humbert I", ais de Victor-Emmanuel II, roi d'Italie en 1878, né à Turin en 1844, assassiné à

Monza en 1900. Il se distingua en 1866 à la bataille de Custozza. L'Italie entra, sous son règne, dans la Triple-Alliance, qu elle forma avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Pendant un séjour à Monza,

Humbert Dr fut tué d'un coup de revolverpar l'anarchiste Gaetano Bresci’.. Il eut pour successeur son fils Victor-Emmanuel III.

Hunabert (j ean-Robert-Marie) , général français, né à Rouvrois 'Meuse), mort à La Nouvelle-Orléans (1755- 1823).

Il commanda en 1798 le corps français de débarquement en Irlande.

Humbert (Jacques- Charles-Ferdinand), peim tre d'histoire, né à Paris en J.-C.-F. Humbert.

1842, artiste .d’un talent

souple et distingué ; auteur de Pro patria, au Panthéon. Il s’est distingué dans les portraits de femmes. Membre de l'Académie des beaux-arts en 1902.

Humbert (Georges- Louis) , général français, né à Gazeran ( Seine -et- Oise) en 1862 ; un des défenseurs de Mondement au combat des marais de Saint-Gond en 1914. Acommandé la 3® armée sur l’Oise en 1918.

Humbert (Marie- Georges ) , mathématicien français, né et m. à Paris (1869t1921), célèbre pour ses travaux sur la théorie des fonctions et la théorie des nombres. Membre de l’Académie des sciences (1901).

■ Humbert [affaire], colossale escroquerie organisée par Thérèse Humbert, qui, se prétendant héritière d)ùn imaginaire Crawford, fit pendant dix ans de nombreuses dupes. L’escroquerie fut découverte en 1902, et Thérèse Humbert condamnée en 1903 avec son mari et ses frères.

h'umble («rt-We] adj. (lat. humilis ; de humus, terre). Qui s’abaisse volontairement : un homme humble. Qui marque l'humilité, le respect ; humble requête. Qui a peu d'apparence, d’éclat, d’importance : humble condition. Substantiv. : Personne humble : la douleur comble la distance entre le grand qui souffre et l'humble qui pleure avec lui. Ant. Orgueilleux, vaniteux.

humblement \un-hle-man\ adv. Avec humilité : se prosterner humblement devant Dieu.

Humboldt (Charles-Guillaume, baron de), sa-

G”* G.-L. Humbert.

G. de Humboldt.

vant critique, philologue et homme d’Etat prussien, né à Potsilam, m. au château de Tegel (1767-1835). Diplomate, il prit une grande part aux traités de 1815,oùildéployacontrela France une âpreté inouie.

Ministre de l’intérieur en 1818. Il a laissé des travaux de linguistique, des études sur Goethe, etc. —

Alexandre, son frère, né et m, à Berlin (1769-1859), naturaliste et savant écrivain, auteur d'un célèbre Voyage aux régions équinoxiales ( avec Bonp 1 a n d), e t d u Cosmos, essai d ’ une description physique du monde. Il fut l'un des créateurs de la géographie botanique.

humboldtine n. f. Oxalate naturel de fer. *humbug [angl. heum'-beugh'] n. m. (m. angl.). Charlatanisme, fracas d’annonces, hâblerie. ’*’humb’Ug(g6r [angl. heum'-beu-gheur] n. m. (m. angl.). Celui qui pratique le humbug.

Hume (David), philosophe et historien anglais, né et m. à Edimbourg (17il-1776) ; auteur d'une Histoire d'Angleterre et du Traité sur la nature humaine. Sa philosophie est un yhénoménisme qui procède à la fois de l’empirisme de Locke et de l'idéalisme de Berkeley ; il ramène les principes rationnels à des liaisons d’idées fortifiées par l'habitude, et la substance à une collection d’états de conscience.

llU.m6£l \mé-a'\ ou llU.IIlé6 fmé] n. f. Genre de composées, comprenant des plantes australiennes, dont les fleurs sont groupées en une énorme panicule. {h'humea élégante est cultivée dans les jardins d'Europe.)

}luni6Ct£t^0 [mék] n. m. Action d’humidifier les étoffes destinées à être calandrées.

liumectailt [mèh'tan\ e adj. Se dit des aliments et des boissons qui rafraîchissent. N. m. : malade qui prend des humectants.

IlUniectatioil [mèk-ta-si-on\ n. f. Action d'humecter ; son résultat. Action des humectants.

llUinect©r [mèk-té] v. a. Hat. humectav'- ; de humor, humidité). Rendre humide, mouiller : humec¬

ter du linge. S’humecter v. pr.

Pop. S'humecter le gosier^ boire.

numecteiir [mèk-teur] n.

dans les meu-

Devenir humecté*

Humecteur.

nenes , papeteries , filalur e s , sert à satùrer l’atmosphère d’humidité au moyen de jets d'eau pulvérisée . Appareil qui verse constammont de l'eau sur le rouleau employé pour écraser les pierres.

*llUlI16r [m€\ V. a. Avaler en retirant son haleine : humer, un œuf à la coque. Absorber en respirant : humer Vair. Fig. : humer l'encens des louanges.

llUinéral} e, adj. Qui a rapport à l’hu¬

mérus ou au bras : muscle huméral. Artère humérale ou brachiale., artère principale du bras.

IlUniéro (du lat. humérus., épaule), préfixe employé dans certains adjectifs servant à désigner des muscles communs à l’épaule et à une autre partie du. corps : huméro-cubital, huméro-métacarpien^ etc.

llUIïlérus [rwssi n. m. (du lat. humérus., épaule). L’os du bras, depuis l’épaule jusqu'au coude. (V. planche homme.)

— Encycl. L'humérus est le premier segment du squelette du membre thoracique des mammifères. Chez l’homme, le corps de l’os est prismatique triangulaire ; son extrémité supérieure s’articule avec l’omoplate ; son extrémité inférieure avec le cubitus et le radius (ai'ticulation du coude).

Les fractures de l’humérus siègent gé-néralement à la partie moyenne ; mais les fractures du coude sont assez fréquentes et causent souvent de l’impotence fonctionnelle.

humescent [»iès-saîi], e adj. Qui devient humide.

humeur n. f. (lat. humor). Substance fluide d’un corps organisé, comme le sang, la bile, le pus, etc. Fig. Disposition de l'esprit, du tempérament, - ■ -

soit naturelle, soit accidentelle : humeur chagrine, enjouée; bonne humeur, épitrochlée ; mauvaise humeur. Disposition à gron- épicouder : avoir de l'humeur contre quelqu'un. Humeur noire, mélancolie profonde. N. f. pl. Humeurs froides, nom vulgaire des écrouelles, parce qu'elles se forment sans inflammation. *

'"humeur,

hume.

humeux, euse

caractères de l’humus.

[eu-ze] n. Celui, ceUe qui [meü, eu-ze] adj. Qui a les

*hume-vent n. m. invar. Pauvre diable errant et exposé aux intempéries.

humide adj. (lat. humidus). Chargé de liquide ou de vapeur : linge, temps humide ; les maisons sans cave sont toujours humides. Yeux humides, mouillés de larmes. Poétiq. L'humide élément, l’eau. L'humide empire, les humides plaines, la mer. N. m. Ce qui est humide ; le sec et l'humide. Ant. Sec.

humidemeut \man] adv. D’une manière humide : être logé humidement.

humidier [di-é], v. a. (de humide. — Se conj. comme pj’i'er’.) Humecter les peaux pour leur donner une préparation. Humecter les parchemins dont se servent les batteurs d’or.

humidificateur n. m. Appareil ayant pour fonction de maintenir l’humidité sur un point ou dans un lieu déterminé. Syn. de humecteur.

humidification [si-ow] n. f. Action d’humidifler. Son résultat.

Iiuiïlid.ifi6r [/î-é] V. a. (Se conj. comme pner.) Rendre humide. Ant. Sécher, dessécher.

ImniidifugÔ adj. (de humide, et du lat. fugare^ mettre en fuite). Qui repousse l’humidité : tissi^ humidifuges. (Peu us.)

lnimidité n. f. (lat. humiditas). Etat de ce qui est humide : l'humidité de l'air se mesure au moyen de l'hygromètre. Ant. Sécheresse.

— Éncycl. Agric. L'humidité du sol est due aux eaux de pluie qui tombent à sa surface ainsi qu’aux eaux des couches profondes remontant par capillarité. Le taux d’humidité du sol compatible avec le développement de la végétation (germination des graines et élaboration des principes nutritifs) est de 8 p. 100. Au delà de celte proportion, il faut débarrasser le sol de l'excès d'eau qu'il contient, car les sols trop humides sont froids, difficiles à travailler, s'aèrent mal et les phénomènes chimiques dont ils sont habituellement le siège, y sont irrémédiablement ralentis. (V. drainage.) Au contraire, il faut apporter de l’eau aux terres des régions sèches, c'est-à-dire qui subissent une évaporation intense.

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