V. pr. : Tourane
Qui-Nhon, Quang- Ngaï, Bin-Thoiian,
Bin-Dinh. Les pro- V inc es méridionales qui forment la Cochinchine en ont été détachées en 1862 et en 18G7. (V. Cociii.nchine.; Depuis 1883, TAnnam, de même que le Tonkin, est sous le protectorat de la France, mais a conservé son empereur et ses mandarins. (Y. la carte Indochine.)
Annamite [an'-na], habitant ou originaire de TAnnam : les Annamites. Adjoctiv. : tirailleur annamite.
Annapes, comm. du dép, du Nord, arr. et à f3 kil.de Lille, sur la Marcq; 2.960 h. (en 1914).
Ch. de f. N.
Annapolîs [a7i'-na-po-liss], ville des Etats-Unis; cap. de TEtat de Mai’yland, sur la Severn, tributaire de la baie de Chesapeake ; 7.600 h. Ecole navale.
Annat (François), jésuite,
Confesseur 'de Louis XIV, né à Rodez, m. à Paris (1590-1670).
Il se signala par son hostilité violente conti'e Port-Royal.
annate n. f. (bas
lat. annata). Redevance équivalente à une yiinée de revenu que payaient âu saint-siège ceux qui étaient pourvus d'un bénéfice.
— Kncycl. On constate Texistonce dos annates dès le xiiie siècle. Sous Honifacc IX, elles devinrent un i.npét régulier et gé- Tirailleur annamite, lierai. La Pragmatique sanction de Bourges Ii3«; les repoussa. Le concordat de Bologne, entre François et Léon X, rétablit le droit d'annate au profit du pape ;151li). Elles furent abolies par TAsseinblée constituante (1789).
. Annay, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 21 kil. de Bétbuile; ch. de f. N.; 2.430 h. (en 1914). Houille.
Anne )sainte), épouse de saint Joachim, et mère de la sainte Vierge. Patronne des menuisiers, tourneurs, etc, F'éte le 26 juillet.
Anne (ordre de Sainte-';, ordre de cjievalerie russe, institué en 1735 par le duo de llolstein Gottorp , Charles-Frédéric. C'est Tordre russe qui est habituellement conféré aux étrangers. Ruban rouge, bordé de jaune.
Anne (ordre de Sainte-), nom de deux ordres de chevalerie bavarois : le premier, ordre de Sainte -Anne de Wurtzhourtj , institué en 1714 en faveur des dames nobles et catholiques iruban violet à double liséré blanc); le second, ordre de Sainte- Anne de Munich, créé en 1784, a été calqué sur le précédent T'uban bien clair bordé de deux raies, blanche et jaune).
Anne ila Légende de .«(mte), triptyque de ordie . Quentin Metsys (Bru.xelles). (
Anne Sainte), la Vierge et l'Enfant Jésus, tableau de Léonard' de Vinci (Louvre) ; figures charmantes, exprimant la grâce et la douceur (v. p. 78).
Anne, sœur de la femme de Barbe-Iileue, dans les contes de Perrault. Barbe-Iileue, ayant résolu dé tuer sa femme, ne lui accorde que quelques minutes pour se recommander à Dieu. Ce temps écoulé, il lui crie à plusieurs reprises : « Descendez bien vite, ou je vais monter b'i-baut. » C'est alors que la malheureuse, qui a envoyé chercher ses frères, demande à sa sœur, montée sur le haut d une tour :
' Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir? — Je ne vois rien, répond d'abord celle-ci. que le soleil qui -poudroie et Therbe qui verdoie. .> D'où l'allusion
Anne d’AuLriche«
.Anne de Beaujeu.
que Ton fait quand on attend vainement : Je suis comme sœur Anne, je ne cois rien ce^iir.
Anne Comnène. v. comnène.
Anne d’Autriche, fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche. Elle épousa Louis XIII, en 1615, et fut régente pendant la minorité de Louis XIV,
-son fils. Elle fut, du vivant de son mari,
Tadversaire de Richelieu. Après la mort de Louis XIII, elle gouverna avec le concours de Mazariii, à qui elle accorda un empire absolu, et qu'elle épousa, dit-on, secrètement. Elle fit bâtir ■
Téglise du Val-de-Urâce ;
m. â Paris 1^1601-1666).
Anne de France
oif de Beaujeu, iiiie aînée de Louis XI et de (’harlotte de Savoie, et « la moins folle femme de France », disait son père. Elle gouverna, comme régente, avec énergie et habileté, pendant la minorité de Charles VIII, son jeune frère. La réunion des PUats généraux de 1484 et la répi'cssion, à la bataille de Saint- Aubin-du-Cormier, d'une révolte des grands (la guerre folle), furent les principaux événements de sa régence ; m.
au château de Chantelle (Allier). Sa fille Suzanne épousa le connétable de Bourbon il462-lo22).
Anne de Boleyn
[lèn'], reine d'Angleterre, seconde femme de Henri VIII, qui, pour Tépouser, divorça d'avec Catherine d'Aragon, dont Anne était demoiselle d'honneur. Elle fut supplantée à son tour par Jane .Seymour, qui la fit accuser de trahison et d'adultère. Anne, condamnée à mort, fut décapitée dans la tour de Londres. Elle fut la mère de la reine Elisabeth, l'ennemie de Marie Stuart (1.507-1536).
Anne de Bretagne,
fille de François II, duc de Bretagne et de Marguerite de Foix, née à Nantes, m. à Blois (1477-1514); femme de Charles VIII (1491), puis de Louis XII (1499). Elle apporta’en dot la Bretagne à la France.
Anne de Clèves, fliie du duc Jean III de Clèves, reine d'Angleterre, quatrième femme de Henri VIII, qui Tépousa en 1540, pour divorcer quelques mois après ; m. en 1557. Son portrait. par Ilolbein, est au Louvre.
Anne de Russie, reine de Fi-ance, fille de laroslav, grand-duc de Russie. Elle épousa en 1051 le roi Henri 1er et fut mère de Philippe 1er ; m. après 1075.
Anne Stuart [stu-aT\ reine d’Angleterre, fille de Jacques II (1665-1714). Mariée au prince Georges de Danemark , elle épousa la cause de Guillaume d'Orange, à qui elle succéda sur le trône d'Angleterre (1702). Elle lutta contre Louis XIV, conquit Gibraltar et réunit l’Ecosse à l'Angleterre. Pille essaya en vain, avant de mourir, do rouvrir le trône aux Stuarts. George 1er de Hanovre lui succéda.
anneau [a-7iô]
n. m. (lat. unnelhis).
Cercle de matière dure, auquel on attache quelque chose : les anneaux d'une chaîne. Bague : aiini^au de 7nariage. (V. BAGUE.) Fig. Ce dont la forme rappelle un anneau : les uiiiîraux d'i<7ie chevelure. Agi*ès de gym¬
Aiino de Q
Anne Stuart.
ainte-Anne Ordre de Sainte-Anne aie). {NVurlïbourg),
Ordre de Salnle-Anne (Munich).
nastique composés de deux cercles métalliques terminant deux cordes suspendues au portique. \ . gymnastique. Anneau pastoral, anneau d’or orné d'une pierre précieuse non gravée, que portent les évêques. Astr.
Anneau de Saturne, v. Saturne.
Créom. A7ineau sphérique, solide engendré par la révolution d'un segment de cercle autour d’un diamètre du cercle sur lequel il est tracé (ce dia- Anneau mètre ne traversant pas le segment .
.Inncrtu nasal, appareil de contention servant à maitriser les taureaux. Physiq. .Anneaux colorés^
ANN
ANN
nom qu» l'on donne à de vives colorations que présentent tous les corps diaphanes solides , liquides ou gazeux, lorsqu ils sont réduits en lames très minoes. Zool. Se dit de pièces qui forment par leur réunion la partie extérieure du corps de certains animaux, tels que les vers, les arthropodes, cto. (On dit auj. zonile, segment, méride.)
Encycl. L’usage des anneaux portés aux doigts
remonte à la plus haute antiquité. Il existait chez les Hébreux. Les Egyptiens, les Grecs et les Ro-' mains en ont laissé un grand nombre ; c'étaient de véritables sceaux, qui servaient à sceller des actes importants et constituaient une marque de propriété et d'autorité. A Rome, au temps d'Auguste, les sénateurs et les chevaliers poi-taient l'anneau d'or.
Anneau du Nibelung (f) ou la Tétralogie, drame lyrique en quatre parties (l'Or du Ithin, la Walkyrie, Siegfried et te Crépuscule des dieux), de Wagner (1876) ; vaste et belle tétralogie, inspirée du poème épique die Nibelungen. V. Nibelungen.
Anneau d’améthyste (/’) , roman d'Analole Erance. V. Histoire contempor.mnk.
Annebaut ia-ne-bà] (Claude d’), maréchal et amiral de P'rance. Il défendit avec succès Turin contre Charles-yuint ; m. à La Fère en 1552.
Annecy [a-nej, ch.-l. du dép. de la Haute Savoie, sur le tac d'Annecy ; ch. de f. l'.-L.-M. ; à 622 kil.
de Paris ,; 15.000 h, (Annécieus,. Evêché ; tribunal de i" instance. Filatures, tanneries, papeteries. Patrie d'Eustache Chapuis ; aux environs sont nés saint François de Sales et le chimiste Ilerthollet. — L'arr.a 7 cant.,
99 comm. et 78.400 h. ; le cant. Nord, 24 comm. et 21.590 h. ; le cant. Sud 18 comm. et 13.550 h. — Le lac d'Annecy, à 446 m. d’altitude, a 13 kil. de long sur
Armes d’Anneev.
3 kil. 300 m. de large. Sa profondeur moyenne est de 30 m.
Annecy-le-VieUX, comm. de la llaute- Savoie. arr. et à 3 kil. d'Annecy ; i.220 h. Fonderie de cloches. Patrie du cardinal d'Ostie, président du concile de Constance.
année [n-nè) n. f. (lat. anniis). An ; temps que met la terre à faire sa révolution autour du soleil : l'année se compose de 3tiô jours un quart. Période de 12 mois, du l” janvier au 31 décembre. Période de 12 mois en général.
De 8 moments les heures sont nées,
Kt les heures forment des jours,
Kt les jdursTormeiit des années
Duut le siècle grossit son coure. (r..\MARTtNB).
Bonn» année, souhait de prospérité au commencement de chaque an nouveau. Année scolaire, temps qui s'écoule entre l’ouverture des classes et les vacances. Année civile, année de 365 jours, telle qu’on la considère, couramment. Année solaire, durée d’une révolution complète de la terre autour du soleil. Année bissextile, année de 366 jours.
— Excycl. L’année est la même chez presque tous les peuples de l'Europe. Les Russes et les Grecs seuls ont conservé le calendrier Julien, ce qui établit entre eux et nous une différence de 13 jours ; en sorte que leur année commence le 14 janvier de la nôtre. Celle des Turcs est plus défectueuse encore, puisqu'elle se compose de douze mois lunaires, alternativement de 29 et de 30 jours. L’époque du commencement de l'année a varié chez tous les peuples ; les Egyptiens, les Chaldéens, les Perses, etc., la commençaient à Téquinoxe d'automne (21 septembre). d'autres au solstice d'hiver, d'autres enfin au solstice d'été. En France, à Tavènement de Charles IX. elle commençait à Pâques. Un édit de ce roi, en 1564. ordonna que Tannée commencerait le If janvier, date purement civile. Sous le gouvernement républicain de 1792, Tannée commençait à Téquinoxe d'automne, qui se trouvait être le 22 septembre 1792. V. MOIS, CALENDRIER.
Année littéraire (T), recueil périodique publié par Freron contre les novateurs du xviii' siècle. Cette feuille, souvent partiale, raillée par Voltaire, renferme pourtant de bons articles de critique (1754-1776).
Année terrible (T), par V. Hugo; poèmes écrits sous l'impression des événements de 1870-1871, et où Ton voit se dérouler les jiages héroïques ou sinistres de cette période de notre histoire (1872).
Airneessens (François), artisan belge, simple tourneur de chaises, né à Bruxelles; un des héros du soulèvement national de 1717, condamné à mort et exécuté (1660-1719).
annelé, 6 [a-ne’ adj. Zool, Disposé en anneaux. N. m. pl. Un des embranchements du règne animal, comprenant les arthropodes et les vers. S. un annelé.
annelor [a-ne-lé] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette ; j'annelle, nous annellerons.) Disposer en anneaux, en boucles, en parlant des cheveux.
annelet [a-ne-/é; n. m. Petit anneau. Petit filet qui entoure les chapiteaux doriques. Bios. Petit anneau qui figure toujours en nombre sur Técu.
annélides [an'-né] n. m. pl. Division des annelés, comprenant ceux qui sont segmentés et qui ont des vaisseaux sanguins. S. un annélide.
— Encycl. Les annélides vivent tantôt enfoncés dans la terre humide (lombrics), tantôt dans les eaux douces (sangsues), tantôt enfin dans les eaux salées iaptiroditeSi. Les uns sont sédentaires et se fixent dans les pierres, où ils creusent des cavités, dans les coquillages ou les interstices des madrépores ; d'autres sont errants et vagabonds. On les divise en hirudinées et chétopodes (oligochètes et polychètes). V. la planche mollusques.
atinelure [a-ne' n. f. Disposition de la chevelure en anneaux, en boucles.
Annemasse [a-ne), ch.-l. de c. (Ilaute-Savoie;, arr. et à 15 kilom. de Saint-Julien, près de TArve ; 3.(150 h. Ch, de f. P.-L.-M. — Le cant. a 14 comm. et 11.620 h.
Annen, bourg de Prusse (prov. de Westphalie : 12.200 h. Verreries ; houille.
Annenkov ( Michel -Nicolaîevitch'. général russe, né et m. à Saint-Pétersbourg 1838-1899 ; il
a attaché son nom à la construction du chemin de fer transcasiùeii, inauguré en 1887.
Aimoquin. comm. du dép. du Pas-de-Calais, arr. et à 7 kil, de Béthune: 1.730 h. en 191 i .
annexe [an'-ni-k-sr] adj. 'du lat. annexus. attaché à;. Se dit de ce qui est relié à une chose principale ; école annc.re. N. f. : les paupières, tes cils sont les amiexes de l'a-il.
annexé 'an-nik-se. e n. Se dit des h.abitants d'un pays annexé, qui continuent à l'habiter. Adjectiv. ; pays anne.Té.
annexer [an'-nék-sé] v. a. Joindre, attacher ; Louis XI annexa la Bourgogne à ses Etats ,1482;.
annexion nn -nèk si-on, n. f. Action d'annexer : son résultat : grossir un dossier par des annexions.
annexionnisme 'an'-7ièk-si-o-nis-rne' o\i annextonistne n. m. Théorie qui préconise Tannexion d'un territoire, des petits Etats aux grands Fltats voisins.
annexionniste [an-nèk-si-o-nis-te] ou annexioniste adj. et n. Partisan de Tannexionnisine ; qui concerne cette théorie.
Anneyron, comm. de la Drôme, arr. de Va lence. sur le ruisseau de TArgentelle ; 2.590 h.
Annezin [a-we), comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 2 kil. de Béthune; 2.020 h. Sable.
Annibal ou Hannibal, fameux général carthaginois, fils d'Amilcar Barca, né à Carthage, ni. en Bithynie. Après avoir pris Sagonte, alliée des Romains, il traversa l'Espagne, le sud de la Gaule, franchit les Alpes au mont Genevre. battit les Romains au Tessin et à la Trébie {2I8\ à Trasimène (217), à Cannes (216,. s'empara de t'apoue. où il passa l'hiver ; mais, ne recevant pas de secours de Carthage, il dut, après la défaite de son frère Asdrubal au Métaure (207). repasser en Afrique pour défendre sa patrie menacée par les Romains. H fut vaincu à Zama.
par Scipion l'Africain ( 202 .
Après sa défaite, il se réfugia chez Antiochus, roi^ d’Ephèse, puis chez Prusias, roi de Bithynie. Apprenant que son hôte voulait le livrer aux Romains, il se donna la mort avec du poison qu'il portait toujours sur lui dans un anneau (247-183 av. J.-C.i. Annibal n'avait que neuf ans lorsque, voyant son père, l'illustre Amilcar Barca, aller au temple pour offrir un et leur demander de lui être la guerre qu'il allait porter en son cou et le conjura' de l'emmener avec lui. Vaincu par les caresses de son fils, en qui il voyait déjà un futur héros, Amilcar le prit entre ses bras, et, arrivé dans le temple, il lui fit jurer une haine éternelle aux Romains. Ce serment d'Annibal enfant est fré-
Annibal.
sacrifice aux dieux favorables pendant Espagne, il se jeta à
anno Domini, mots lat. signif. l an du Seigneur, et qu'on abrège généralement A. 1).
anno ætatis suæ, nmt.s lat. signif. Bans l année de son âge. formule tumulaire, que Ton fait suivre du chiffre d'années atteint par la personne décédée.
Amiœuliill, comm. du dép. du Nord, arr. et à 17 kil. de Lille, près de la Deule canalisée; 5.290 h. (en 1914i. Ch.de f. N. Briqueteries, houilles.
annonaire [an’-no-né-re( adj. de annoné . Qui a rapport à la récolte du blé, à l'approvisionnement.
Annonay [mf-rio-nc), ch.-l. de c. (Ardèche,, arr. et à 34 kilom. de Tournon, sur la Cance; 16.660 h. (Annonrens). Ch. de f. P.-L,-M. Papeteries, soieries, mégisseries, tanneries. Patrie des frères Montgolficr. — Le cant. a 14 comm. et 29.100 h.
annonce [a-non-se] n. f. (subst. verb. de annoncer). Avis d'un fait supposé, ignoré : l'annonce dune victoire. Avis verbal, écrit ou imprimé, donné au public ; annonce au prône ; annonces judiciaires. Signe, indice : en hiver, uneétévalion soudaine de ta colonne îhermornétrigue est souvent une annonce de neige.
annoncer [a-non-sf^ v. a. (du préf. ad. et du lat. nuntiare, annoncer. — Prend une cédille sous le c devant a et O ; il annonça, nous annowons. F'aire savoir, apprendre: annoncer une nouvelle à un ami. Publier : annoncer une vente. Prévenir de l'arrivée, de la présence de quelqu’un : annoiicer un visiteur. Manifester, proclamer : mille progrès annoncent le triomphe de la science. Prédire, présager : annoncer un» éclipse. Prêcher : annoncer l'évangile.
annonceur [a-non] adj. et n. m. Celui qui annonce : annonceur de nouvelles. (Vx.)
annonciade [a-non] n. f. Religieuse de Tune des congrégations placées sous le vocable de T Annonciade. Annonciades de Bourges, congrégation de femmes instituée en 1500 par Jeanne de France, pour honorer le mystère de l'Incarnation. Annonciades célestes ou Filles bleues, congrégation établie à Gênes en 1604 par Marie- Victoire Fornaro, et qui vint s'installer à Paris, rue t'ulture- Sainte-Catherine, en 1622.
Annonciade ( ordre de l' ) , ordre de chevalerie, le plus élevé de l'Italie actuelle, fondé en 1362 par le duc Amédée VI de Savoie e* placé sous l'invocation de la Vierge. La décoration, attachée à une chainette, est portée en sautoir, avec plaque sur le côté gauche. Cette décoration 'est réservée aux souverains et aux grands personnages ; lestitulaires sont traités de cousins par le roi.
annonciateur, tri ce [a-non-sij adj. et n. Se dit de celui, de celle qui annonce.
Annonciation [a-non, si-on] n. f. Message de
L’Annonoiallon, d'après Léonard de Vinci.
quemment rappelé en littérature. On fait encore allusion ; 1» au cri d'alarme que poussèrent les Romains après la bataille de Cannes ; Annibal ad portas! (Annibal est à nos portes !), cri qu'ils faisaient entendre toutes les fois que le péril était imminent; 2" à l'amollissement de son armée dans les délices de Capoue ; 3“ à ces mots que lui adressa son lieutenant Maharbal après la victoire de Cannes, en lui reprochant de ne pas marcher immédiatement sur Rome :
Il Tu sais vaincre, Annibal, mais tu ne sais pas profiter de la victoire, n Dans l'application, ces paroles s'adressent à celui qui ne sait point tirer parti d'un avantage et s’endort sur un succès.
anuillilaiblc [an'-ni-i] adj. Qui peut s'annihiler : la plupart des acta des mineurs so7it ann'ihilables.
anuihilatiou [a^i'-ni-i-la-si-on] n. f. Action d’annihiler; son résultat. Anéantissement: l'annihilation d'un acte.
annihilationnisniC [an'-n i-i-la-si-o-ni.s-me'] ou annihilationisrae n] m. (du lat. ad, à, et nihil, rien). Doctrine qui admet l'anéantissement définitif de Tâme du pécheur impénitent.
aHnibilatiOHaiste [an'-ni-i-ia-si-o-nis-te] ou auuibilationistC adj. et n. Qui professe Tannihilationnisme ; qui concerne cette doctrine.
aunibiler [an-ni-hi-lé] v. a. (du préf. ad, et du lat. nihil, rien). Réduire à rien, anéantir ; annihiler un testament. Ant. Consolider, maintenir.
anniversaire [a-ni-réii-sé-re] adj. (du lat. annus, année, etversus, tourné). Qui rappelle le souvenir d'un événement arrivé à pareil jour une ou plusieurs années aupai'avant : fête anniversaire. N. m. Retour annuel du jour signalé par quelque événement : l'anniversaire d'une victoire. Service religieux qu'on célèbre annuellement pour une personne décédée : fondeè un anniversaire.
— Encycl. La religion, la politique et la famille ont leurs anniversaires. Chez les Juifs, la Pâque rappelait la sortie d’Egypte ; la Pentecôte, la promulgation de la Loi. Chez les chrétiens, Noïd, TFIpiphanie, Pâques, l'Ascension, les Rameaux se rattachent au jour même de Tannée où fut accompli le mystère qu'elles célèbrent. Le calendrier n'est à proprement jiarler qu'une série d'anniversaires. La fête nationale du 14 juillet, rappelant la prise de la Bastille en 1789. est le plus solennel anniversaire de notre histoire nationale contemporaine. Citons encore l'anniversaire de Jeanne d'Arc, célébré le 8 mai, à Orléans ; les anniversaires de Molière, de Corneille et de Racine, qui donnent lieu à des cérémonies annuelles, etc.
Annobon, ile espagnole du golfe de Guinée : 3.000 h. C'apit. San-Anlonio de Praia.
Tange Gabriel à la VierSe pour lui annoncer le mystère de l’Incarnation. Jour où TFlglise célèbre ce mystère (25 mars). Tableau représentant le message de Tange : Murillo a peint plusieurs Annonciations. (V. Tart. suiv.)
Annonciation (représentations de 1’]. tableau de Léonard de Vinci (Florence ; — de Siurillo (Madrid) ; — de Fra Bartolomeo (Louvre) ; — de Lorenzo di Credi (Florence) [v. p. 78) ; — Volet gauche du célèbre triptyque de Stéphane Lochner (cathédrale de Cologne).
anilOIlcior [a-?ion-.iîi'-é] adj. et n. m. Celui qui est chargé des annonces dans les journaux.
annone [an'-no-ne] n. f. (lat. annonal. Autrefois, à Rome, approvisionnement en céréales pour un an. Service public qui, dans la Rome ancienne, était chargé d'assurer l’approvisionnement en blé de la ville.
Annot [a-no], ch.-l. de c. (Basses-Alpes' , arr. et à 32 kilom. de Castellane, sur la Vaire. afrt. du Var; 1.480 h. Ch. de f. Draps. — Le cant. a 7 comm. et 3.720 h.
annotateur, trice [an'-no\ adj. et n. Qui annote : un bon annotateur doit être un érudit de premier ordre.
annotatif, ive [an-no] adj. Qui sert d'annotation.
annotation [an'-no-ta-si-on] n. f. Note faite sur un texte pour Téclaircir, l’expliquer, llist. Sous le Bas-Empire, rescrit, diplôme signé de la main de l'empereur.
annoter [an'-no-té] v. a. Faire des remarques explicatives, des notes sur un auteur : Voltaire annota Corneille.
Annoville, comm. de la Manche, arr. et à 12 kilom. de Coutances : 760 h. Bains de mer.
annuaire fan’-nu-é-re) n. m. (du lat. annuus. annuel,. Recueil annuel, contenant le résumé des événements de Tannée précédente et des renseignements statistiques, administratifs, etc., pour Tannée. Sorte d'almanach, indiquant Tétat et le mouvement du personnel de certaines professions : annuaiiê militaire.
ANN