INCOMPRÉHENSIBLE
incompressibilité [kon-prè-si] n. f. Qualité de ce qui est incompressible. Ant. Compressibilité, incompressible [kon-prè-si-hle\ adj. Qui ne peut être réduit à un moindre volume par une pression quelconque: l'eau est à peu près incompressible. Ant. Compressible.
incomprimé^ e [kon] adj. Qui n’est pas comprimé. Ant. Comprimé.
incompris, e [kon-pri, i-ze\ n. et adj. Qui n’est point compris. Qui n’est pas apprécié à sa valeur : poète incompris. Ant. Compris.
inoomptable [/con-ta-bZe] adj. Que l’on ne peut compter. Ant. Comptable.
inooncessible [kon-sè-si-ble] adj. Que l’on ne peut concéder. Ant. Concessible.
inconcevabilité n. f. Qualité de ce qui ne peut être conçu.
inconce’Vable adj. Qu'on ne peut concevoir, comprendre. Par exagér. Surprenant, e.xtraordinaire : une méprise inconcevable. Dont la conduite estétrange: homme inconcevable. Ant. Concevable.
inconcevablement [man] adv. D une manière inconcevable.
inconciliabilité n. f. Caractère des choses qui sont inconciliables.
inconciliable adj. Qu’on ne peut concilier : des plaideurs inconciliables. Se dit des choses qui s’excluent mutuellement: la charité et l'égoïsme sont inconciliables. Ant. Conciliable.
inconciliablement [»ian] adv. D’une manière inconciliable.
inconciliant [li-an], e adj. Qui n’est pas conciliant. Ant. Conciliant.
inconciliation [si-on] n. f. Refus de se laisser concilier : procès-verbal d'inconciliation. Etat de ce qui n’est pas concilié. Ant. Conciliation.
inconcilié, e adj. Qui n’est pas, qui n’a pas été concilié.
inconcluant e adj. Qui n’est pas con¬
cluant : raison inconcluante. Ant. Concluant.
inconcrescible [krès-si-blé] adj. Qui n'est pas concrescible. Ant. Concrescible.
inconçu, e adj. Qui n’est pas conçu, inconditionné, e [si-o-nél adj. Qui n’est pas soumis à une action restrictive. .Vosolu. Ant. Conditionné.
inconditionnel, elle [si-o-nel. è-le] adj. Qui n’est point conditionnel. Ant. Conditionnel.
inconditionnellement [ si - o-nè - le-man ] adv. D’une manière inconditionnelle. Ant. Conditionnellement.
inconducteur, trice [duA:] adj. Physig. Qiii n’est pas conducteur de la chaleur ou de l’électricité.
inconduite n. f. Défaut de moralité dans la conduite ; mauvaise conduite.
inconfessé, e [/’e-sé] adj. Qui ne s’est pas confessé: mourir inconfessé . On aditiNCONFÈs.EssE.
inconflance n. f. Défaut de confiance. Ant. Confiance.
inconflant [^-an], e adj. Qui manque de confiance. Ant. Confiant.
INC
inconformité n. f. Défaut de conformité. Ant. Conformité.
inconfortable adj. Qui manque de confortable.
incongédiable adj. Que l’on ne peut congédier. Ant. Congédiable.
incongelable adj. Qui ne peut être congelé, incongelé, e adj. Qui n’a pas été congelé, incongru, e adj. (lat. mcongntus). Qui pèche contre les règles du savoir-vivre, de la bienséance : réponse incongrue. Ant. Congru.
incongruité n. f. caractère de ce qui est incongru, Action, parole contraire â la bienséance : dire des incongruités; faire une incongruité. Ant. Congruité.
incongrûment fman] adv. D une manière ineongrue. Ant. Congrûment.
inconjugable adj. Qui ne peut être conjugué. Ant. Conjugable.
inconjugal, e, aux adj. Qui n’est pas conjugal. Ant. Conjugal.
ineonnaissabilité n. f. Caractère de ce qu’on ne peut pas connaître.
inconnaissable [*o-nè-sa-èie] adj. Qui ne peut être connu : la raison dernière du monde est inconnaissable. N. m. Ce qui ne peut être connu. Philos. Nom donné par H. Spencer à l’absolu ou force nUmitée que révèlent les phénomènes et que la relativité de toute connaissance empêche de concevoir adéquatement. Ant. Connaissance.
inconnaissance [ko-nè-san-se] n. f. Défaut de connaissance, ignorance. Ant. Connaissance.
inconnexe [kon'-nèk-se] adj. Qui n’est pas connexe.
inconnexion [kon'-nèk-si-on] ou inconnexité [kon’-nèk-si] n. f. Défaut de connexion ou de connexité.
inconnu, e. [ko-nu] adj. Qui n’est point connu : pays inconnu. Qui n’a pas de notoriété : artiste inconnu. Qu’on n'a point encore éprouvé: sensations inconnues. îèl. Personne qaonne connaît pas. N. m. Chose qu’on ignore : passer du connu à l'inconnu. N. Î.Math. Grandeur cherchée dans la solution d’un problème : la lettre x désigne l'inconnue d'une équation. Ant. Connu. Allus. hist. V. Deo ignoto.
inconquérable [ké] adj. Qui ne peut être conquis.
inconquis, e [ici, i-ze] adj. Qui n’a pas été conquis. Ant. Conquis.
inconsciemment [kon-si-a-man] adv. D’une manière inconsciente : se rendre inconsciemment complice d'une vilenie. Ant. Consciemment.
inconscience [kon-si-an-se] n. f. Etat de celui qui est inconscient.
inconscient [kon-si-an], e adj. Qui n’est pas conscient, qui n’a pas conscience de ses actes. Dont on n’a pas conscience : beaucoup de phénomènes physiologiques importants sont inconscients. N. : une inconsciente. N. m. Ce dont on n a pas conscience. Ant. Conscient. , , . . ,
— Encycl. Un phénomène est inconscient lorsqu’il se produit chez un être sans que cet être en soit immédiatement prévenu. Un phénomène psychologique inconscient semble à première vue contradictoire, le phénomène psychologique étant essentiellement un phénomène connu par la conscience. Il existe cependant des faits psychologiques inconscients. C’est ainsi que le bruit de la mer est constitué par l'addition des bruits non perçus que font en se choquant deux gouttes d’eau, et la mémoire est due à l’accumulation des faits psychologiques qui sont en nous à notre insu. Constatant la place considérable qu’occupe l’inconscient, certains philosophes ont voulu voir en lui le principe même du monde. Pour Hartmann, l’inconscient désigne l’ensemble des causes inconnues, qui produit successivement tous les êtres sans avoir conscience du but poursuivi.
inconséquemment [ka-man] adv. Avec inconséquence. Ant. Conséquemment.
inconséquence [/tan-se] n. f. Défaut de conséquence dans les idées, dans les actions. Chose dite ou faite sans conséquence dans les idées. Ant. Conséquence.
inconséquent [kan], e adj. Qui n’est pas conforme à la logique : conduite inconséquente. Dont on ne calcule pas les suites : démarche inconséquente. Qui se contredit dans sa conduite^ et ses discours : homme inconséquent. Femme inconséquente, qui oublie par légèreté les bienséances de son sexe. Ant. Conséquent.
inconservable [sèr] adj. Que l’on ne peut eonsei-ver.
inconsidération [si-on] n. f. Défaut d’attention, de réflexion. Etat d’une personne qui n’est pas considérée. Manque d’égards, d’estime. (Vx.)
inconsidéré, e adj. Etourdi, imprudent. Fait ou dit avec irréflexion : proposition inconsidérée.
inconsidérément [man] adv. Etourdiment :
s'engager inconsidérément dans une spéculation.
inconsistance [sis-fan-se] n. f. Défaut de consistance : l'inconsistance de la vase. Fig. Manque de suite, d’ensemble : l’inconsistance des idées. Ant. Consistance.
inconsistant [sis-fan], e adj. Qui manque de consistance, de fermeté. Au pr. et au flg. : Louis XVI était d'un caractère inconsistant. Ant. Consistant.
inconsolable adj. Qui ne peut être consolé : Artémise fut une veuve inconsolable. Ant. Consolable.
inconsolablement [man] adv. De manière à ne pouvoir être consolé.
inconsolé, e adj. Qui n’est pas consolé : mère inconsolée. Ant. Consolé.
inconsommable [so-jna-6/e]adj. Qui ne peut être consommé. Ant. Consommable.
inconsommé [so-mêj, e adj. Qm n’est pas, qui n’a pas été consommé. Ant. Consommé.
inconstamment [kons-ta-man] adv. -Avec inconstance. (Peu us.) Ant. Constamment.
inconstance [Aons-fan-se] n. f. Facilité à changer d’opinion, de résolution, de conduite : inconstance en amour. Fig. Instabilité : l'inconstance I du temps, de la fortune, etc. Ant. Constance, fidélité.
INC
INC
iUCOnstaXlt [kons-tan], 6 adj. et n. (lat. inconstans). Volage, sujet à changer : inconstant dans ses amitiés. En parlant des choses, instable, mobile : saison inconstante. Ant. Constant, fidèle, persévérant.
incoustitué, e [Ürons-tf] adj. Qui n'est pas constitué. Ant. Constitué.
inconstitutionnalité [ kons-ti-tu-si-o-na ] n. f. Etat de ce qui est inconstitutionnei. Ant. Constitutionnalité.
inconstitutionnel, elle [kons-ti-tu-si-o-néi, é-ie] adj. Contraire à la constitution. Ant. Constitutionnel.
inconstitutionnellement [ kons-ti-tu-sio-né-le-man] adv. D'une manière inconstitutionnelle. Ant. Constitutionnellement.
inconsulté, e adj. Qui n’est pas ou n'a pas été consulté.
inconsumé, e adj. Qui n’est pas consumé, incontable adj. Qui ne peut être conté, incontaminé, e adj. Non contaminé. Ant. Contaminé.
incontestabilité [tès-ta] n. f. Qualité de ce qui est incontestable. Ant. Contestabilité.
incontestable [tès-ta-ble] adj. Qui ne peut être contesté : vérité incontestable. Ant. Contestable.
incontestablement {tès-ta-ble-man\ adv.
D'une manière incontestable.
incontesté, e [tès-té] adj. Qui n'est point contesté : droit incontesté. Ant. Contesté.
incontinemment [na-man] adv. Par incontinence ; avec incontinence.
incontinence [naîi-se] n. f. (lat. incontinentia). Vice opposé à la vertu de continence. Incontinence de lanqage, manque de modération dans les discours. Méd. Emission involontaire de l'urine, des matièi'es fécales, etc. Ant. Continence.
— Encycl. Méd. Il peut y avoir incontinence du sperme (spermatorrhée), incontinence des matières fécales, et surtout incontinence d’urine, c’est-à-dire absence ou perte de la faculté de retenir les urines dans la vessie. Cette infirmité existe chez les enfants et se soigne par l'hydrothéi’apie, par l’usage de certains médicaments (belladone, antipyrine), parles injections dans l’espace épidural, la psychothérapie, etc. Chez les adultes, elle est due à une paralysie du sphincter vésical ou à l’hypertrophie de la prostate.
iucoutinent [Îian], e adj. (lat. incontinensi. Qui n'est pas chaste. Qui manque de modération dans ses propos, sa conduite. Qui laisse écouler les matières .qu’il contient : une vessie incontinente.
Ant. Continent.
iacoutiueut [nan] adv. (lat. in continenti [sous-entend, tempore]). Aussitôt, sur-le-champ : ordre de déguerpir incontinent.
incontingent [tin-jan], e adj. Qui n’est pas contingent. Ant. Contingent.
incontinu, e adj. Qui n’est pas continu. Ant. Continu.
incontinuité n. f. Défaut de continuité. Ant. Continuité.
incontradiction [dik-si-on] n. f. Absence de contradiction. Accord dans la manière de penser. Ant. Contradiction.
incontrit [trï\, e adj. Qui n’est pas contrit, incontrôlable adj. Qui ne peut pas être contrôlé : assertion incontrôlable. Ant. Contrôlable.
incontrôlé, eadj. Qui n’est pas ou n’a pas été contrôlé.
inCOntrO’Versable[«ér] adj. Qui ne peut être controversé. Ant. Controversable.
incontroversé, e [uèr] adj. Qui n’est pas controversé.
inconvaincu, e [uin-fat] adj. Qui n’est pas convaincu. Ant. Convaincu.
inconvenable adj. Qui n’est pas convenable. Ant. Convenable.
inconvenablement [man] adv. D une manière inconvenable. Ant. Convenablement.
inconvenance n. f. Caractère de ce qui est inconvenant. Action ou parole contraire aux convenances : commettre une inconvenance. Ant. Convenance.
inconvenant [non], e adj. Qui blesse les convenances : propos inconvenants. Ant. Convenant, convenable, bienséant.
inconvénient [ni-an] n. m. (du pr. in, et du lat. conveniens, qui convient). Ce qu’une affaire, une résolution prise produit de fâcheux. Désavantage attaché à un acte.
inconversible [vèr] adj. Logiq. Se dit d’une proposition dont la réciproque est fausse.
ineonverti, e [Uérladj. Qui n’est pas converti, inconvertible [uér] ou inconvertissable [vér-ti~sa-blé\ adj. Qu’on ne peut convertir à la religion. (Vx.) Qui ne peut être converti en autre chose ; papier-monnaie inconvertible en espèces. Ant. Convertible.
inconviction [oifc-sz-on] n. f. Défaut de conviction. Ant. Conviction.
incoordination [sf-on] n. f. Absence de coordination : l'incoordination des mouvements accompagne souvent les lésions du cervelet. Ant. Coordination.
incoordonné, e adj. Qui manque de coordination. Ant. Coordonné.
incorporable adj. Qui peut être incorporé, ineorporalité n. f. Qualité des êtres incorporels. Ant. Corporalité.
incorporant, e [ran\ adj. Qui incorpore, incorporation [s£-on] n. f. Action d’incorporer, de s incorporer : l'incorporation des recrues dans un régiment. Etat des choses incorporées.
de
des chôses'qui ne tombent pas sous les sens et sont cependant susceptibles d'appropriation : le droit d’usufruit est un bien incorporel. Ant. Corporel.
incorporer [réj v. a. (lat. incorporare ; de in. dans, et corpus, bris, corps). Faire qu’une chose fasse corps avec ime autre : incorporer de l'huile
incorporélté n. f. Etat d’un être incorporel, incorporel, elle [rèl, è-le] adj. Qui n’a point corps, qui ne tombe pas sous les sens. Dr. Se dit
dans de la cire. Faire entrer dans un corps de troupes : incorporer un conscrit.
incorrect, e [kor-rékf] adj. Qui n’esl pas correct ; tenue incorrecte. Ant. Correct.
incorrectement [kor-rèk-te-man] adv. D’une manière incorrecte : s'exprimer incorrectement en français. Ant. Correctement.
incorrection [kor-rèk-si-on] n. f. Défaut de correction : incorrection de style. Violation d’une règle, d'un usage ; incorrection dans les manières, dans la tenue. Endroit incorrect d’un ouvrage. Action incorrecte. Ant. Correction.
incorrigé [ko-ri-ü], e adj. Qui n’est pas od n’a pas été corrigé. Ant. Corrigé.
incorrigibilité [ko-rï\ n. f. Défaut de celui qui est incorrigible.
incorrigible \ko-ri] adj. Qu’on ne peut corriger : un paresseux incorrigible. Ant. Corrigible.
incorrigiblement [ko-ri, man] adv. D’une manière incorrigible.
incorrompable [ko-ron] adj. Se disait pour incorruptible. (Vx.)
incorrompu, e [ko-ron] adj. Qui n’est pas corrompu. Ant. Corrompu.
incorruptibilité \ko-rup] n. f. Qualité de ce qui ne peut se corrompre. Qualité de celui qui est incorruptible : l'incorruptibilité d'un juge. Ant. Corruptibilité.
incorruptible [ko-rup] adj. Qui ne se corrompt pas : le bois goudronné est presque incorruptible. Incapable de se laisser corrompre pour agir contre son devoir : magistrat incorruptible. L'Incorruptible, surnom donné à Robespierre. Ant. Corruptible.
incorruptiblement [ko-rup, man] adv.
D’une manière incorruptible.
incorruption [ko-rup-si-on] n. f. Etat de ce qui ne se corrompt pas. Ant. Corruption.
incrassant [kra-san], e adj. Propre à épaissir le sang ou les humeurs ; médicaments incrassants. (Vx.).
incréableadj. Qui ne peut être créé, incrédibilité n. f. Ce tjui fait qu’on, ne peut croire une chose. Ant. Crédibilité.
incrédule adj. (lat. incredulus). Qui ne croit que difficilement ; convaincre un auditeur incrédule. Qui ne croit pas aux mystères de la foi. N. : un incrédule. Ant. Crédule, croyant.
incrédulement [mnn] adv. D’une manière incrédule. Ant. Crédulement.
incrédulité n. f. Répugnance à croire, défiance : nouvelle accueillie avec incrédulité générale. Manque de foi. Ant. Crédulité.
incréé, e adj. Qui existe sans avoir été créé. La sagesse incréée, le Verbe éternel, fils de Dieu.
incrément [man] n. m. (lat. incrementum). Accroissement, développement. Math. Syn. de différentiel. Physiol. Sécrétion interne.
increscent [ârês-san], e adj. (du lat. increscere, se développer). Bot. Se dit des organes qui croissent graduellement avec l’âge.
increvable adj. Qui ne peut pas être crevé : une chambre à air increvable.
incriminable adj. Qui peut être incriminé, incrimination [si-on] n. f. Action d’incriminer. Accusation.
incriminer \né] v. a. (lat. in, dans, et crimen, inis, accusation). Accuser d'un crime. Fig. Faire un crime de : incriminer une démarche, une action.
incristallisable [krü-ta-li-za-ble] adj. Qui n’est pas susceptible de se cristalliser. Ant. Cristallisable.
incritiquable [ka-ble] adj. Qui ne peut être critiqué. Ant. Critiquable.
in croebe table adj. Qui ne peut être crocheté ; serrure incrochetable. Ant. Crochetable.
incroyable [kroi-ia-ble] adj. Qui ne peut être cru ou qui est difficile à croire : récit incroyable. Se dit d’une chose si exti-aordinaire qu’on a peine à y ajouter foi ; bonheur incroyable. N. Nom donné sous le Directoire à des jeunes gens qui mettaient une grande affectation dans leur habillement, leurs manières. Ant. Croyable.
— Encycl. Bist. Les incroyables, qui constituaient une des forces de l’opposition royaliste, se distinguaient surtout par leur prononciation, leur costume, et par leurs allures mystérieuses de conspirateurs. En parlant, ils supprimaient les r, et usaient d’expressions recherchées. Ils portaient des habits vert bouteille ou rayés, ornés de larges boutons, avec de longues basques qui recouvraient à moitié une culotte plissée ; se chaussaient de bas d’une couleur voyante, et de petits souliers à bouts pointus. En outre, leur cou était engoncé dans une cravate de mousseline ; ils portaient perruque en oreilles de chien, un chapeau à deux cornes, et étaient toujours armés d’un bâton noueux. Ils devaient leur surnom à l’affectation avec laquelle ils répétaient à chaque instant ; c'est incoyable, ma paole d'honneu.
incroyablement [kroi-ia-hle-man] adv.
D'une manière incroyable : un homme incroyablement riche.
incroyance [kroi-ian-se] n. f. Etat de celui qui ne croit pas. (Peu us.) Ant. Croyance.
incroyant [kroi-ian . e adj. et n. Qui n’est pas croyant. Ant. Croyant, crédule.
incrustant [Arus-tan], e adj. Qui a la propriété de couvrir les corps d’une croûte minérale, formée généralement de carbonate de chaux : les sources incrustantes de Saint-Alyre, près de Clermont-Ferrand, sont célèbres.
incrustation [krus-ta-si-on] n. f. Action d’incruster. Ouvrage incrusté : incrustations d'or. Enduit
pierreux qui se forme autour des corps ayant séjourné dans une eau chargée de sels calcaires. Dépôt de sel calcaire dans les chaudières à vapeur.
— Encycl. Techn. L’incrustation des chaudières à vapeur est un dépôt, sur les parois, de matières salines (sels de calcium, de magnésie), dissoutes dans l’eau d'alimentation et constituant ce que l'on nomme communément le tartre. Cette incrustation constitue un matelas isolant, qui empêche les échanges de calorique entre le foyer et l’eau, et provoque des brûlures de la tôle, ou même l'explosion du générateur.
On tente de s’opposer à la formation de ces dépôts au moyen d’agents chimiques dits désincrustants, détartreurs, épurateurs, etc., obtenus en mélangeant à l'eau d’alimentation certains produits (glycérine, pommes de terre, argile, etc.) empêchant l’adhérence des sels sur la tôle. Le remède le plus pratique consiste à épurer préalablement les eaux, en les soumettant, avant leur admission dans le générateur, à une élévation progressive de température, qui fait précipiter les sels.
incrustement [krus-te-man] n. m. Reprise faite à une construction en pierre déjà existante, et qui consiste à rapporter des parties d’assises ou des assises entières.
incruster
[krus-té] V. a. (lat.
incrustare; de in, sur, crusta, croûte).
Insérer une substance sur une surface, pour y former des dessins, etc. :
incruster de la nacre dans l'ébène.
Couvrir d’une couche pierreuse : des eaux qui incrustent des tuyaux. S’incruster v. pr. Adhé- Meuble incrusté,
rer fortement à une
surface. Se couvrir d’une couche pierreuse. Fig. Se graver d’une façon durable : préjugés qui s'incrustent dans l'esprit.
incrusteur, euse [krus-teur, eu-ze] n. Personne qui fait des incrustations.
incubateur, trice adj. Qui opère une incubation artificielle : appareils incubateurs. N. m. Syn. de COUVEUSE.
incubation [si-on] n. f. (lat. incubatio ; de in, sur, et cubare, être couché). Action des oiseaux et de certains ovipares, qui couvent leurs œufs. Incubation artificielle, action de faire éclore des œufs par des procédés artificiels. Méd. Temps qui s’écoule entre l’introduction, dans l’organisme, d’un principe morbifique, et l'apparition des symptômes de la maladie ; f incubation de la typhoïde dure une ou deux semaines.
— Encycl. Econ. mr. Pour que les œufs éclosent, il faut non seulement qu’ils aient été fécondés, mais encore qu’ils subissent, pendant un nombre de jours variable avec les espèces, une température de 38 à 4-0 degrés. Si la chaleur nécessaire à l’éclosion est assurée par la mère, c est l'incubation naturelle ; si, au contraire, on a recours pour l’obtenir à des appareils spéciaux, c’est l'incubation artificielle ; l'incubation mixte est celle qui utilise une dinde à l’incubation d’œufs de poule, ou une poule à l'incubation d’œufs de cane, de faisane, etc.
Le tableau ci-dessous indique la durée moyenne de l’incubation pour quelques oiseaux ;
Passereaux. . - . . •
Pigeon . . . .
Poule .
Faisan. .
Canard .
Pintade .
Dindon, oie, paon .
Cygne .
Autruche .
Dans le cas d'incubation
naturelle, il
convient
d’aménager une pièce spéciale (couvoir), où les couveuses ne seront pas dérangées, et pourront être surveillées facilement. On proportionne le nombre des œufs à la taille de la couveuse (10 à 12 pour une poule) ; quand les couveuses se refusent à quitter le nid (qu’il s’agisse de poules ou de dindes), il faut les lever régulièrement chaque jour pendant un quart d'heure, durant lequel elles prennent leurs repas, se dégourdissent les membres, et se vident. On profite de cet instant pour nettoyer le nid s’il en est besoin. Il ne faut mettre à couver que des œufs frais, ramassés depuis huit à dix jours.
Dans le cas d’incubation artificielle, on fait usage d’appareils appelés couveuses artificielles (v. couveuse) dans lesquels la température, l’aération et le degré hygrométrique doivent faire l’objet d’une surveillance continuelle. Il faut remuer régulièrement les œufs, et pratiquer, le cinquième et le quinzième jour, un mirage destiné à éliminer les œufs mauvais. Au sortir de l'œuf, les jeunes sont placés dans des éleveuses (dites aussi mères artificielles) où ils se sèchent, et qui sont généralement entourées de petite parquets où la nourriture leur est distribuée méthodiquement.
Incubation des œufs de poisson (v. pisciculture), des œufs de ver à soie (v. sériciculture).
— Méd. Toutes les maladies ont une période d'incubation : quelques jours pour la pneumonie, un à huit jours pour l'érysipèle, quatre à huit jours pour la scarlatine et la rougeole, six à quinze jours pour la variole, vingt-cinq à quarante-cinq jours pour la syphilis.
incube n. m. (lat. incubus). Sorte de démon masculin, qui, dans les superstitions du moyen âge. abuse des femmes pendant leur sommeil. (Le démon féminin était dit succube.) Adjectiv. : esprit incube. incuber [bé] v. a. Opérer l'incubation de. incuisable [za-ble] adj. Qu’on ne peut cuire, inculcation [si-on] n. f. Action d'inculquer, inculpabilitë n. f." Absence de culpabilité, inculpable adj. Que l’on peut inculper, inculpation si-on\ n. f. Action d’attribuer une faute à quelqu’un : accusé arreté sous l'inculpation d'assassinat. Ant. Disculpation.
INC
quelque devant les
inculpé, e n. Personne accusée de faute, et spécialem., personne traduite de
ti ‘1^ Dr. Si l’inculpé est renvoyé devant la
cour d'assises, on le qualifie d'accu.sç. S il est renvoyé devant les tribunaul correctionnels ou de simple police, on le qualifie de prévenu.
inculper Ipél v. a. (lat. incidpare; ie in. dans, et culpa, faute). Accuser quelqu un d une taute . liazaine fut inculpé de haute trahison. A^T. Des culper. „ . . ,
inculquant [/icm], e adj. Qui inculque.
inculQUer Iké] v. a. (du lat. inculcare, de in, sur, et calcare, bouler aux
chose dans l’esprit de quelqu un a force de la lepètei.
inculte adj. (lat. incultus). Qui n’^t point cultivé : laisser une terre inculte- Pij. Peu soigne . barbe inculte. Sans culture intellectuelle ou luoiale . esprit, nature inculte. Ant. Cultive.
incultivable adj. Qui ne peut etre cultivé.
Ant Cultivable.
incultivé, e adj. Qui nest pas cultivé. Ant.
Cultivé. ,,, i J
inculture n. f. Absence de culture. Etat de ce qui est inculte. (Peu us.) Ant. Culture.
incunable adj. (du lat. încunabuluni, berceau).
Se dit des ouvrages qui datent de l’origine de 1 imprimerie et qui sont antérieurs a 1 année loM- N- m. . les incunables sont lapassion des ^^^^'-^'Putles- — Encycl. On distingue ; 1° les incunables tabellaires ou xylographiques,
planches de bois d une seule piece, pai ex la DibU des Pauvres: 2» les incunables typographiques, composés en caractères mobiles, d'abord en bois, puis en métal, par ex. la Bible Mazarine.
incurabilité n. f. Etat de ce qui est incurable. Ant. Curabilité.
incurable adj. Qui ne peut être guén, en parlant d'un mal ou d’une maladie : la tuberculose nest pas incurable. Fig. ; vice incurable. N. ; l assistance aux incurables, aux indigents est une charge publique. N. m. pi. Hôpital d’incurables ; entrer aux Incurables. Ant. Curable.
Incurables (hospice des). En 1634, le cardinal de La Rochefoucauld fit construire rue de Sevres un hospice pour les incurables. Depuis 1869, les incurables sont installés à Ivry, et 1 hôpital Laennec occupe remplacement de leur ancien hospice de la rue de Sèvres.
incurablement [mani adv. D une manière incurable : être incurablement paresseux.
incurie [rfl n. f. (lat. incuria ; du préf. in, et lat. cura, soin). Défaut de soin, négligence : incurie administrative. .
incurieusement [ze-man] adv. Dune manière incurieuse. Ant. Curieusement. . , ,
incurieux, euse [ri-eû, eu-ze] adj. Qui nest pas curieux. Ant. Curieux.
incuriosité [zi-té\ n. f. insouciance d’apprendre ce qu’on ignore. CVx.) Ant. Curiosité.
incursif, ive adj. Qui constitue une incursion, incursion n. f. (lat. ineursio; de in, dans, et currere, courir). Invasion de gens de guerre en pays ennemi : la Gaule fut désolée par les incursions des Normands. Voyage que l’on fait dans WS par curiosité. Fig. Travaux que l’on fait en dehors de sa spécialité habituelle : faire une incursion dans le domaine de l’art. Ant. Excursion.
incurvabilité n. f. Qualité de ce qui est incurvable.
incurvable adj. Qui peut s’incurver, incurvation [si-on] n. f. Action d incurver. Etat de ce qui est incurvé.
incurver rué] v. a. (du lat. incurvus, courbé). Courber de dehors en dedans. Adj. Bcrt. Qui a des feuilles incurvées.
incuSÇ [ku-ze] adj. et n. f. (lat. incusa). Se dit
d’une médaille qui, par un vice de fabrication, so trouve gravée en cre>xx, au lieu de 1 etre en reliet.
indaconitine n. f. Alcaloïde extrait de la racine d'une variété d’aconit que l’on trouve dans rinde.
indamines n. f. pl. Nom générique de matières colorantes ne présentant pas d intérêt technique et qui se forment dans loxvdation d un mélange de paradiamines et de monoamines.
indantlirènes n. m. pl. Nom générique de plusieurs matières colorantes bleues que 1 on obtient en traitant une amino-anthraquinone par la soude caustique à chaud. S. un indanthrene.
inde n. m. couleur bleue extraite des feuilles de l'indigotier. Inde ou bois d'Inde, bois de campéche.
Inde, vaste péninsule de l’Asie méridionale, divisée par le Gange en deux grandes régions : Inde cisgangétique ou Hindoustan (v. ce mot), et transgangétique, appelée plus couramment Indochine. V. ce mot. . ...
I. Géographie. L’Inde cisgangétique est separce du Tibet par les monts Himalaya, au pied desquels circulent en de larges vallées déprimées, au travers du Pendjab, de l'Oude et du Bengale, le Gange et rindus ; elle est sillonnée par le mont Vindliya et les allâtes ; elle est arrosée par le Brahmapoutra, le Gange et ses affluents, le Sind ou Indus. La partie centrale de la péninsule, qui est un haut plateau granitique et volcanique, porte le nom de Deccan ; fe Radjpoulana, le Bérar, le Mysore, eic., en sont les régions principales. Climat très chaud, particulièrement sur les côtes, alternances régulières de la mousson sèche et de la mousson pluvieuse. L Inde, dont les ressources économiques sont aussi variées que considérables (riz, céréales, graines oléagineuses épices, jute, coton, tabac, thé, bois prcdieux, nombreux gisements métallifères, pierres rares, etc.), appartient pour la plus grande partie à l’Angleterre, niais le Portugal et la France y ont aussi quelques élablissemeiits. (Hab. Hindous ou Indous, Indiens.)
Au point de vue ethnologique, l'Inde comprend les tvnes les plus divers, descendant des Aepritos nègres de' petite taiUe). des Dravidiens, des Kolariens des Mongols, et surtout des Aryens (race blanche) etc., qui ont successivement occupé le pays. Le brahmanisme, le bouddhisme, le parsisme et 1 islam sont les religions dominantes.
L’Inde anglaise ou empire des Indes comprend un certain nombre de provinces directeiucnt administrées et d’assez noiubreux Etats indigènes tributaires et protégés (Boutan, Nizani, Mysore Baroda etc.). En y ajoutant la Birmanie (Indochine) et les prutoctorats arabes et Socotora, dépendances d'Aden, les possessions anglaises de 1 Inde comprennent 4.844.670 kil. earr. et
Népauï forme encore un Etat indépendant de
l’Angleterre. , ,
Les Indes portugaises comprennent les territoires de Goa. de Damao et de Biu; b. 807 kil. carr. ; 648.000 h.
L'Inde française ou etablissements français DANS l’Inde [Pondichéry, Chandernagor, lanaon, Karikal, MaÙ) a 513 kil. carr. et2C8.000 h. L administration en est confiée à un gouverneur assiste d un conseil privé et d un conseil général. Une cour d appel siège à Pondichéry. j •
Les établissements français dans 1 Inde, qui sont représentés au Parlement métropolitain par un député et par un sénateur, sont dotés dun conseil général et en outre d'un conseil local par etablisieineut. Les aidées ou villages sont groupées en communes avec des conseils municipaux. Les indigènes non renonçants à leur nationalité restent soumis aux coutumes du droit hindou. H y a une cour d'appel à Pondichéry, trois tribunaux de ire instance à Pondichéry, Karikal, Chandernagor, etc. L'instruction publique est donnée dans un collège d'enseignement secondaire et dans des écoles primaires. Les brevets de 1 enseignement primaire et le diplôme de bachelier peuvent etre
obtenus sur place. ,, , ,
II. Histoire. A une époque très reculée, les Aryas, cantonnés dans le voisinage du plateau de l amir, émigrèrent et se dirigèrent les uns vers le plateau de l'Iran iraniens), les autres dans la vallee de l’Indus (Indous), où ils vainquirent les Dasyous. Alors commença la première période de I histoiie de l’Inde, dite période védique, parce quelle nous est connue par les hymnes du Rig-'Véda, et a laquelle succéda la période brahmanique. Le formalisme excessif et stérile des brahmanes amena une reaction, qui aboutit au triomphe du bouddhisme (iv® s. av. J.-C.). Darius, roi de Perse, avait fait du pays entre le Paropamisus et l’Indus une satrapie de son empire. A leur tour, les armées d’Alexandre assurèrent aux Grecs la domination de l'Inde ; mais, apres la
A la nu uu «.i*. o. w., a r
plusieurs poussées de peuples asiatiques venus du Nord, et partagée en plusieurs Etats. Elle tomba ensuite au pouvoir des Arabes (vu® s.), qui furent supplantés par les Afghans (xn® s.), puis par les Mongols de Tamerlan (xiv® s.), qui fondèrent limportante dynastie des Babérides, puissante pendant trois siècles. Mais bientôt la colonisation européenne prit l'Inde pour objectif. Au xv® s les Portugais s'étaient établis dans 1 Inde ; ils y furent sui vis par les Hollandais, les Français ÿ les Anglais. Ces derniers, malgré les efforts de Dupleix, de La Bourdonnais, de Lally-TolleiidaU, restèrent eu fin de compte maîtres de presque toute la péninsule que gouverna la Compagnie des Indes. Mais a la suite de la lerrible révolte des cipayes qu elle eut à réprimer en 1857, la compagnie céda tous ses droits à la Couronne, et 1 Inde fut depuis lors administrée par un vice-roi. En 1877, la reine Victoria fut solennellement proclamée impératrice des Indes. La Birmanie a été, en 1886, annexée a l'Inde, ainsi que le Beloutchistan en 1b87. En 1311' le sièt'e du gouvernement fut transféré de Calcutta à Delhi, ancienne capitale. Une nouvelle Constitution entra en vigueur en 1920, instituant un essai de o-ouvernement parlementaire. C’est un premier pas vers le self-government, instamment reclame par les nationalistes hindous. ■
Les populations de l'Inde anglaise ont participe, comme celles de toutes les autres parties de 1 Empire britannique, à la Grande Guerre ; elles ont contribué à la défense de l'Egypte et a la conquête de la Syrie et ont constitué la partie, principale do 1 armée de Mésopotamie. Des troupes indiennes sont venues combattre jusqu’en France. Avant la Grande Guerre déjà, un mouvement nationaliste travaillait les peuples de TInde ; ce mouvement, qui s était manifesté naguère de différentes manières, a pns une ampleur très grande en 1920 sous la double influence des bolchevisles russes et des rausulmaiis mécontents du sort réservé par les Alliés à la Turquie. Certaines fautes commises parles Anglais (rnassacre d'Amritsarau Pendjab en 1910) ont encore ajouté au mécontentement et amené un début de lutte ouverte, mais pacifique, entre les Hindous diriges par Grandhi et les musulmans de l'Inde. Aussi le ma.laise est o-rand. Néanmoins, les Anglais donnent a 1 Inde un régime de plus en plus libéral et commencent meme
à la doter d'institutions parlementaires.
ni. Religions. A côté des cultes autochtones et dravidiens, qui sont encore représentés aujourd hui dans quelques districts. l'Inde ancienne a eu une religion nationale appelée védisme, du nom de ses livres sacrés, les Védas ; c’était une croyance naturaliste, ayant pour dieux : Dyôs, Aditi. Agni, Sonia Indra, Varouna, etc. Au védisme succéda le brahmanisme, évolution philosophique et ntuanste du précédent, qui institua les castes et donna a la religion une forme nettement polythéiste. Enfin, par une évolution nouvelle, se produisit ce polythéisme panthéiste que l'on nomme hindouisme, qui constitue la religion de la grande masse du peuple indien. L'Inde a encore des religions étrangères, comme le djaïnisme, qui n'a plus qu'un million de sectateurs ; le bouddhisme, doctrine philosoijhique qui après avoir dominé dans l'Inde du ii® siècle av.'j.-C.aii v® siècle apr. J.-C., n'y a plus de fideles qu'à Ccylan ; le parsisme, appelé encore zoroastrisnie ou mazdéisme, apporté par les l’ersans et dont le centre est à Bombay ; l'islamisme, qui compte environ 60 millions d'adhérents ; le c/irislinnisme, pratiqué par un million et demi d'Européens.
IV. Langues. On divise les langues parlées actuellement dans l'Inde en trois grands groupes il" les langues aryennes, comprenant le sanscrit, langue littéraire et religieuse ; le pràkrit ou plutôt les langues pràkritiques, anciens idiomes populaires ; puis les dialectes vulgaires de l'Inde moderne ; l'hindoui, l'hindoustani ou ourdou, le pandgabi, le shidhi. le gujarati, le maharatli. le bengali, etc. : 2® les langues dravidiennes, dont les principales sont
IND
le tamoul, le télougou, lé kanara. le malayâla, le
îuuàüu ; 3» les langues /lOiarioines.
V. Littérature et beaux-arts. Au début, on trouve les recueils des Védas, contenant les hymnes et les formules du rituel du culte brahmanique ; a leur suite, les traités de métaphysique et les dissertations graiiiiiiaticales. Le sanscrit prodmt ensuite deux belles épopées, le Mahabarata et le Ramayana de Valmikl. Viennent ensuite les Pouranas, qui, à l'origine, traitaient de la création et de îa destruction des mondes, et devinrent par la suite des recueils de contes édifiants et de méditations. Tout un groupe d'érudits se présente à la suite de Panini, le grand grammairien ; Katyayana et Patanjali posent les principes de la langue. On voit alors apparaître des écrivains de premier ordre ; Calidasa, l'auteur de Cakountala ; Soudraka, l'auteur du Chariot de terre cuite, et des recueils de fables comme le Paaichatantra et VHitopadésa. La philosophie indienne comprend six grands systèmes ; le bamkhya, ae Kapila ; le Yoga, de Paiaiijali ; le Nyaya. dç Gotama ; le Vaiséchika, de Kanada ; enfin le V edanta, de Vvasa Badarayana et de Sankara. Les recueils de lois illharma Suslras) représentent 1 organisation de l’idéal social brahmanique : les lois de Manou sont les plus anciennes.
Le bouddhisme apporte sa contribution a la littérature sanscrite. Puis vinrent les littérateurs prakritiques, et enfin la littérature des divers dialectes populaires parmi lesquels ce sont Ihindoui et le bengali qui ont produit les œuvres les plus nombreuses et les plus remarquables. En dernier lieu, il convient de signaler le développement de letude de l'anglais parmi les natifs. , -
Beaux-arts. (V. Hindou.çtan). L Inde garde dans ses monuments le souvenir des races et des religions qui tour à tour l'ont dominée, tout en conservant ses caractères propres : la richesse des détails et 1 adresse de l’exécution. De l'antique architecture en bois.iln arien subsisté. L'architecture bouddhique subit 1 influence de l'art hellénique et de l'art persan : elle a produit des piliers, des stoupas, des lieux de prières, des monastères. Le djaïnisme fournit de nouvelles formes à l'art décoratif. Il faut distinguer le style dravidien, le style établi par la dynastie Chaloukya, et le style septentrional, sans oublier le style musulman particulier à l’Inde, qui s'est surtout développé SOUS la dynastie mongole. L histoire ^6 la sculpture ne commence vraiment qu'avec le bouddhisme ; apres avoir subi l’influence gréco-bactrienne, cet art aboutit à une fantaisie délirante, qui niultiplia les bras, les jambes, les têtes, et chercha a frapper par l’abondance des détails. De riches peintures devaient décorer les palais, mais les spécimens qui en subsistent sont assez rares. Lart pictural indien ne se retrouve que dans les miniatures des mamusents. Les arts industriels : joaillerie, tissus, rnobilier, ont été cultivés dans TInde avec une habilete qui les a rendus fameux dans le monde entier.
Indes (mer des). V. Indien (océan).
Inde Française, v. Inde.
Inde Portugaise, v. Inde. .
Indes Néerlandaises ou Indes Orientales, nom sous lequel on désigne les colonies hollandaises de TAsie sud-orientale; 1.896.000 kil. carr. ;
47 miUions d’h.
Indes Occidentales, nom donné tout dabord à l’Amérique, parce que Christophe Colomb, en y abordant, trompé par l'idée trop faible qu il se faisait des dimensions de la terre, s imagina dabord n'avoir découvert qu'un prolongement de 1 Inde.
Indes (Compagnie française des), fondée par la fusion, en 1719 , de la fameuse,
Compagnie d'Oecident, de Law, avec l'ancienne Compagnie des Indes orientales, organisée par Colbert. Elle lutta souvent avec bonheur, avec Dupleix et La Bourdonnais, contre les Anglais dans TInde mais, mal soutenue par le gouvernement français, elle dut se dissoudre en 1770. Ce fut la dernière compagnie privilégiée de Tan- 1 cien régime.
Indes (Compagnie des), nonri donné à la compagnie anglaise qui a fait la conquête presque entière de T Hindoustan. Elle avait été fon- Ordre de l’Empire dée à Londres en 1599. des Indes,
Indes (ordre de l'Empire des). ,, , , .
ordre britannique de chevalerie, londé le l®r janvier 1878 par la reine 'Victoria, remanié en 1886 et 1887. Une seule classe de chevaliers ; ruban pourpre (porté en sautoir).
Indes (ordre de VEtoile des).